24/02/2009

Lapland (8) : revue de paquetage (3 sur 3)

Suite et fin de ma revue de paquetage pour mon voyage à quelques jour du départ.

J'ai légèrement modifié quelques éléments des 2 notes précédentes afin de gagner en poids et pour éviter de prendre des vêtements que je n'utiliserai finalement pas.

Après les vêtements et les protections pour la tête, les mains et les pieds voici la liste la plus exhaustive possible de tout le petit matos qui peut me servir pendant ces 10 jours :

Mon sac de voyage est un sac de 100 litres. J'ai un 130 litres mais celui là devrait suffire. Avec en plus dedans...

- 1 petit sac à dos

- 1 couverture de survie épaisse (peu servir à poser par terre et isoler du sol et de la neige)

- mon sac de couchage + "sac-à-viande" en soie + sursac imperméable (mais pas coupe-vent hélas)

- 1 paire de claquettes de bain + trousse de toilette + 2 serviettes (1 grande et 1 petite qui me sert en général pour protéger le matériel photo en cas de neige ou de pluie)

- 1 paire de lacets de rechange

- 1 petite trousse de secours avec diverses choses qui peuvent servir comme de l'aspirine, de la vitamine C, pastilles décontaminantes pour l'eau (hydroclonazone) + nécessaire de couture + 1 couteau "suisse" (pas suisse) + 1 tube de crème solaire haute protection (50+)

- des mouchoirs en papier + papier toilette

- 1 gourde isotherme + diverses dosettes (café + cappuccino)

- 1 bouteille de "yop" vide... pour pisser dedans la nuit en bivouac ça évite de sortir dehors ou du sac de couchage

- 1 lampe frontale + couverts + mon "mug" violet spécial café (il me suit partout depuis 15 ans, il est indestructible)

- quelques sacs plastiques + sac étanches

- 1 petit carnet pour prendre des notes

- et pour finir 1 thermomètre + mon anémomètre portatif (j'aime bien relever les conditions météos)

Voilà, ça doit être complet pour le paquetage autre que photographique.

23/02/2009

Lecture de voyage

Que ce soit en France ou en voyage, je ne peux pas partir en vacances sans un bon bouquin. J'ai trouvé un bouquin de circonstance pour mon voyage qui approche plus que vite puisque dans une semaine à cette heure là, je serais arrivé là-bas.

Cette fois-ci j'emmene avec moi le bouquin de Nicolas Vanier, Mémoires glacées. Le titre parle de lui même. Je pense que tout le monde connait le personnage inutile de le présenter (j'avais d'ailleurs suivi sur mon blog fin 2005 sa dernière grande expédition à travers la Sibérie).

Ce qui est marrant, c'est que son premier voyage "glacé" il l'a fait précisément là où je vais, en Laponie, alors qu'il avait tout juste 17 ans.

Autre "lecture de voyage", la carte routière de la Scandinavie qui me sera utile pour suivre au jour le jour notre progression et vous en faire le compte-rendu à mon retour.

20/02/2009

Lapland (7) : revue de paquetage (2)

Suite de ma revue de paquetage alors que la pression monte un peu plus chaque jour (J-10 maintenant avant le départ). Après la protection des extrémités voici les vêtements extérieurs et intérieurs.

On parle souvent du principe des 3 couches, eh bien pas de révolution, je l'adopte aussi. S'il fait très froid je rajoute une couche, si j'ai trop chaud, j'en retire une.

lapland-paquetage-veste.jpgVestes :

- 1 veste en Goretex (idéal pour évacuer la transpiration, couper du vent et garder la chaleur intérieure). C'est plus une veste de marche ou d'effort. Ça coûte les yeux de la tête mais c'est d'une efficacité redoutable.

- 1 grosse veste chaude type doudoune (duvet) qu'on passe en principe une fois arrivé au bivouac le soir.

- 2 1 pantalons de ski (doublé polaire). Je ne prends finalement qu'un pantalon qui devrait être suffisant pour tout le voyage, je prends à la place du 2ème un bas coupe-vent plus léger  et la paire de bretelles de mon autre pantalon de ski que je pourrais adapter dessus en cas de besoin sur lequel je pourrais adapter la paire de bretelle de mon pantalon de ski.

(+1 pantalon de rando en toile pour le voyage et les soirs hors bivouac)

lapland-paquetage-polaires.jpgSous-couches :

- 3 "t-shirts" qui évacuent la transpiration (ce sont ceux que j'utilise en vélo l'hiver). Ils font office de 1ère couche.

- 2 sweats polaires fins (mais très chaud)

- 1 gilet polaire (plus épais mais tout aussi chaud)

- 1 collant fin et chaud (au cas où il fasse si froid que le pantalon de ski ne suffise pas).

Pour le voyage et les moments de détente j'emmène également quelques t-shirts (d'été) + 1 maillot de bain + évidemment mais je ne vais pas m'étendre plus que ça, des slips et des chaussettes

Voilà. Ma prochaine et dernière note de ma revue de paquetage sera consacré à tout le reste, c'est à dire le petit matériel divers autres que des vêtements et qui pourra s'avérer très utile le moment venu.

A suivre...

15/02/2009

Lapland (6) : revue de paquetage (1)

Alors que mon voyage en Laponie approche (J-15) voici la première d'une courte série de notes pour passer en revue tout ce que j'emmene avec moi comme équipement. Vous verrez qu'il n'y a finalement rien d'extraordinaire à part quelques incontournables indispensables. Ça pourrait être le sac d'un randonneur en montagne.

Aujourd'hui, je vais parler uniquement des extrémités (tête/mains/pieds) les parties du corps qu'il faut protéger le plus du froid. La tête parce que c'est par là que s'évacue le plus la chaleur corporelle (une expression dit d'ailleurs "Si tu as froid au pieds, mets un bonnet" ; ce n'est pas pour rien) puis les pieds et les mains pour éviter tout risque de gelures.

lapland-paquetage-tete.jpg

Tête :

- 1 bonnet (c'est mon bonnet de cycliste que j'utilise aussi comme tour de cou l'hiver vu que je porte toujours un casque).

