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31/12/2008

Adieu 2008

23:46 Publié dans Blog, Photo | Lien permanent | Commentaires (2)

Les 3 voleurs de cochon

Voici plus un conte qu'une légende landaise après celle de l'Etang Noir. La scène se passe près de Moliets, un petit village des Landes que je connais bien (je me souviens qu'avec mon père on y allait souvent le matin pour qu'il achète son journal, toujours à la même petite librairie en bord de route, laquelle existe toujours 30 ans après).

Ce conte est oral et l'époque inconnue mais sûrement lointaine.

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Non loin de Moliets, une vieille femme vivait seule dans sa petite maison perdue dans la forêt de pins. De la fumée s'échappait de la cheminée. Pourtant, proche de ce lieu calme et paisible, trois voleurs attendaient leur heure.

- Vous êtes sûrs qu'elle est seule, demanda l'un des voleurs à leur chef ?
- Oui seule. Seule avec son cochon bien gras.

Le chef envoya discrètement le premier voleur pour s'assurer que la vieille ne les entendrait pas opérer leur larcin. Se faisant il aperçut la vieille à travers la fenêtre. Elle était de dos, non loin de la cheminée. Et il l'entendit dire :

- Des trois voilà le premier.

Surpris et affolé, le voleur regagna ses comparses et leur raconta ce qu'il avait entendu :

- Elle sait qu'on est là, elle a dit : "Des trois voila le premier." C'est une sorcière, filons !!!
- Mais non tu as rêvé, elle ne peut pas savoir qu'on est là. Toi va voir à ton tour, ordonna le chef au deuxième voleur.

Discrètement le voleur s'approcha de la maison, hésitant à l'idée de se retrouver face à une sorcière. Une fois à la fenêtre, il vit la vieille de dos près de la cheminée. Il l'entendit dire :

- Des trois voilà le deuxième.

Le voleur pris ses jambes à son cou pour rejoindre ses deux compères.

- Il a raison, c'est une sorcière, elle a dit : "Des trois voila le deuxième."

Le chef n'y croyant pas un traître mot leur dit :

- Attendez là, bande de peureux, vous dites n'importe quoi, je vais voir.

Le chef des voleurs, à pas de loup s'approcha de la maison mais de peur que ses acolytes aient raison, il ne pu s'empêcher de déglutir fortement et d'étouffer un éternuement alors qu'il arrivait à la fenêtre. Là, de dos près du feu il entendit la vieille parler :

- Et voilà le troisième. Tu peux tousser, cracher tout ce que tu veux, je te mangerai quand même.

Le voleur fila ventre à terre. Passant près des deux autres il leur dit :

- Au diable le cochon, cette sorcière veut nous manger...

Ils couraient tout ce qu'ils pouvaient quand la vieille femme posa la troisième quenouille à coté des deux premières. Elle se tourna vers la cheminée et pu enfin se saisir de la pomme chaude qui y dorait depuis quelques minutes en toussant et en crachotant. C'était là, la seule et maigre nourriture qu'elle pouvait s'offrir avec les quelques sous qu'elle tirait du tissage en attendant des jours meilleurs.

Plus jamais sans le savoir, elle n'eut à craindre de se faire voler son cochon, car il se disait de plus en plus alentours... qu'elle était un peu sorcière.

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(photo : maison landaise abandonnée en bordure de Moliets)

13:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

30/12/2008

Oui mais je ne les prends pas

J'ai lu récemment cette phrase de Nicolas Vanier (l'explorateur français dont j'avais reporté ici même la traversée de la Sibérie en 2005 sur plusieurs mois) :

"Dans le Grand Nord, on ne doit jamais partir sans raquettes, elles sont aussi essentielles que le feu."

Les habitués des balades dans la neige le savent bien, il est pénible de s'y déplacer avec de simples bottes. Pourtant cette fois-ci je ne les prends pas. Non pas que j'en ai eu assez de me les coltiner pendant 100 bornes au Groenland mais je n'ai pas envie de payer un excédent de bagages pour le peu que ça va me servir (il est prévu une ou deux rando en raquettes et encore, la réservation est déjà comprise).

