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19/09/2008

Page 123

J'ai été mis à contribution par l'Oncle Dan pour cette patate chaude qui se refile de blog en blog.

Le principe : prendre un livre, en donner les références, l'ouvrir à la page 123 et à la 5ème ligne, écrire les 5 lignes suivantes. Puis refiler la patate à d'autres blogueurs.

Je ne l'ai pas fait exprès mais si je prends le livre le plus proche de ma table d'ordi je tombe sur ce bouquin qui déchire dont j'ai déjà longuement parlé ici (et je n'ai pas encore fini il me reste quelques perles à dévoiler).

Il s'agit donc du livre de Peter Freuchen "Aventure Arctique - ma vie dans les glaces du Nord" (1935) - Editions CTHS de 1997.

Ça tombe bien, la page 123 est assez croustillante :

"Nous entreprîmes de lui batir un igloo mais la neige était si fine qu'aussitot qu'on avait taillé un bloc le vent le mettait en poussière. J'entrevis par hasard le visage de la pauvre Atitak et j'y distinguai toute la souffrance et la détresse qu'éprouve une femme dans pareil cas. Elle semblait espérer que Knud et moi nous ferions quelque chose pour elle. Pourtant que pouvions-nous ? On ne pouvait construire un abri et il n'était pas question de la déshabiller."

En fait, Freuchen relate dans ces pages, l'expédition d'un village vers un autre qu'il a mené avec un groupe d'inuits... dont une femme enceinte.

Au début du XXème siècle, les femmes groenlandaises ne savaient pas quand elles allaient accoucher. Ça arrivait sans prévenir. Pour Freuchen, médecin de formation, aider une femme à accoucher devrait logiquement paraitre plus aisé que pour tout un chacun mais il fallu que pour cette femme cela se passe en pleine tempête par un froid extrême sans le moindre abri alentours.

Au grand maux les grands remedes : Les hommes présents retournent le traineau et font un mur humain improvisé pour faire obstacle au vent. Normalement c'est au mari d'aider sa femme, laquelle accouche toujours à genoux, en la ceinturant par derrière pour l'aider à expulser le bébé. Mais le père ici présent, dont c'est le premier enfant, ne sait pas comment s'y prendre. C'est un autre homme (déjà père de famille) qui s'y colle. Après avoir fendu juste ce qu'il faut le pantalon de la femme, elle accouche rapidement.

Tout se termine bien. Quelques instants après, le bébé est mis au chaud dans d'épaisses fourrures et est envoyé prioritairement au prochain village.

Allez je refile le bébé... (façon de parler hein ?) si ce n'est pas déjà fait par d'autres à :

Oïnkari (récente lectrice de mon blog) ; Mélo ; Denis et Daydreamer

Commentaires

Il a effectivement l'air d'être croustillant ton bouquin c'est comme ça à toutes les pages?

Ecrit par : BJ | 19/09/2008

Oui assez souvent et parfois plusieurs fois par pages ;o)

Ecrit par : Legweak | 19/09/2008

J'aime pas trop les patates (sauf les frites) mais comme c'est toi et que cela concerne la littérature, je vais essayer d'y répondre.

Ecrit par : Denis | 19/09/2008

arf arf arf! bon, je l'ai déjà eue, cette patate et en prime on a essayé de me la repasser à nouveau récemment... mais bon, je vais grouper... ça te dérange pas? :D
je prends le bouquin le plus proche physiquement de mon ordi ... résultat sous peu!

Ecrit par : Daydreamer | 19/09/2008

Voilà, c'est fait. Dans le genre croustillant, je vous recommande les histoires groënlandaises de Jorn Riel que vous trouverez aux éditions 10/18 qui sont des petites merveilles d'humour décalé.

Ecrit par : oïnkari | 20/09/2008

Merci à tous d'avoir joué le jeu, je passerai voir ça chez vous. Mélo c'est déjà fait.

Ecrit par : Legweak | 20/09/2008

Je suis une bonne élève, qu'est ce que tu crois ! =)

Ecrit par : Mélo | 21/09/2008

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