- plusieurs cagoules (je ne sais pas encore si je les prendrais toutes mais celle de gauche pourrait être la plus utile en cas de vent fort/chute de neige/tempête... l'aération nasale permet d'évacuer la buée vers le bas plutôt que vers le haut ce qui me permet de faire des photos tranquillement. Et elle tient sacrément chaud.

lapland-paquetage-yeux.jpgYeux :

- 1 paire de lunettes de glacier tout ce qu'il y a de plus classique à fort indice de protection (pour le beau temps).

- 1 masque de ski "tous temps".

(+ mes lentilles de contacts et mes lunettes de vue ; vous ne le savez peut-être pas mais je suis myope comme une taupe.)

 

 

 

lapland-paquetage-mains.jpgMains :

Là, je privilégie des gants avant tout pratiques pour  faire de la photo par temps très froid. Par exemple la grosse paire de moufles, je ne sais pas encore si je la prendrais. Pour faire de la photo, les moufles c'est pas idéal. Finalement je ne prends pas les moufles.

- 2 paires de sous-gants en soie

- 1 paire de gants en laine à picots

- 1 paire de gants de... plongée en néoprène (pour éviter la transpiration il vaut mieux les utiliser avec des sous-gants)

- je vais prendre aussi des chaufferettes (reconditionnables dans l'eau bouillante) ça peut être utile lorsque nous ferons des photos de nuit.

lapland-paquetage-pieds.jpg

Pieds :

- 1 paire de bottes très chaudes (Sorel Glacier). Elles sont tellement chaudes qu'on pourrait rester pieds-nus dedans qu'on aurait encore chaud au pieds

- diverses paires de chaussettes plus ou moins épaisses dont 1 paire en soie.

- 1 paire de chaussures de rando légères (plus pour voyager).

A suivre...

14/02/2009

Lapland (5) : froid et chaud

Encore 16 jours et je décolle. Plus on approche, plus je trépigne... normal vous me direz. J'ai eu des nouvelles de Finlande par Emmanuel (qui est à l'origine du voyage et qui l'organise pour nous 3 - Emmanuel, Frédéric ; un autre photographe du voyage et moi ; Frédéric aussi ) qui part en avance en Finlande et que nous retrouverons à notre arrivée en Suède.

Pour le froid il nous a annoncé qu'il faisait hier matin -28.5° là où nous irons en Finlande (nous n'y ferons qu'un rapide passage, le gros du voyage est en Suède et en Norvège). Mais en "arctique" (bien que nous y serons en terme de latitude, ce n'est pas à strictement parler l'arctique) les températures peuvent changer très vite et un -28 hier ça peut être +3° dans 2 jours ou pire dans 20 jours quand j'y serais... pour repasser à -30 quelques jours après mon passage... hélas.

Pour le chaud bien évidemment, je fais allusion au réchauffement climatique. Je vais polluer pendant ce voyage. Faire de la photo implique forcément de polluer car on se déplace beaucoup. Outre l'avion, nous allons utiliser pendant 2 jours des motoneiges pour nous enfoncer au plus profond de la taïga, ce que ne nous permettrait pas les traîneaux (que nous utiliserons d'autres jours). Il est vrai qu'ils ont comme  avantage de ne pas tomber en panne (si ça nous arrive on est mal). Pour le reste du voyage, les déplacements se feront en voiture (à allure raisonnable mais malgré des pneus cloutés les routes seront presque entièrement gelées).

Alors pour une fois j'ai fait mon petit don annuel en avance (45€). Pour ma part je donne à Action Carbone. Décrié par bon nombre de grincheux, je trouve le système plutôt intéressant intellectuellement. Nous (occidentaux) nous polluons beaucoup mais nous pouvons aussi payer et aider des gens au bout du monde, qui polluent aussi, mais n'ont pas les moyens de changer leurs habitudes. Cet argent sera utilisé par des ONG pour les aider à changer par exemple le moyen de chauffer leur nourriture par des procédés non ou moins polluants. Ainsi un équilibre d'émissions de GES se fait entre eux et nous et vise à diminuer les émissions de CO2 à terme. Après chacun pense comme il veut. Mais moi j'y crois plus que les remarques à la con du style "le mieux c'est de ne pas polluer" (faudra m'expliquer comment on fait parce qu'on pollue également en restant allongé dans son canapé devant sa téloche).

Mais le froid et le chaud se côtoieront aussi simultanément pendant ce voyage où nous aurons l'occasion, comme ça se pratique beaucoup en Scandinavie, de sortir d'un sauna surchauffé pour courir à poil nous rouler dans la neige dehors

A suivre...

12/02/2009

Rax

Ragnar Axelsson (alias Rax) est un photographe islandais. Il photographie en noir et blanc et c'est tout simplement superbe.

Au programme, l'Islande, le Groenland, la Sibérie... etc...

(photo © rax)

09/02/2009

La fin de la nuit polaire

En ce moment, la nuit polaire se termine dans les régions les plus au Nord du globe. Un passage de "ce bouquin qui déchire" (Aventure arctique de Peter Freuchen) raconte une tradition des inuits du Groenland (alors qu'il vivait parmi eux au début du XXème siècle) lorsque le soleil réapparaissait à l'horizon après plusieurs mois dans la nuit polaire.

Il raconte qu'au premier jour de cette réapparition, tout le village entrait en effervescence. L'alerte générale faisait sortir tout le monde. Et tous s'exposaient, hommes femmes et enfants, bras en l'air face au soleil tout le temps qu'il se montrait ce premier jour sur l'horizon... non sans avoir d'abord retirés manteau et gants, peu importait le froid et les pleurs des enfants.

Une superstition voulait que chaque personne qui exposait ainsi son visage et ses mains vivrait au moins jusqu'à l'année suivante au même jour. En revanche personne n'osait imaginer ce qu'il arrivait à celui qui ne s'exécutait pas.

200 pages plus loin et plusieurs années après, Freuchen raconte que pendant une expédition avec des inuits et des scientifiques de passage, un naturaliste suédois (le Dr Wulff) refusa ce même jour de faire comme tout le monde jugeant cette pratique stupide et propre à des êtres qu'il jugeait "inférieurs".

