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31/08/2007
Journal de bord Spitzberg : jour 4/12 - dimanche 05/08/2007
Les premiers ours du voyage :
Réveil 7h30. Température 9° ; beau temps.
Le bateau a fait cap au nord pendant la nuit. Nous entrons dans le Woodfjord et descendons aux îles Andoyane, où Gérard, notre chef d'expédition, nous annonce LA nouvelle du jour : de grosses chances d'apercevoir des ours polaires aujourd'hui ! Génial ;o)
Des guetteurs sortent à 8h30 en zodiac pour scruter les parages. A 9h00 bonne nouvelle, plusieurs ours ont été repérés. A 9h30 nous embarquons dans les zodiacs. Nous allons près d'une petite île, où se trouve un premier ours. Nous sommes loin mais déjà les appareils déclenchent à tout va comme si c'était le dernier ours polaire au monde ;o)
L'ours est à 50/100m de nous. Les 5 zodiacs semblent l'ennuyer. Il disparaît de l'autre coté de l'île. Notre pilote de zodiac (l'un des officiers de l'équipage russe) prends l'initiative de contourner rapidement l'île où nous retrouvons notre ours qui se rapproche de nous. Des sternes l'attaquent pour l'éloigner de leurs nids mais l'ours ne s'en soucie pas.


Il s'approche de l'eau, nous regarde, cherche de la nourriture et décide finalement d'aller à l'eau. Il nage sur notre gauche quand je remarque un phoque à 30 m sur notre droite. Le phoque sait que l'ours est là mais il ne risque rien dans l'eau. Nous suivons l'ours de vue, il remonte sur une autre île, déjà attaqué par les sternes. Mais il disparaît à nouveau de l'autre coté. Nous continuons notre route et trouvons un autre ours affairé sur ce qui semble être des restes de phoque.
Il est un peu loin mais il bouge enfin et se rapproche de l'eau. Il descend sur la rive et lui aussi se met à l'eau.

Après avoir observé un iceberg quelques instants non loin de nous, un troisième ours est repéré sur une autre île. Il semble plus coopératif que les autres et nous l'approchons de très très près.
Nous remarquons à sa tache sur le nez qu'il s'agit de notre tout premier ours beaucoup plus calme cette fois-ci...

...mais toujours attaqué par les sternes. Nous l'approchons à environ 15/20 m.

Ça fait déjà 3h que nous sommes sur l'eau. Il est temps de rentrer au bateau pour déjeuner.
Nous allons devoir naviguer un peu pour nous rendre sur notre prochain site de visite. Pour nous détendre les jambes une petite rando est prévue à terre cet après-midi. D'ici l'arrivée au point de chute, j'en profite pour faire une petite sieste.
Nous débarquons à 15h au lieu dit "Texas-Bar", une cabane de trappeur visitable, maintenue en bon état comme si l'on pouvait s'attendre au retour imminent du trappeur (bois de chauffe, bouteille d'alcool à moitié pleine, lit fait...).

3 groupes de rando se forment selon les niveaux : le premier pour atteindre un lac gelé, le deuxième pour atteindre un front glaciaire non loin de la cabane, le dernier pour une balade des moins téméraires le long de la plage. Je choisi le lac gelé. Ma femme part au glacier.
Le lac n'était finalement pas gelé. On se repose après une ascension assez difficile sous un soleil qui "tape" (15° relevé sur le bateau à 16h). Le toubib ne trouve pas mieux que de piquer une tête dans le lac. L'eau est à quelques degrés.

Après le "séchage", nous prenons le chemin du retour et rentrons les derniers au bateau vers 18h30. Pour le dîner une rumeur circule. On parle d'une surprise.
Le bateau fait route vers le Glacier de Monaco où nous allons passer la soirée. La surprise c'est un barbecue qui sera organisé à l'arrière du bateau. D'ici là, le bateau mouille à bonne distance du glacier. Nous nous attardons à plusieurs en haut du bateau pour attendre la chute de gros morceaux de glace (le soleil fait de plus en plus face au glacier, un réchauffement bienvenu).

