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20/12/2007

La véritable histoire du Père-Noël (5/7)

(début du conte) (épisode précédent)

Une bonne action :

Ils allaient à vive allure mais dès que les rennes arrivèrent sur la glace les problèmes commencèrent. Les rennes ne savaient pas courir sur la glace. Les deux premiers rennes tombèrent, faisant tomber les suivants jusqu'à ce que finalement le traîneau se retourne, envoyant tout le monde nez le premier dans la neige !
- Pourquoi ne pas m'avoir écouté, pesta le jeune garçon. Nous aurions du acheter des chiens !
Le gnome dit que courir sur la glace était une très mauvais habitude typiquement humaine. Mais il devait admettre que les rennes n'y arriveraient pas. Ils longèrent la montagne pour éviter la glace mais en raison des nombreuses pierres ils durent aller beaucoup moins vite.
- Que penses-tu que notre père dira, demanda la fille ?
Le père des enfants leur avait appris à être toujours honnête dans la vie. Mais ils avaient trompé deux honnêtes vendeurs pour acquérir les rennes et le traîneau et tout ça sans dépenser le moindre argent. Le garçon stoppa le traîneau à la grande surprise du gnome qui protesta.
- Que pensez-vous qu'il se serait passé si je ne vous avais pas aidé ? Vous vous seriez fait attrapé, c'est sur !
Le garçon essaya de faire faire demi-tour à son attelage mais le gnome les en empêcha et ils reprirent la direction initiale. Lorsqu'ils traversèrent un village pitoyable, plein de gens malades et affamés, la fille chuchota à l'oreille de son frère.
- C'est une bonne idée, dit le garçon qui déjà arrêtait le traîneau pour donner à ces malheureux tout son or pour qu'ils puissent s'acheter à manger et se soigner .
En repartant, il dit au gnome qui ruminait sa désapprobation dans sa barbe que c'était un cadeau du Père-Noël.


Une décision sérieuse :

De retour à la caverne, ils trouvèrent le Père-Noël assis. Les enfants devaient rentrer chez eux maintenant. Ils firent cadeau au Père-Noël du traîneau et des rennes. Il était très touché alors que le gnome ruminait que les enfants d'humains étaient les plus stupides des créatures.
- Ils ont tout donné, tout l'or, dit-il, il ne reste plus rien !
Bien qu'il n'avait pas encore vu le Père-Noël en tant qu'humain, le gnome reconnu l'ours à ses yeux. Il lui demanda en quoi il pouvait l'aider ?
Quand le gnome comprit qu'il allait devoir retourner dans la montagne des trolls pour libérer l'Esprit, il fut comme effrayé.
- Jamais ! Tout mais pas ça, cracha-t-il ! S'ils m'attrapent ils m'écorcheront vivant puis me tueront et me jetteront dans un trou sous la montagne.
Il énumérait les multiples façons dont les trolls le tuerait. Il ne pouvait pas aider le Père-Noël. Si l'Esprit était avec les trolls, il n'y avait plus rien à faire pour lui.
- Quel honte, s'écria le Père-Noël ! Si je ne peux pas faire revenir l'Esprit, je ne pourrais pas répandre la joie autour de moi. Le soleil deviendra noir et la nouvelle lumière ne pourra pas naître.
- Si Gnome ne veut pas y aller, nous irons Appa et moi, dit le jeune garçon.
- Vous ne trouverez jamais le chemin, dit le gnome. Le chemin sous la montagne est un véritable labyrinthe.
Le gnome changea d'avis car il était hors de question d'y laisser aller les enfants seuls.
- Merci Gnome, je savais que je pouvais compter sur toi, dit le Père-Noël.


Dans la montagne des trolls :

A bord du traîneau, ils allèrent jusqu'à la montagne des trolls. Ils finirent à pied pour ne pas être vu. Le Père-Noël resta en arrière pour garder le traîneau et les rennes tandis que le gnome et les enfants allèrent jusqu'à l'entrée secrete. Arrivé là, il regretta sa promesse.
- C'est trop dangereux, nous devrions faire demi-tour, dit-il.
Mais les enfants ne voulaient rien savoir. Si lui n'y allait pas, eux iraient à sa place.
- Bon d'accord, allons-y nous verrons bien, dit le gnome qui se ravisa en les traitant de stupides idiots.
Il faisait très sombre dans la grotte. Le gnome alluma une torche avec ce qu'il appellait de la "mousse à feu".
- Vous n'y arriverez jamais, dit-il. Vous vous ferez attraper.
- Tout ira bien, répondit le garçon.
- Alors c'est à vos risques et périls, adieu, nous ne nous reverrons jamais, dit le gnome. 
Les enfants se retrouvèrent seuls à l'intérieur de la montagne des trolls dans un labyrinthe où l'on ne pouvait compter les entrée, les sorties, les passages, les allées sombres, les chemins et les puits. Mais par chance, ils avaient la torche.
Pour avancer, ils suivirent uniquement les couloirs où il y avait le plus de traces de pas et évitait soigneusement ceux qui semblaient ne jamais être empruntés. Mais ils ne trouvèrent personne. En fait, la plupart des trolls n'étaient pas dans leur montagne, ils étaient partis en direction de la grotte du Père-Noël, pour attendre le moment où il sortirait.
Les enfants allèrent aussi loin qu'ils purent. Ils arrivèrent près d'un nouvel obstacle. C'était en fait l'entrée d'un chateau. Il n'y avait aucun garde caché dans la pénombre. Ils poussèrent la porte, si fort qu'ils tombèrent dans leur élan dans un trou caché derrière où flottaient des corps à moitié décomposés. Ils essayerent en vain d'attraper le bord du trou mais ils ne le pouvaient pas. Un troll arriva et commença a leur jeter des pierres.
- Misérable vermine humaine, cria-t-il.
Mais quelqu'un intervint :
- Sors tout de suite cette vermine de là, petit frère, où c'est moi qui t'écorche la peau !

(suite du conte)

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