Les mois passèrent. Un jour la sorcière du village annonça qu'une expédition dont plus personne n'avait de nouvelle était sur le retour. Elle annonça que 2 d'entre eux étaient morts. Quand les survivants arriverent enfin, tout le monde constata que le Dr Wulff était l'un de ces 2 là. Il était mort de faim alors que l'expédition avait souffert du froid, de la fatigue et de la faim. Il avait été une gène tout le temps de l'expédition se plaignant constamment de son seul sort alors que tous souffraient sans se plaindre.

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Notes connexes :

Médecine traditionnelle
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07/02/2009

L'heure de préparer mon sac

Ambiance neigeuse sur Paris et région parisienne depuis 2h environ. Ça tombe bien (jeu de mot involontaire) je vais commencer mon paquetage cet aprèm (après une bonne sieste) pour mon voyage en Laponie qui approche à grand pas.

Encore 23 jours. Certains vont dire que j'ai le temps mais 23 jours ça passe vite. Surtout qu'il va me falloir un mois minimum pour le préparer, me connaissant

En fait il me reste encore quelques bricoles à acheter. Par exemple ce matin je suis allé me racheter un masque de ski, celui que j'avais au Groenland n'a pas supporté les écarts de température entre le froid extérieur et la chaleur que je dégage en plein effort. Une couche de givre s'était formé entre les 2 visières et ça m'a déglingué la couche protectrice contre le soleil. Une vraie mer... ce masque !!! Tenez, regardez ce que ça donne sur cet autoportrait à faire flipper le yéti en personne

Enfin bon, celui que j'ai pris ce matin semble déjà plus costaud.

24/01/2009

Pangaea (Mike Horn) - Pôle atteint et retour écourté

(news précédentes) Un peu de retard dans le suivi de l'expédition de Mike Horn. Il y a 10 jours il était sur le point d'être rejoint par 2 jeunes (toujours sur le principe de faire partager son aventure au maximum à des jeunes à travers le monde) et l'explorateur norvégien et ami de Mike, Borge Ousland.

Ils ont eu la visite du Prince Albert II de Monaco qui visitait la plupart des bases scientifiques du continent pour marquer la fin de l'année polaire internationale. Le petit groupe a temporairement laissé tout son matériel sur place et a été transporté au point géographique du pôle pour une rapide escale et quelques photos avant d'être ramené à son camp et reprendre sa route.... à pied (c'est le but).

Par un temps heureusement assez clément ils ont atteint le Pôle en 5 jours marchant un bon rythme par jour chacun en tirant une luge... plus légère que Mike qui se faisait distancer chaque jour et devait marcher jusqu'à 2h de plus pour la même distance (pour mémoire la totalité de sa charge était de 200kg au départ mais il en a "mangé" une bonne partie).

Mike entreprend en ce moment le chemin retour seul en direction de la base de Patriot Hills. Il tente d'utiliser au maximum ses kites-surf. Mais il va devoir mettre un terme à son aventure antarctique plus tôt que prévu. La base ferme son camp "d'été". Il va être récupéré en avion et retournera au Chili avant la fin du mois. Mais il aura atteint son but : rejoindre le pôle géographique à pied.

Parallèlement, un nouveau groupe d'une quinzaine de jeunes (de 14 à 20 ans) se prépare en Suisse pour la prochaine partie de l'expédition (examen médicaux, activités diverses telles que des entrainements, des conférences, des discussions...). Huit seront sélectionnés et accompagneront Mike pour le prochain périple en Nouvelle Zélande.

A suivre...

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(photos © mikehorn.com)

22/01/2009

A méditer

"Ce qui est trés utile - l’eau, par exemple - n’a pas toujours une grande valeur... et tout ce qui a beaucoup de valeur - par exemple les diamants - n’est pas forcement trés utile."

Pavan Sukhdev (Banquier et économiste indien)

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Photo © moi : diamant très utile du Pôle mais qu'on ne sait hélas pas utiliser - Glacier Brasvell au Svalbard.

19/01/2009

Lapland (4) : billet d'avion commandé

Et... hop ! Je viens de commander mon billet d'avion pour mon voyage en Laponie (dont le programme est ici). D'ailleurs je remercie au passage Denis pour les quelques renseignements que je lui ai demandé.

Départ de Paris le 2 mars au matin. Arrivée à Lulea via Stockholm en milieu d'après-midi, une fois sur place 200 bornes à faire pour rejoindre notre première étape. Retour le 13 mars en fin d'après midi à Paris

Il semble (sauf changement de dernière minute) que nous ne serons finalement que 3, le 4ème photographe n'a pas confirmé. Ça ne change rien au programme mais dommage quand même. On doit toujours retrouver un photographe suédois sur place pour une partie du voyage... on sera moins serré dans la voiture sans compter qu'on sera sacrément chargé.

D'après la carte que j'ai reçu on monte plus au nord que ce que je pensais, pratiquement à Tromso en Norvège avant de redescendre vers l'archipel des Lofoten.

Il me tarde de plus en plus d'y être. Encore...  42 jours (j'ai mis un petit compteur automatique en haut à droite du blog qui renvoie sur cette note).

A suivre...

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(photo : soleil de minuit au dessus de l'océan glacial arctique - aout 2007)

12/01/2009

Pangaea (Mike Horn) - 40 jours et moins de 150 km

(news précédentes) Mike Horn avance encore et toujours et se rapproche du Pole Sud. Il est désormais, après plus de 40 jours de marche, à moins de 150 km du but.

Après avoir passé les fêtes seul dans sa tente perdu au milieu de nulle part, et contraint désormais de porter les même vêtements jusqu'au bout à cause d'une fuite dans son carburant qui a rendu inutilisable ses vêtements de rechange, il a été rejoint en avion par Borge Ousland, l'explorateur norvégien qui avait atteint le Pôle Nord de nuit avec lui (tentative jamais réalisé auparavant et depuis eux) et 2 jeunes qui (comme ça sera le cas régulièrement pendant ce périple de 4 ans autour du monde) le rejoignent pour vivre un bout d'aventure avec ces 2 pointures des mondes polaires.