Un énorme morceau attire notre attention. Nous sommes prêt à shooter. Mais il tient bon. Petit à petit mes acolytes préfèrent aller manger. Je m'obstine à rester. Rien ne se passe. Je cède finalement en me disant qu'il suffira que je parte pour qu'il tombe :o(
Néanmoins pendant le temps du dîner, je garde mon matériel à portée de main. Je mange vite, tendant l'oreille (il y a toujours une "explosion" qui précède une chute) et jetant un oeil régulièrement au glacier.

Vers 21h30, repu, je décide de retourner là-haut. J'ai mon gros sac photo sur l'épaule, je commence à le retirer quand... BANG... explosion ! Mon appareil autour du coup, j'ai à peine le temps de le saisir, l'allumer, (très mal) cadrer et déclencher en rafale, déséquilibré par le poids de mon lourd sac photo pendu à l'avant bras. Mais au moins, j'ai la chute dans la boite ;o)

Le bateau passera la soirée à longer le glacier tranquillement. Nous prenons des photos, nous filmons, nous discutons. Vers minuit le bateau fait demi-tour et quitte le fjord pour une longue nuit de navigation toujours plus au Nord.

A suivre...
30/08/2007
Journal de bord Spitzberg : jour 3/12 - samedi 04/08/2007
Dernière ville et premiers glaciers :
Réveil 7h. Température 10° ; vent nul ; légèrement couvert.
Nous avons navigué toute la nuit. Je m'habille rapidement pour aller jeter un oeil dehors avec mon appareil photo. Surprise : un "premier" iceberg est en vue ; ridiculement petit mais c'est le premier que je vois en vrai, ça compte ;o)
Pendant le petit-déjeuner, Gérard nous explique les consignes pour la descente à terre en zodiac. Nous approchons de notre premier point de chute : la petite ville de Ny-Alesund, dont je vous avais déjà parlé pour ses habitants (essentiellement des scientifiques du monde entier) et la poste la plus septentrionale du globe.

Après un arrêt à la boutique de souvenirs (où j'ai eu quelques déboires avec ma carte bleue) je poste mon courrier et rattrape le groupe qui est déjà en avance pour une petite rando où notre guide Stéphane, géologue de formation, nous explique différentes choses à savoir sur l'Arctique (nature du sol, géologie etc...).

Nous passons devant la stèle d'Amundsen, qui est le premier homme à avoir atteint les 2 pôles (1912 pour le Pôle Sud et 1926 pour le Pôle Nord en partant précisément de cette ville en dirigeable. Le mat d'arrimage est toujours en place).

Nous rentrons ensuite à bord du bateau pour déjeuner. Gérard nous annonce que nous allons cet après-midi faire une sortie au pied du "Glacier du 14 juillet" qui, comme son nom ne l'indique pas, a été découvert un... 12 juillet !!! Avec un peu de chances nous devrions y voir des phoques et divers oiseaux. Une rando à terre finira la sortie de l'après-midi.

Le premier spectacle est grandiose pour ce glacier de taille modeste que nous longeons en zodiac. Son nom est en fait une référence à notre fête nationale. Nous voyons un phoque barbu se prélasser sur un petit iceberg et nous nous régalons de l'immensité du paysage, et des couleurs du glacier. Quelques gouttes tombent dans une ambiance brumeuse.

Le groupe se divise en 2 pour les randos. Une rando "facile" pour longer la plage jusqu'au front glaciaire et une "moins facile" qui nous mène à 300m d'altitude pour avoir une vue plus générale sur la baie et les glaciers environnants. Nous surprenons un petit groupe de rennes qui fuit en nous voyant.
Après la rando, retour au bateau pour nous rechauffer et prendre une bonne douche avant le diner.
La journée ne s'arrête pas là. La surprise du jour vient après le diner. Alors que nous dinions, le bateau a navigué dans le fjord Lilliehook. Tout au fond du fjord, nous allons longer le glacier du même nom. Il est en forme de cirque et mesure plusieurs kilomètres. L'un des plus grands glaciers de tout le Spitzberg et aussi l'un des plus beaux. Tout le monde est dehors pour ce moment magique. Nous en avons tous la machoire par terre d'étonnement.
Bien qu'il fasse froid, les conditions météo participent au spectacle : des nuages bas et un soleil qui tente de percer à travers pour nous montrer les montagnes environnantes.

