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23/12/2007
La véritable histoire du Père-Noël (6/7)
(début du conte) (épisode précédent)

Le sac de voeux :
Quand les enfants entendirent cette voix, ils furent surpris et retrouvèrent espoir car c'était une voix qu'ils connaissaient. C'était difficile à croire mais cette voix c'était celle de Gnome.
Le troll qui s'appelait "Petit Frère" était tout aussi surpris.
- "Grand Frère" ? C'est toi qui est de retour ?
- Seulement pour aider ces stupides enfants, répondit Gnome, puisqu'ils ont insisté pour venir dans la montagne.
Une fois hors du trou, Gnome demanda à son frère des manteaux de trolls pour changer leurs vêtements trempés. Et c'était une bien meilleure idée pour passer inaperçu et se déplacer librement en ayant l'allure d'un troll.
En les regardant, Petit Frère se dit que les humains étaient vraiment les plus horribles créatures au monde. Par chance il savait où était prisonnier l'Esprit. Et bien que les trolls désobéissants étaient sévèrement punis, il allait aider son frère pour qui il avait le plus grand respect. Il dit enfin à son frère que le Sorcier avait envoyé un autre tupilak pour tuer le Père-Noël.
Ils arrivèrent à la cellule où se trouvait l'Esprit toujours en forme de sac. Mais quand le garçon prit le sac, des gardes arrivèrent.
- Attention, des voleurs, cria l'un d'eux.
- Dispersez-vous, cria Gnome, qui partit par la droite.
Petit Frère parti par la gauche tandis que les enfants partirent droit devant dans un étroit passage.
- Attrapez les, tuez les, crièrent plusieurs voix.
Mais les enfants ne purent aller bien loin, l'allée était complètement aveugle. Et déjà les trolls étaient sur leurs pas
- Nous les tenons, nous les tenons, cria l'un d'entre eux.
- Oh non, s'écria la petite fille de désespoir. Comme j'aimerais être à la maison en ce moment...
Tout à coup tout sembla bouger autour d'eux. Ils furent soulevés dans les airs et projetés si vite qu'ils faillirent s'évanouir, ils tournaient dans tous les sens, la lumière autour d'eux changea et les aveugla presque. Quand le calme réapparu et qu'ils ouvrirent enfin les yeux, ils n'étaient plus dans la montagne des trolls. Ils étaient devant une petite hutte de tourbe...
Pris à nouveau :
Comme c'était bon d'être à nouveau chez soi. Ils se rendirent compte que le sac fonctionnait quand il s'agissait d'un bon voeu. Ils souhaitèrent un nouveau traîneau avec des chiens pour leur père et soudain apparu tout un attelage devant eux. Les enfants allaient pour ouvrir la porte de leur maison. Mais alors qu'ils entraient leur mère poussa un cri de terreur. Leur père sauta vers eux avec un énorme couteau en criant :
- Alerte, des trolls des montagnes !!!
Les enfants voulurent s'expliquer mais déjà d'autres chasseurs sortaient de chez eux certains munis de harpons. Ils avaient oubliés qu'ils portaient encore les manteaux des trolls et durent s'enfuir à nouveau alors que pleuvaient déjà autour d'eux divers projectiles.
Ils coururent et coururent encore. Mais il n'y avait plus personne derrière eux. Aucun chasseur n'irait se risquer à poursuivre des trolls jusqu'à leur montagne.
Que pouvaient-ils faire maintenant ? Ils ne pouvaient pas souhaiter de nouveaux vêtements, ce n'était pas leur sac après tout mais celui du Père-Noël. Ils ne pouvaient qu'aller le trouver pour lui demander. Ils partirent en direction de la grotte du Père-Noël en espérant que le terrible tupilak n'était pas déjà arrivé sur place.
A l'approche de la caverne, il leur sembla régner un calme étrange comme si quelque chose ne tournait pas rond.
Ils n'osaient pas entrer dans la caverne par peur de ce qu'ils pouvaient y trouver. Ils ne firent pas attention à la forme qui s'approchait d'eux. Tout à coup, ils se retrouvèrent projeté l'un contre l'autre en se donnant des coups à leur tour, pris dans un sombre sac.
Pas de doute, c'était la pire chose qui puisse leur arriver : être attrapé par Amiat, la terrible femme-troll qui chassaient les enfants perdus avec son énorme sac. Ils savaient qu'ensuite, elle retournait dans sa hutte pour les manger par petits bouts : d'abord les bras, puis les jambes, et enfin le coeur.
- Je vous tiens, s'écria un voix.
Le Tupilak :
Gnome, qui montait la garde à l'entrée de la caverne du Père-Noël pensait avoir capturé deux petit trolls. Mais il reconnu les cris des deux enfants dans le sac. Une chance car il allait précipiter son contenu en bas de la montagne.
- Nous sommes content de te revoir, Gnome.
- Chut ! Ecoutez, dit Gnome ! Vous entendez ces tambours ? Ce sont ceux du Sorcier troll. Ça veut dire que le tupilak est en route pour ici.
Le Père-Noël était content de revoir les enfants et de retrouver l'Esprit (qui semblait vouloir rester en sac). Il murmura quelque chose et les enfants se retrouvèrent habillé dans des habits plus chauds que ceux des trolls.
Les tambours se faisaient de plus en plus forts et proches, ce qui rendait nerveux le gnome. Mais le Père-Noël ne semblait pas s'inquiéter.
- Restez ici, à coté du feu, dit-il. Quoi qu'il se passe vous ne devez pas vous enfuir. Le tupilak est un mauvais esprit. Vous ne devez pas le regarder. Tenez vous par la main et regardez la lumière.
Les enfants s'assirent à coté du feu. Quand les pierres autour d'eux commencèrent à vibrer le Père-Noël se mit à chanter.
Le tupilak poussa un grognement terrible alors qu'il était maintenant proche de la caverne. Le Père-Noël se pencha sur le sac et récita quelques mots magiques.
Du sac se mit à grandir un grand arbre vert plein d'oiseaux en train de chanter. Du ciel sembla tomber des boules de multiples couleurs tandis que les elfes de feu envoyèrent au sommet de l'arbre une petite flamme que la lumière d'une étoile semblait faire danser.
Cette vision était si belle que les enfants oublièrent l'horrible tupilak qui était presque derrière eux maintenant. Même le gnome, qui connaissait son terrible pouvoir, semblait hypnotisé par toutes ces belles lumières. et en oubliait le danger. Aucun d'eux n'avait encore vu un arbre de leur vie. Ils étaient tellement émerveillés qu'ils se tenaient par la main et dansaient autour de l'arbre.
Dès lors, le pouvoir du tupilak devenait inutile car plus personne n'avait peur et ne le voyait. Comme il ne pouvait pas atteindre ceux vers qui il avait été envoyé, il se retourna vers ceux qu'il l'avait envoyé ici. Il y eu de terribles cris de terreur et tout redevint calme en dehors de la montagne.

16:20 Publié dans Arctique, Culture, Information/Actualité, Insolite, Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Mondes imaginaires, Arctique, nature, Groenland, Noël






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