Ils feront tous les 4 le dernier degré du globe (un peu plus de 100 km) pour atteindre le Pôle d'ici une dizaine de jours. Avec 2 jeunes inexpérimentés ils s'attendent à parcourir jusqu'à 10 km par jour seulement. Mike seul, en était à un peu plus de 30 km par jour.

La température est de -28°, avec le vent les rafales atteignent -40°. Mais ce vent est défavorable. Ce qui a fait renoncer depuis longtemps à Mike l'utilisation de ses kites (ils lui seront utiles plutôt au retour).

A suivre...

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(photos © mikehorn.com)

05/01/2009

Tara à Paris (2)

Dans un commentaire laissé hier sur mon blog, Denis en me disant qu'il allait voir Tara m'a rappelé que je n'étais toujours pas allé voir le fameux voilier polaire qui est en ce moment exposé quai de seine à Paris. C'était l'occasion de nous retrouver là-bas et de faire la visite ensemble, lui, sa copine et moi.

Voici quelques photos faites hier, par une température glaciale, qui se prêtait bien à l'événement

Voici le parcours total du Tara (en orange) comparé à celui du Fram (en noir) un autre bateau polaire légendaire que j'ai eu l'occasion de visiter à Oslo et qui a vécu (entre autres) une expédition similaire au Tara entre 1893 et 1896.

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Tara est visible jusqu'au 18 janvier, toutes les infos ici.

Le billet de visite du bateau (5€) permet également de voir l'expo qui est consacré à l'expédition du Tara (juste à coté).

30/12/2008

Oui mais je ne les prends pas

J'ai lu récemment cette phrase de Nicolas Vanier (l'explorateur français dont j'avais reporté ici même la traversée de la Sibérie en 2005 sur plusieurs mois) :

"Dans le Grand Nord, on ne doit jamais partir sans raquettes, elles sont aussi essentielles que le feu."

Les habitués des balades dans la neige le savent bien, il est pénible de s'y déplacer avec de simples bottes. Pourtant cette fois-ci je ne les prends pas. Non pas que j'en ai eu assez de me les coltiner pendant 100 bornes au Groenland mais je n'ai pas envie de payer un excédent de bagages pour le peu que ça va me servir (il est prévu une ou deux rando en raquettes et encore, la réservation est déjà comprise).

C'est sûr que partir pour les tropiques ça pose moins de problème d'équipements et de poids de bagages à l'aéroport (un maillot de bain et des tongues).

Tiens d'ailleurs, si j'en ai vraiment besoin, je m'en fabriquerai. Vous savez comment en fabriquer avec "trois fois rien" ? Moi oui. Il faudra que j'en fasse une note un jour avec photos à l'appui.

26/12/2008

Pangaea (Mike Horn) - Déjà 3 semaines de marche

(news précédentes) Déjà un peu plus de 3 semaines de marche pour Mike Horn à travers l'Antarctique. Plus de 750 km parcourus et encore un peu moins de 700 à faire avant d'atteindre le Pôle géographique.

Depuis 10 jours qu'il peut utiliser majoritairement ses skis (au lieu des crampons plus pratiques en montée) Mike a trouvé son rythme et parcourt un peu moins de 30 km par jour en moyenne.

Le froid est moins mordant qu'il ne s'y attendait (il oscille entre -12 et -22°). Il se voit même surpris d'avoir trop chaud sous la tente et de parfois retirer une couche de vêtement le jour, voire même à marcher sans ses gants.

Dehors, parfois peu ou pas du tout de vent, une météo relativement clémente suivi de jour "blanc" sans visibilité (whiteout). Ces jours là sont les plus pénibles et dangereux car il peut entrer dans une zone de crevasses sans s'en apercevoir). Mais surtout, il ne peut pas recharger ses batteries de téléphone qui se déchargent vite dans le froid. D'autres jours avec beaucoup de vent qui chasse la neige et lui permet de mieux avancer sur la glace.

Day_22sm.jpgLe paysage est toujours monotone et seuls les sastrugis divertissent Mike. Ce sont des sculptures de glace formées par le vent, allant de la simple trainée sur la glace (comme celles que j'ai pris en photo ici au Groenland) à des formes plus insolites ressemblant à des champignons ou des vagues comme en rencontre Mike.

A suivre...

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(photos © mikehorn.com)

18/12/2008

Lapland (3) : le programme est bouclé

cartelapland1.jpgEt voilà. Le programme concocté par Emmanuel notre "guide" pour mon prochain voyage est enfin bouclé avec ses contacts et amis sur place.

On part le lundi 2 mars de Paris (l'un des photographes est belge il part de Bruxelles il me semble). On arrive à Luléa en Suède (le point bleu ; cliquez sur la photo) juste sous le Cercle Polaire Arctique.

On monte vers le nord pour une première étape de 5 jours. 2 jours à conduire chacun un attelage de chien de traîneau dans le Parc National du Sarek (le plus grand parc national d'Europe dans un décor fait de taïga et de haute montagne) un musher nous accompagne. On troque ensuite les chiens pour des motoneiges pour aller plus loin, plus vite les 2 jours suivant avant de quitter cette région.

On file ensuite en Finlande pour les 2 jours suivants au point de rencontre des 3 frontières (tripoint) de la Suède, Finlande et de la Norvège. En plus des sorties photos le jour, on veille les aurores boréales la nuit (en gros, on organise des tours de garde et on sonne le tocsin dès qu'une aurore apparait... si celui qui veille dehors ne s'est pas transformé en "hibernatus" pendant ce temps là ).

2 jours plus tard, on reprend la route pour atteindre les Lofoten (y verrais-je des trolls ?). On passe 3 jours dans les environs. Là encore on veillera les aurores la nuit. On dormira dans une cabane de pêcheur typique de cette région (une rorbu). On prendra un bateau pour revenir sur le continent.

De là on repart pour la Suède avec une dernière étape à Arvidsjaur qui est d'après Emmanuel l'un des endroits les plus froids de Scandinavie. Il conclut son mail en nous disant que si la voiture démarre le lendemain matin, on pourra retourner à Luléa et décoller pour la France. Il faut que je lui demande ce qui est prévu si la voiture ne démarre pas ?