Et alors que nous prenons plaisir à détailler les formes extravagantes du glacier et des icebergs, petit à petit le soleil prends le dessus. Il est 22h largement passé, au 3ème jour de notre voyage nous sommes encore tous surpris par ce phénomène.
Le temps semble arrêté et pourtant nous regardons partout à la fois tellement il y a de choses à regarder, comme si le temps était compté. Les couleurs changent continuellement.

Tout doucement le bateau fait route au sud, le soleil apparait de plus en plus. Les gens vont se coucher petit à petit. Il est 23h30.

Vers minuit nous quittons définitivement le fjord. Il reste encore quelques rares photographes à profiter du spectacle. Il est l'heure d'aller se coucher.

A suivre...
29/08/2007
Journal de bord Spitzberg : jour 2/12 - vendredi 03/08/2007
Journée "tourisme" à Longyearbyen :
Longyearbyen, la "capitale" du Svalbard, est situé à 3326 km de Paris et à un peu plus de 1300 km du Pôle Nord (78° N).
Réveil à 7h30 pour un rapide petit déjeuner à l'auberge de jeunesse. Nous déposons les valises qui seront acheminées pour nous directement au bateau et nous allons au "centre-ville". La ville n'est pas très belle, arbore des panneaux étranges et rappelle que la principale activité (en dehors d'un tourisme grandissant) est minière.

Notre guide nous explique rapidement où trouver les magasins de souvenirs, restos et autres en ville : c'est rapide, tout se tient en ligne droite sur 300/400m autour de nous.

Nous nous donnons RDV pour visiter le Musée Arctique à 13h, au bas de la rue principale. Il vaut le détour, il est très bien fait.
A 15h30 après un dernier café nous allons en direction du port (30 minutes à pied). Nous avons RDV à 16h00 devant l'embarcadère.
Nous attendons dans le froid et le vent pendant plus d'une heure. La petite cinquantaine de passagers qui se retrouvent petit à petit pour ne plus se quitter, commencent timidement à se parler et se connaitre. Après tout, nous allons être dans le même bateau comme on dit ;o)
Une fois à bord, une première réunion d'info à lieu à 18h00. Nous avons 3 guides, Gérard, le chef d'expédition, Stéphane et Gaëtan. Un photographe professionnel est également du voyage avec nous pour un reportage qu'il doit préparer pour le printemps prochain. Perso, j'ai tout de suite apprécié sa présence, il y a toujours beaucoup à apprendre des autres surtout d'un pro.
Le bateau part enfin. Nous effectuons un rapide briefing sur notre séjour, le fonctionnement et la vie à bord du bateau ainsi qu'un exercice d'évacuation. Nous sommes ensuite libres jusqu'au diner.

Nous naviguons vers l'Ouest dans l'Isfjord pour ensuite aller plein Nord. Après manger, nous passons du temps dehors, déjà émerveillé par la luminosité et le décor alors que le meilleur reste à venir, du moins nous le supposons ;o)