C'est sûr que partir pour les tropiques ça pose moins de problème d'équipements et de poids de bagages à l'aéroport (un maillot de bain et des tongues).

Tiens d'ailleurs, si j'en ai vraiment besoin, je m'en fabriquerai. Vous savez comment en fabriquer avec "trois fois rien" ? Moi oui. Il faudra que j'en fasse une note un jour avec photos à l'appui.

29/12/2008

La légende de l'Etang Noir

L'Etang Noir est un étang situé près du bourg de Seignosse, petit village du Sud des Landes à une dizaine de km de l'océan. A l'Ouest de cet étang se trouve la réserve naturelle de l'Etang Noir, une réserve naturelle marécageuse à voir absolument pour qui passe dans le coin.

Voici une légende qui en raconte la création.

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A Seignosse, se trouvait le château d'Eric, un puissant baron landais en soif d'aventures. Quand sonna l'appel des croisades, il mit son armure et partit aussitôt.

Les années passèrent sans la moindre nouvelle mais vint un jour où les habitants virent flotter à nouveau les couleurs de leur Seigneur au sommet du donjon. Il était revenu.

Malgré la fête qui marqua son retour, Eric avait changé. Il était sombre et lointain. Tant et si bien que personne ne le voyait désormais hors de son château.

Les rumeurs allaient bon train. Il s'était fait construire une pièce interdite en haut de son donjon. Personne n'avait le droit d'y entrer. On apprit que le Seigneur était rentré de croisade en secret, de nuit, avec un mystérieux compagnon qui s'avéra être en fait une belle Sarrasine. Elle jouait de la guitare pour lui la nuit.

Mais les craintes apparurent quand on commenca à voir d'étranges lueurs rouges la nuit en haut du donjon. On raconta que le Seigneur s'y adonnait en secret à l'alchimie. Dès lors le donjon fut appellé la Tour du Diable. Plus personne n'osait la regarder sans se signer.

Un jour, un pélerin en route pour Compostelle traversa le village en criant :

- Malheur à vous qui tolérez un tel Seigneur, arrive le temps de rendre à Dieu et à Diable ce qui leur appartient.

La nuit suivante une terrible tempête s'abattit sur le château. Les éclairs zébraient le ciel en éclairant le donjon dans la nuit noire. La cloche du château sonnait le tocsin.

Le lendemain matin, alors que les villageois osaient enfin sortir de chez eux, il ne virent plus trace du château. Se trouvait à la place, une eau noire et marécageuse... l'Etang Noir.

On raconte depuis que parfois on peut entendre dans le lointain les douces mélodies d'une guitare. Mais que si vous entendez sonner la cloche du château... alors malheur à vous...

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Source : légende orale landaise
Photo : L'étang Noir par moi-même

Notes connexe :
La légende de la Peyrelongue
La pierre des sorcières
Paranormal, la peur de ma vie

18:00 Publié dans Culture, Insolite, Nature, Photo | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : nature, photo

28/12/2008

WSJ Pictures of the Day

Le Wall Street Journal propose régulièrement via ce flux RSS...

... des photos d'actualités en grand format.

Là encore, à avoir dans son lecteur RSS et à regarder tranquillement à chaque mise à jour. Parce que les images sont parfois toutes aussi fortes sinon plus que de longs discours.

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note connexe :

The Big Picture

27/12/2008

1500

Cette note est la 1500ème de mon blog depuis un peu plus de 4 ans que j'écris.

Ma première note remonte donc à... 1500 jours ?

Promis, j'ai pas fait exprès.

Allez, rendez-vous dans 500 jours notes... ce qui devrait nous mener aux alentours de mai 2010... si j'ai toujours des choses à dire...

10:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

26/12/2008

Pangaea (Mike Horn) - Déjà 3 semaines de marche

(news précédentes) Déjà un peu plus de 3 semaines de marche pour Mike Horn à travers l'Antarctique. Plus de 750 km parcourus et encore un peu moins de 700 à faire avant d'atteindre le Pôle géographique.

Depuis 10 jours qu'il peut utiliser majoritairement ses skis (au lieu des crampons plus pratiques en montée) Mike a trouvé son rythme et parcourt un peu moins de 30 km par jour en moyenne.