Vendredi 13 mars nous serons de retour à Paris.

A suivre...

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(illustration © Google Earth)

14/12/2008

Pangaea (Mike Horn) - News des 10 derniers jours

(news précédentes) Mike marche depuis déjà 13 jours. Pour atteindre le Pôle Sud, il a un peu plus de 1100 km à parcourir. Bien qu'il monte inexorablement depuis son départ, il a trouvé son rythme et parcourt des distances de plus en plus longues chaque jour.

Au début, il devait monter en zigzaguant entre les crevasses en traînant son lourd traîneau de 200 kg. Mais à mesure qu'il monte le terrain devient plus plat et il arrive maintenant à parcourir près de 25 km par jour (à environ 2km/h ce qui donne une idée du nombre d'heure de marche). La fatigue du début a cédé la place à la forme qu'il attendait.

Chaque jour, il pense arriver un peu plus tôt que prévu au Pôle (il pense y arriver dans 35 jours). Il a trouvé son rythme de croisière et profite surtout d'une météo favorable : le temps général est beau, le vent qui était fort les premiers jours devient plus faible. Le froid est sec et encore relativement supportable (-25°). Mais il sait que plus il va monter plus il va faire froid (encore 2000m de dénivelé).

Autre surprise : sous la tente, il a moins froid qu'en Arctique, où il fait froid en permanence (hors et sous la tente). Il regrette d'avoir emporté autant de carburant pour se chauffer.

Depuis 2 jours, il peut enfin chausser des skis car les pentes sont moins brutes. Jusqu'à présent il montait uniquement avec ses crampons. L'utilisation des skis était impossible car il était toujours en traction à cause du traîneau.

En 12 jours il aura couvert près de 500 km à pied. Les skis lui apportent un changement d'habitude bénéfique pour le moral surtout que le paysage est monotone.

A suivre...

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(photos et illustration © mikehorn.com)

03/12/2008

Lapland (2) : ça se précise

Le programme se précise pour mon voyage au Lapland de février/mars prochain. On s'oriente sur un triptyque Suède/Finlande/Norvège. La Finlande n'était pas prévu initialement avec la possibilité de rallonger de 1 jour voire 2 (ça ferait plus dans les 12 jours que 10).

La conséquence de ce changement de parcours (on partirait de l'Est de la Suède - Lulea - pour aller directement vers le Nord en direction de la Finlande puis nous rejoindrions les Lofoten en Norvège avant de revenir vers Lulea) est que nous devrons adapter nos moyens de déplacement : moins de chiens de traineaux puis motoneige (plus rapides surtout sur de longues distances) et de longues étapes en voiture pour nous mener d'un point à un autre, toujours sur des routes verglacées, le tout ponctué par les haltes photos qui s'imposent. Revers de la médaille, le parcours sera moins écolo que celui prévu initialement.

Pour le logement ça sera un mix entre auberges chauffées (type auberges de jeunesse) et refuges sans électricité (l'avantage des premières est surtout de pouvoir recharger les batteries) au gré de nos étapes.

Nous serons de plus accompagné une partie du parcours par un ami suédois d'Emmanuel (notre organisateur) photographe lui aussi.

Bref, c'est toujours aussi emballant.

A suivre...

02/12/2008

Pangaea (Mike Horn) - Il marche enfin !

Samedi dernier, Mike Horn a enfin pu décoller pour se rendre en Antarctique.

Après de longues formalités douanières pour pouvoir décoller, il a dû se soumettre a de longues formalités une fois arrivé sur la base américaine de Patriot Hills.

Vérifications de son équipement, détail de ses intentions, écouter les recommandations sur ce qu'il est possible de faire ou pas sur ce continent très réglementé (un accord international en préserve l'intégrité ; puisse un tel accord être signé un jour pour l'Arctique).

Il avait prévu de passer les premières 24h à ce point de départ mais n'y tenant plus après autant de retard, il a commencé sa longue marche hier. Toute en montée sur les 30/40 premiers kilomètres au rythme de 4-5 km par jour (je rappelle qu'il tire une pulka de plus de 200 kg). Il devra lutter contre les vents catabatiques (vents polaires violents venant de la calotte) et le froid qui va aller grandissant (-15° au point de départ) encore que... pour avoir escaladé moi même des glaciers au Groenland, je peux vous dire qu'il n'aura pas froid mais plutôt chaud dans les premiers jours - mais moi c'était de la rigolade à coté de ce qui l'attend

A suivre...

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(illustration © mikehorn.com)

28/11/2008

Lapland

Vous l'aurez surement deviné en voyant ce drapeau flottant au vent, mon prochain voyage devrait se faire en Suède, aux alentours de fin février 2009 pour une dizaine de jours. Mais pas n'importe où en Suède. Très précisément en Laponie Suédoise (Lapland) au delà du cercle arctique tout au nord, à quelques dizaines de kilomètres de la Norvège et des Lofoten (pour situer).

Le point de départ sera la ville de Kiruna (*). Le parcours est prévu en partie dans le Parc National d'Abisko à la recherche de la faune, des plus beaux paysages et des aurores boréales. Le parcours n'est pas encore défini complètement mais le but est avant tout photographique (vu que nous serons 4 photographes).

On se déplace en traineaux à chiens individuels (un musher doit nous apprendre à manier un attelage la première demi-journée sur place) dans le Parc d'Abisko (quelques jours avec nuits en refuge) et en voiture pour le reste (sur des routes entièrement verglacées (gloups) comme le montre cette photo d'Emmanuel ; qui doit être en train d'avancer dans l'organisation du trip en question - contact avec les prestataires sur place, réservations...) :

routeverglas.jpg

Il devrait faire plutôt froid (il a eu -30° l'an dernier ; ça peut descendre à -40° en Laponie) mais rien que l'idée de me frotter au froid m'enchante (je sais on me dit souvent que je suis fou quand je parle d'aller dans le froid, j'y peux rien je ne supporte pas la chaleur ).

Reste plus qu'à croiser les doigts pour que tout se passe bien pour l'organisation de ce voyage.