Juste avant de me coucher je rédige mon courrier de 22h30 à 23h15. C'est demain qu'il faudra le poster à Ny-Alesund. J'espère qu'il arrivera à bon port.
A suivre...
19:20 Publié dans Arctique, Nature, Photo | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Nature, Arctique, photo, Spitzberg
28/08/2007
Journal de bord Spitzberg : jour 1/12 - jeudi 02/08/2007
Cette note est la première des 12 notes que je vais publier au fil des jours prochains relatant le "journal de bord" que j'ai tenu pendant mon voyage. Résumé en un minimun de lignes par jour pour ne pas lasser, avec un maximum de photos (et quelques vidéos), j'espère que vous voyagerez un peu avec moi ;o)
Aujourd'hui ça fait pile 15 jours que je suis revenu. Le moment idéal pour un retour en arrière :
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Le grand départ :
5h10 le réveil sonne. Enfin le grand départ. Nous partons de chez nous à 6h30... sous la pluie.
Nous prenons le "Roissybus" à Opéra vers 7h15 direction Roissy-CDG. Arrivée à 8h05, le RDV avec l'accompagnateur est prévu à 8h30. Rapides explications, enregistrement des bagages, café, douane, attente... (c'est fou le temps qu'on passe dans les aéroports souvent pour des trajets moins longs que l'attente totale).
L'embarquement commence à 11h05. Le départ se fait attendre et l'avion bouge enfin à 12h00 !!! Il aura fallu 4h pour enfin quitter "Paris" !
Arrivée à Copenhague (Danemark) pour une première escale à 13h20. Rapide changement d'avion et on repart à 14h15.
Arrivée à Oslo (Norvège) à 15h30. L'avion pour Longyearbyen est prévu pour 22h00 !!! Nous préférons rester ma femme et moi à l'aéroport, à fureter, nous restaurer un peu, boire un bon café et déjà... nous reposer. Quartier libre de 16h00 jusqu'à 20h. Ça se visite vite un aéroport, on a dû en faire 3 ou 4 fois le tour. Nous allons à l'enregistrement vers 20h et enfin au passage en douane.
A la porte d'embarquement l'avion est annoncé à 22h20... 20 minutes d'attente supplémentaire. Décidément très long ce voyage.
Nous embarquons finalement et l'avion décolle de nuit à 22h35. Une fois parti, nous ne reverrons plus la nuit avant notre retour à Paris, 12 jours plus tard.

Dans le ciel à mesure que nous avançons se dessine le fameux soleil de minuit. Nous survolons enfin les côtes du Spitzberg à 1h05 et nous atterrissons à 1h19 par une température fraiche (bien que je suis en tee-shirt depuis Paris).

Nous récupérons nos bagages et sommes transférés à l'auberge de jeunesse pour ce qu'il reste de "nuit". On se couche à 2h30 du matin, épuisé du temps qu'il aura fallu pour arriver jusqu'ici mais déjà avec de belles promesses, vu le peu que nous avons découvert des paysages de cet archipel du bout du monde.

A suivre...
10:30 Publié dans Arctique, Nature, Photo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Nature, Arctique, photo, Spitzberg
25/08/2007
La chasse du renard arctique
Hier soir en voulant commencer à préparer les montages vidéos de mes vacances au Spitzberg, la bande d'une K7 DV s'est déroulée et abîmée dans le caméscope au rembobinage. La poisse, c'est la première fois que ça me fait ça et comme par hasard... pile dans cette scène qui est une des plus fortes que j'ai filmé pendant ce voyage. Heureusement pas trop de dégâts au final.
Du coup, pour conjurer le mauvais sort, j'ai monté au plus vite cette séquence et je vous la présente maintenant, un peu en avance par rapport à ce que je souhaitais faire. Pas grave.
On y voit un renard arctique en pleine chasse au pied d'une falaise de mouettes dans un petit canyon en baie de Disko. La veille, à table, je parlais avec d'autres voyageurs et je disais que je n'avais pour ma part pas encore eu l'occasion de voir de renard arctique (alors que d'autres en avait vu). Ce jour là, nous avons été servi.
21:20 Publié dans Arctique, Nature, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Nature, Arctique, Spitzberg, video
24/08/2007
Quelques définitions sur le monde Arctique (3/3)
Plus que des définitions pour cette dernière partie de mon dico (après les sols et l'eau) voici en revue le bestiaire arctique qu'il nous a été donné de voir. Pour ma part, je me suis plus intéressé aux mammifères qu'aux oiseaux.
Partie 3/3 - les animaux :
L'ours polaire : présent en Arctique uniquement, c'est l'animal le plus dangereux de ces lieux et le plus emblématique. Nous avons eu la chance d'en apercevoir plusieurs tout au long de notre voyage (le mode rafale a tourné à plein régime sur l'appareil photo). Il nage très bien sur de longues distances. Il court vite (jusqu'à 40 km/h) sur de courtes distances (suffisamment longues pour vous rattraper, pas de bol). Il est surtout dangereux sur terre.