Le froid est moins mordant qu'il ne s'y attendait (il oscille entre -12 et -22°). Il se voit même surpris d'avoir trop chaud sous la tente et de parfois retirer une couche de vêtement le jour, voire même à marcher sans ses gants.

Dehors, parfois peu ou pas du tout de vent, une météo relativement clémente suivi de jour "blanc" sans visibilité (whiteout). Ces jours là sont les plus pénibles et dangereux car il peut entrer dans une zone de crevasses sans s'en apercevoir). Mais surtout, il ne peut pas recharger ses batteries de téléphone qui se déchargent vite dans le froid. D'autres jours avec beaucoup de vent qui chasse la neige et lui permet de mieux avancer sur la glace.

Day_22sm.jpgLe paysage est toujours monotone et seuls les sastrugis divertissent Mike. Ce sont des sculptures de glace formées par le vent, allant de la simple trainée sur la glace (comme celles que j'ai pris en photo ici au Groenland) à des formes plus insolites ressemblant à des champignons ou des vagues comme en rencontre Mike.

A suivre...

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(photos © mikehorn.com)

24/12/2008

Noyeux Joël

Je n'avais pas fait gaffe mais en feuilletant comme ça le programme télé, je viens de voir que dimanche (dernier) les chaines de télé ont été vachement inspirées : Les Bronzés font du ski sur la 1 et Le Père Noël est une ordure sur la 2.

La question que je me pose c'est lequel a eu le plus de succès ? Perso, je n'ai rien regardé ce soir là  je suis plus souvent sur mon ordi que devant la téloche (et puis j'ai le cable alors les chaines "historiques"...). Mais si j'avais eu à choisir, bien que j'adore les Bronzés au Ski et bien que je connaisse ces 2 films par coeur, je crois que j'aurais quand même regardé le Père Noël.

Et vous ? Vous êtes plus "Bronzés" ou "Père Noël" ?

23/12/2008

Pour s'amuser simplement

sudoku.jpgCe matin j'entendais dans une pub à la radio, l'arrivée d'un nouveau jeu de chiffres de type Sudoku. Non... mieux que le Sudoku d'après la pub, qui était à découvrir dans je ne sais plus quel canard.

Et la folie de ces jeux de réflexion basé sur les chiffres m'a fait penser à un jeu tout simple que j'ai éprouvé de longues heures à l'école avec le pote qui me l'avait fait découvrir. De mémoire ça devait être quand on était en Seconde (ça remonte à loin). On était tranquille dans le fond de la classe et vas-y qu'on enchainait les grilles.

Le principe est simple : sur une feuille à carreaux, on trace un carré de 10x10. Il faut ensuite remplir les cases de 1 à 100 en déplacant les chiffres en L (ou Y) comme le déplacement du "cavalier" aux échecs, en partant du haut à gauche (cf photo) dans n'importe quel sens.

Avec mon pote, on cherchait des "techniques" pour réussir à chaque fois (ce qui n'était pas toujours le cas). On s'était même dit qu'on allait établir un nouveau "théorème" mathématique rien que pour ce type de jeu et qu'on deviendrait célèbre. On n'avait rien de mieux à faire faut croire

On n'a jamais rien trouvé comme règle ou logique mathématique (ça se saurait) mais au moins... ça passait le temps.

22/12/2008

Conditionnement

C'est fou comme certains objets du quotidien nous manquent quand on ne peut plus se reposer sur eux. Je ne sais pas vous mais moi... c'est la montre.

Ça fait bien... 3 mois que ma montre me signale de changer de pile mais non... j'attendais (quoi, on se le demande) encore et encore.

Ce matin, il semblait lui rester un dernier souffle de vie, je me disais ça fera l'affaire pour la journée avec la chaleur du corps ça devrait tenir. Tu parles ! Une heure après, plus rien.

Et comme par hasard, j'ai passé la journée à avoir "besoin" de savoir quelle heure il était !

Bon, je vous laisse, je file acheter une nouvelle pile au bazar du coin... Pas envie de passer une nouvelle journée en ayant l'impression d'être à poil...

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