A suivre...

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(* il faudra que je vous reparle de cette ville qui vit une "histoire" assez incroyable)

27/11/2008

Pangaea (Mike Horn) - Retour en Antarctique

mikehorn-arktos.jpgAprès un premier contretemps, Mike Horn décolle aujourd'hui de Punta Arenas pour l'Antarctique.

Il va enfin pouvoir (re)commencer son expédition qui doit le mener à travers cet énorme continent glacé en passant par le Pôle.

Il vient de passer 15 jours à peaufiner son équipement : il tirera une pulka la plupart du temps et utilisera quand le vent sera favorable des kites pour le tirer lui et son traineau.

Sa pulka pèse plus de... 200kg (vous lisez bien) dont 100 kg de nourriture et 30 kg de carburant. Le reste est constitué de tout l'équipement nécessaire (couchage, vêtements, secours...). Pour gagner du poids, pas d'autre choix que de couper tout ce qui peut l'êter et qui ne sert pas (étiquettes de vêtements, les fils, poignées ou attaches inutiles...). Chaque gramme compte.

 

Edit 29/11 : Mike Horn n'a pas pu décoller d'Argentine bloqué par le mauvais temps. Il devait faire une nouvelle tentative le 28/11. A suivre...

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(photo © Mike Horn - Arktos)

24/11/2008

Fini les regrets !

J'ai été tellement frustré de ne pas avoir pu filmer plus mon voyage au Groenland que pour le prochain voyage, je mets le paquet.

A gauche l'ancienne batterie de mon caméscope et à droite la nouvelle :

Et niveau prix, je suis largement gagnant : la moitié du prix d'une "ancienne" batterie !

Le problème des batteries c'est le froid et là où je vais il va faire trèèèèèès froid. Et plus une batterie est vieille plus elle se décharge vite. Et mes 2 batteries sont très vieilles. Alors comme j'ai aussi envie de ramener un peu de vidéo en plus de mes photos, me voilà enfin paré. Fini les regrets !

Bon... je crois que je ne vous ai toujours pas dit où j'allais ? Allez, je vais préparer ma note pour vous en dire plus, je vous ai assez fait lambiner comme ça

12/11/2008

Pangaea (Mike Horn) - Premier contretemps

Premier et facheux coup dur pour Mike Horn qui s'élancait fin de semaine dernière dans la première grosse étape de sa nouvelle expédition Pangaea, la traversée de l'Antarctique en solitaire.

Première difficulté, la mer est déjà couverte de glaces. De son bateau, il lui fallait d'abord trouver la meilleure zone d'accostage pour débarquer, un point de départ difficile à trouver.

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(© Mike Horn)

Deuxième difficulté, l'attente du plan de sauvetage obligatoire des autorités de l'Antarctique en cas de nécessité. On lui a annoncé un cout astronomique (800.000$)

Troisième difficulté, les crevasses trop nombreuses et le mauvais temps dans l'ascension du premier glacier l'on obligé a rebrousser chemin lui et les quelques membres de son équipe qui le suivait en ce début d'étape (je pense qu'il doit s'agir de son photographe et de son caméraman qui le "suivent" à différents points de rencontre sur son parcours). Mike a accroché les pulkas ensemble et déployé son kite (il a traversé une partie du Groenland à ski tracté par un kite en 2002) pour retourner rapidement tous ensemble en sécurité à bord du bateau. Au bon moment... les vis à glace qui maintenaient le bateau amarré ont fini par céder sous la pression.

Contraint et forcé, le bateau navigue actuellement vers Punta Arena au Chili. D'ici la fin du mois, Mike devrait se faire déposer en avion sur une des bases permanente de l'Antarctique (Patriot Hills) et enfin partir pour l'aventure.

A suivre...

09/11/2008

Reprendre du service ?

Il est encore un peu tôt pour en parler plus dans le détail ici (seuls quelques proches sont au courant) mais on vient de me faire une proposition très intéressante dans le domaine de la photo que je serais vraiment con de refuser.

Je dois en apprendre plus lorsque j'irai au Festival de Montier où je dois rencontrer justement les personnes qui m'ont fait cette proposition.

Mais juste pour vous donnez un indice, mon matos spécial grand froid pourrait reprendre du service début 2009. Vu que tout n'était pas encore rangé au fond d'une armoire, je vais attendre de voir si ça se concrétise ou pas avant de le faire.

Je n'avais rien de prévu de ce coté là mais il est des opportunités qu'il ne faut pas laisser passer. Du moins c'est là que m'ont conduits mes réflexions ces derniers jours.

A suivre...

07/11/2008

Pangaea - Mike Horn repart

pangaea.jpgPangaea (*) est le nom de la nouvelle expédition de Mike Horn qui prend sa vraie dimension d'aventure demain.

L'idée est la suivante : l'aventurier part pour 4 ans et va parcourir 100000 km d'ici 2012 à travers toutes les mers du globe et tous les continents en passant par les 2 poles. Il partagera à intervalles réguliers son expérience d'aventurier avec des jeunes du monde entier et attirera leur attention dans un message environnemental.

Pour se déplacer, il n'utilisera aucun moyen motorisé (comme à son habitude). Sur mer, il sera à bord d'un bateau de 35m, le Pangaea, qui combine plusieurs technologies pour le rendre complètement autonome et surtout non polluant (énergie solaire, recyclage de l'eau...). Sur terre, il utilisera la seule force de ses jambes (pour info lors de ses précédentes expéditions quand il a été contraint de prendre un véhicule motorisé, il refaisait à pied le chemin inverse pour reprendre sa marche).