Il mange essentiellement du phoque. C'est le plus carnivore de tous les ours, et pour cause, la végétation est quasi-absente en arctique. On a souvent entendu dire entre nous qu'il s'attaquerait prioritairement à une femme si un couple se trouvait en face de lui, surement une légende arctique ;o)

Il n'a aucun prédateur connu. Il fait parti des espèces en danger et est protégé.
Le morse : paisible mammifère, il est énorme (plus d'une tonne) et mesure plus de 3m. Ses défenses en ivoire peuvent mesurer jusqu'à 1m. A les voir se rouler dans le sable, à dormir sans cesse, on se plaît à rêver avoir une vie de morse. Dormir, manger, nager, dormir, se reproduire... Humm... ;o)
D'autant qu'ils n'ont aucun prédateur connu (sauf l'ours qui éventuellement peut s'attaquer à un petit isolé... à ses risques et périls).

Le renard arctique : plus petit que nos renards continentaux il est blanc l'hiver et d'un pelage brun l'été. Son terrain de chasse favori est au pied des nombreuses falaises à oiseaux où il n'a qu'à attendre que s'y trouvent des oiseaux malades ou des jeunes tombés du nid. Il est alors rapide et efficace. Il n'a à priori aucun prédateur et se désintéresse de l'homme car nous ne faisons que l'observer. Observer un renard par chez nous est un spectacle rare et difficile en comparaison.

Le phoque : encore un animal emblématique des mondes polaires. C'est le repas préféré de l'ours polaire. Il se nourrit essentiellement de poissons. Il en existe plusieurs variétés. Nous n'en n'avons vu qu'une grosse poignée tout au long du voyage. Notamment celui-ci (un phoque barbu) qui se prélassait sur un petit iceberg.

Les bélugas : on a bien failli ne pas en voir, je raconterai les circonstances. Toujours est-il que je n'ai qu'une photo lointaine que j'ai recadré pour l'occasion. Le béluga, également appelé baleine blanche, se rencontre essentiellement dans l'océan arctique. Même si la photo n'est pas terrible, je suis content de les avoir vu.

Les oiseaux : nous avons vu une bonne vingtaine d'espèces différentes d'oiseaux allant de la mouette au macareux en passant par le labbe ou les différents type de guillemots (des pingouins en fait) etc... Les oiseaux pullulent sur les côtes et les falaises du Spitzberg.


Le renne : le cervidé des régions arctiques. Paisible, il se laisse facilement approcher à certains endroits du Spitzberg si l'on y va très doucement. Mais pour en avoir approché de près, je suis persuadé qu'en mangeant tranquillement il nous tient discrètement à l'oeil prêt à bondir pour s'échapper ;o)
On trouve ses poils par touffes sur le sol. Il suffit d'en tenir une poignée dans la main fermée pour rapidement sentir de la chaleur. Ses poils sont en effet creux, ce qui lui permet de ne pas avoir froid.

Et voilà. Avec ces rudiments, que j'ai essayé de documenter au mieux avec quelques photos, j'espère que vous avez une meilleur vision de la faune arctique. D'autres photos sont encore à venir (ainsi que des vidéos).
A suivre...
22:46 Publié dans Nature, Photo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Nature, photo, Arctique, Spitzberg
23/08/2007
L'annonce du jour : Nikon D300
C'est l'annonce du jour (enfin officialisée, jusqu'à présent il ne s'agissait que d'une rumeur plus ou moins précise) : le nouveau boitier expert de Nikon est le D300 (il remplace en gamme le D200 qui n'est plus produit désormais, disponible jusqu'à épuisement des stocks). Il devrait sortir en novembre.