Cette expédition a débuté réellement en mai dernier de Monaco. S'en est suivi un été de cabotage "pépère" par Barcelone, Hambourg, Londres puis jusqu'à Tasiilaq au Groenland (tiens tiens...) puis New-York et enfin Ushuaïa (pointe sud-américaine). De là, mi-octobre, il a navigué en compagnie d'un premier groupe de jeunes jusqu'en Antarctique, la première grosse partie de ces 4 ans d'aventures.pangaea2.jpg

Ces jeunes sont repartis il y a quelques jours. Et demain, il s'élance seul pour 4 mois à travers le continent glacé, d'Ouest en Est (en passant par le Pôle Sud). Une fois à l'Est il retrouvera son bateau pour la suite de son aventure. Mais avant il devra passer 4/5 mois seul avec le lourd traineau contenant tout l'équipement nécessaire à sa survie. La veille de partir, la température passe de -7° le jour à -17° la nuit. Au Pôle, hors refroidissement éolien, il fait déjà -40° (il y a une base habitée permanente au Pôle géographique).

mikehorn.jpgPour vous donnez une rapide idée des prochains défis qui l'attendent (après l'Antarctique) il naviguera vers l'Asie en passant par l'Australie, grimpera un sommet himalayen (il a déjà deux "8000" à son actif sur les 14). Ensuite, la traversée de la Sibérie, du Pole Nord et de tout le continent américain. Il finira par l'Afrique pour revenir à son point de départ, Monaco.

A suivre...

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(*) le nom de son expédition, Pangaea, fait référence à la Pangée, le nom donné au supercontinent qui regroupait toutes les terres émergées il y a plus de 400 millions d'années avant sa dislocation 200 millions d'années plus tard et qui a fini par dessiner notre planête. C'est également l'acronyme pour Pan Global Adventure for Environmental Action (Aventure Mondiale pour une Action Environnementale) mais aussi et surtout le nom du bateau de Mike Horn.

 

 

 

Pour aller plus loin :

- vidéos de présentation de son aventure (version courte - version longue)

- le site officiel de Mike Horn

- revenir régulièrement sur mon blog, j'en parlerai encore

(toutes les photos © Mike Horn)

21/10/2008

Tara à Paris

taraparis.jpgLe voilier polaire Tara sera à Paris entre le 15 novembre prochain et le 11 janvier 2009.

Il sera à quai au port des Champs Elysées, rive droite, pont Alexandre III.

Pour arriver là, le bateau va devoir franchir 350 km de voies fluviales, 6 écluses et 80 ponts. Un problème majeur pour son plus haut mat qui culmine à 27 mètres. Pour ce faire, les mats qui pèsent 2 tonnes chacun seront démontés à l'aide d'une grue et mis sur le pont.

Le bateau remontera le courant de Rouen à Paris pendant 3 jours et 3 nuits à partir de fin octobre.

Ensuite des grues viendront aider à la remise en place des mats et le bateau sera prêt pour l'exposition.

Un truc à voir.

 

Horaires :
Ouvert tous les jours de 10 h à 18h sauf le lundi matin et mardi toute la journée (réservé aux scolaires). Prix : 5€

Fermé le 25 décembre et le 1er janvier.

26/09/2008

Petit papa Noeeeeeeeeeeel

Petit papa Noël,

Cette année j'ai été très sage alors je veux ça :

Hein... quoi... ?

Il est trop tôt ?

Ah oui... c'est vrai, ce livre ne sort qu'en octobre

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Tara, 500 jours à la dérive dans l'Arctique

Michèle Aulagnon / Francis Latreille (photos)

Editeur : Gallimard

25/09/2008

Un repas de 6000 calories

Un restaurant londonien propose un menu de... 6000 calories inspiré de ceux des expéditions polaires de Shackleton qui échoua de peu d'être, il y a 100 ans, le premier à atteindre le Pôle Sud.

6000 calories... On estime à environ 2000-2500 calories l'apport journalier pour un homme et 1800-2000 calories pour une femme. Là, c'est quasiment 3 fois plus en un seul repas.

Une expédition polaire mené par plusieurs descendants de Shackleton doit partir fin octobre sur les traces de leur illustre ancêtre. A cette occasion le patron de ce restaurant propose sur sa carte cet étrange menu de 4 plats pour 75 £ (94 € dont 12 € - 10£ - reversés à la Fondation Shackleton).

Apéritif : morceaux de lard grillés sauce aigre-douce arrosés de bière (1300 calories) ;

Entrée : du "hoosh" (ragoût de pingouin - ici remplacé par de l'oie), du corned-beef, des flocons d'avoine, des pommes de terre et une bière (1300 calories) ;

Plat principal : 570g de boeuf avec un gratin de chou-fleur, des champignons et des épinards à la crème, des frites, et du vin rouge (2100 calories) ;

Dessert : fondant au chocolat avec 2 boules de glace vanille accompagné d'une boisson glacée parfum vanille/coco (1500 calories)

Soit environ 6200 calories en tout.

Pour la petite histoire, l'expédition historique de Shackleton avait échoué à cause de rations alimentaires insuffisantes...

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Pour ma part, étant végétarien, je trouve ce repas carrément gerbant... sauf le dessert

Heureusement aujourd'hui on mange beaucoup mieux dans le froid. Mais si après ce repas vous avez encore faim, vous prendrez bien une petite tranche de phoque ?

(© legweak - instants photo)

19/09/2008

Page 123

J'ai été mis à contribution par l'Oncle Dan pour cette patate chaude qui se refile de blog en blog.

Le principe : prendre un livre, en donner les références, l'ouvrir à la page 123 et à la 5ème ligne, écrire les 5 lignes suivantes. Puis refiler la patate à d'autres blogueurs.

Je ne l'ai pas fait exprès mais si je prends le livre le plus proche de ma table d'ordi je tombe sur ce bouquin qui déchire dont j'ai déjà longuement parlé ici (et je n'ai pas encore fini il me reste quelques perles à dévoiler).

Il s'agit donc du livre de Peter Freuchen "Aventure Arctique - ma vie dans les glaces du Nord" (1935) - Editions CTHS de 1997.

Ça tombe bien, la page 123 est assez croustillante :

"Nous entreprîmes de lui batir un igloo mais la neige était si fine qu'aussitot qu'on avait taillé un bloc le vent le mettait en poussière. J'entrevis par hasard le visage de la pauvre Atitak et j'y distinguai toute la souffrance et la détresse qu'éprouve une femme dans pareil cas. Elle semblait espérer que Knud et moi nous ferions quelque chose pour elle. Pourtant que pouvions-nous ? On ne pouvait construire un abri et il n'était pas question de la déshabiller."