Pour l'instant mis à part l'annonce et la diffusion des caractéristiques personne n'a encore vu la moindre photo, encore moins vu le comportement de la bête mais il semble qu'il corrige (en plus d'apporter des améliorations sensibles) certains petits défauts qui agaçaient sur le D200 (qui était déjà une belle bête, j'ai failli craquer plus d'une fois).
2 grosses nouveautés :
L'antipoussière : perso je me demande toujours où un boitier met les poussières qu'il retire du capteur ? Pas ce que j'attends le plus mais ça peut éviter d'avoir à corriger trop de "pétouilles" lors de l'editing (c'est déjà assez long comme ça de trier et "préparer" les photos).
La visée en temps réel sur l'écran arrière : ça surpends toujours les gens mais sur un réflex, on regarde dans le viseur, on ne prends pas sa photo à bout de bras comme avec un compact. Surtout avec un objectif plus ou moins long qu'il convient de règler en même temps. Je suis sceptique sur ce type d'amélioration (sauf usage sur trépied en affut ou à surveiller une scène ; quid de l'incidence sur la conso de la batterie ?).
Sinon, du "classique" : 12 Mpix / capteur format APS (coefficient x1.5) / cartes flash + amélioration de la vitesse d'écriture / écran arrière 3" etc... etc...
Et du "à découvrir" : cadence 6 images/seconde (8 avec la poignée d'alimentation supplémentaire) / NEF 14 bits pour post-production plus fine des photos / 51 (!!!) collimateurs AF de mise au point / boitier magnésium etc... etc....
Reste à connaitre le prix en magasin. Nikon annonce le boitier nu à 1749 € (c'est tout ???) je sens que ma carte bleue va chauffer dans le semestre à venir car mon "vieux" D70 a montré de gros signes de faiblesses lors de mon récent voyage et j'ai plus d'une fois eu peur qu'il me lâche au (très très) mauvais moment (messages d'erreurs ; blocages intempestifs ; collimateur AF récalcitrant...) !!!
14:03 Publié dans Information/Actualité, Photo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : photo
22/08/2007
Surfer la vague d'un glacier
C'est possible ! Quand d'énormes morceaux de glace chutent d'un glacier, ça forme une vague tout aussi énorme.
Qui dit vague dit... surf ! Voilà ce que ça donne quand des "surfeurs de gros", après un minutieux repérage, décident de se mettre à l'eau :
Évidemment, il ne faut pas qu'un autre morceau provoque une vague inverse trop en avant du surfeur sinon il risque d'avoir des problèmes ;o)
La scène se passe en Alaska et date de la semaine dernière.
10:21 Publié dans Insolite, Nature, Sport, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Vidéo, nature
21/08/2007
Un vieux réflexe...
Depuis plus d'un an, presque tous les jours, je regardais sur internet 3 sites...
- la météo du Spitzberg ;
- les quelques webcams qui sont à dispo sur place ;
- la carte satellite des glaces.
... en trépignant comme un gosse de partir enfin en voyage là-bas.
Depuis une semaine que je suis revenu j'ai repris ce vieux réflexe mais avec comme une sorte de boule dans la gorge. Je ne sais pas pourquoi...
Hier je regarde la webcam de Ny-Alesund, la petite ville scientifique du Nord-Ouest. A 20h, la veille on voit la ville sous un ciel chargé.

A 8h du mat hier la ville était recouverte de neige. Dire qu'il y a 15 jours j'étais sur place. Il pleuviotait...

Ce matin je regarde à nouveau... Je tombe sur cette image prise à 4h du mat. Le coup de grace !

Je me demande si je dois me résoudre à supprimer ces "marques-pages/favoris" ?
Je vais jamais réussir à me remettre à travailler...
JE VEUX REPARTIIIIIIIIIIIIIR !!!
11:31 Publié dans Insolite, Nature, Photo | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Nature, Arctique, photo, Spitzberg
20/08/2007
A poil sur le glacier Aletsch
Ce week-end, Greenpeace et le photographe Spencer Tunick ont organisé une séance photo avec 600 volontaires pour poser nu sur le plus grand glacier des Alpes en suisse.

Le but de ces photos (Spencer Tunick est connu pour photographier partout dans le monde des foules de volontaires nus) était d'alerter sur le réchauffement climatique en mettant en parralèle la vulnérabilité des glaciers et celle des corps humains.

Je ne sais comment on peut mesurer l'efficacité de ce type d'initiative. Sensibiliser (et lutter) contre le réchauffement climatique tout le monde (ou presque) est d'accord aujourd'hui.
Mais quelle idée d'aller se foutre à poil sur un glacier. Doit cailler, nan ? Faudrait pas que ça creuse le trou de la sécu en même temps avec autant de gens malades ;o))

(photos : l'express)
12:30 Publié dans Information/Actualité, Insolite, Nature, Photo | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Nature, photo, environnement