En fait, Freuchen relate dans ces pages, l'expédition d'un village vers un autre qu'il a mené avec un groupe d'inuits... dont une femme enceinte.

Au début du XXème siècle, les femmes groenlandaises ne savaient pas quand elles allaient accoucher. Ça arrivait sans prévenir. Pour Freuchen, médecin de formation, aider une femme à accoucher devrait logiquement paraitre plus aisé que pour tout un chacun mais il fallu que pour cette femme cela se passe en pleine tempête par un froid extrême sans le moindre abri alentours.

Au grand maux les grands remedes : Les hommes présents retournent le traineau et font un mur humain improvisé pour faire obstacle au vent. Normalement c'est au mari d'aider sa femme, laquelle accouche toujours à genoux, en la ceinturant par derrière pour l'aider à expulser le bébé. Mais le père ici présent, dont c'est le premier enfant, ne sait pas comment s'y prendre. C'est un autre homme (déjà père de famille) qui s'y colle. Après avoir fendu juste ce qu'il faut le pantalon de la femme, elle accouche rapidement.

Tout se termine bien. Quelques instants après, le bébé est mis au chaud dans d'épaisses fourrures et est envoyé prioritairement au prochain village.

Allez je refile le bébé... (façon de parler hein ?) si ce n'est pas déjà fait par d'autres à :

Oïnkari (récente lectrice de mon blog) ; Mélo ; Denis et Daydreamer

17/09/2008

Pétition de Jean-Louis Etienne

d61c97659836f2b7810cf76628fd177e.jpgVous connaissez ma passion pour l'Arctique ?

Aujourd'hui je relaie l'initiative de Jean-Louis Etienne (le premier homme à avoir atteint le Pôle Nord seul à ski en 1986) de lancer une pétition pour alerter les hommes politiques (et l'opinion publique) sur la nécessité de sauvez l'Arctique (et évitez qu'elle ne devienne une simple "terre" juste intéressante économiquement).

Donc si ça vous dit voici le lien vers la pétition et les explications : http://www.jeanlouisetienne.com/poleairship/magazine.cfm?...

ou simplement envoyer un mail à cette adresse : petition@jeanlouisetienne.com en indiquant votre Nom / Prénom / Adresse et Mail

En même temps ce n'est pas si innocent de ma part. Une fois "fondue" ça n'aura plus beaucoup d'intérêt photographique et je compte bien y retourner d'ici quelques temps

06/09/2008

Pourvu qu'il échoue (il a échoué mais...)

Mi-juillet je vous avais parlé de la tentative de Lewis Pugh d'essayer d'atteindre cet été le Pôle Nord en kayak. Son souhait était surtout d'échouer, c'est à dire être bloqué dans son avancée par les glaces, afin d'alerter le monde (surtout politique) sur les prévisions de fonte totale des glaces l'été dans les quelques dizaines d'années à venir.

Eh bien il a échoué. Bonne nouvelle à priori (la banquise arctique est toujours là) mais... il y a un mais !

(© Polar Defense Project)

Stoppé vers 81°N (soit à un peu moins de 1000 km du Pole Géographique) il a pu constater que les nombreux morceaux de banquise étaient très peu épais (glace récente d'environ 1m d'épaisseur datant d'environ 1 an) alors qu'il s'attendait à trouver de la glace plus épaisse et plus ancienne (allant jusqu'à 3m d'épaisseur) comme il en avait déjà vu sous ces latitudes ne serait que jusqu'à l'an dernier. Ce qui laisse penser que des glaces aussi jeunes pourraient très bien disparaitre prochainement bien avant l'été.

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Le nombre important de ces morceaux très mobiles on rendu la progression impossible (pour lui et son compagnon d'expédition Robbie Hegedus, plusieurs fois champion du monde de kayak) dans leurs frèles esquifs.

Autre mauvaise nouvelle, des images satellites récentes montrent que pour la première fois, le passage du Nord-Ouest et de l'Est sont libres de glace. Cette image prouve l'accéleration de la fonte des glaces ces dernières années.

L'incidence est d'autant plus grave, que la glace n'est plus là pour bloquer la lumière du soleil qui réchauffe la mer libre qui fait fondre la glace qui ne bloque plus la lumière etc... etc...

Dire qu'il y a à peine 100 ans pour la première fois, un bateau (le Gjoa de Roald Amundsen) réussissait à franchir ce célèbre passage du Nord-Ouest (de 1903 à 1906) et qui bien avant son succès a vu mourir tant d'hommes...

Et dire qu'aujourd'hui beaucoup commencent à se frotter les mains d'avoir de nouvelles voies de navigation plus "économiques" (donc peu importe les conséquences).

Quant à Lewis Gordon Pugh, il sera invité au Congrès américain le mois prochain pour parler des changements climatiques, fort de ses expériences polaires.

(© Polar Defense Project)

11/08/2008

J'ai fait durer autant que possible...

... mais il fallait bien que j'arrive au bout de ce bouquin qui déchire, "Aventure arctique - Ma vie dans les glaces du Nord" par Peter Freuchen.

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Je l'ai lu sans me précipiter, par petits bouts (et pourtant c'était tentant de l'avaler rapidement).

Dommage que le bouquin soit si rare à trouver (pour mémoire je l'avais trouvé au Groenland dans un magasin qui n'avait de magasin que l'intérieur, c'est dire - vu de dehors, ce n'était qu'une simple maison).

Quelles aventures. Aujourd'hui on dirait des "trucs de ouf". Un par page, parfois plus. J'ai pris un paquet de notes.

J'ai notamment relevé l'intégralité des "recettes de cuisine" (si on peut appeller ça de la cuisine) distillées tout au long du livre. J'en reparlerai évidemment.

Un blog aurait été le moyen idéal pour conseiller ce livre mais du fait de sa rareté je ne peux que vous en faire profiter par quelques notes de temps en temps.

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Note connexe : 

médecine traditionnelle

06/08/2008

Envie d'un peu de fraicheur ?

En ce jour de grosse chaleur voici de quoi vous rafraîchir un peu 

Déjà 4 mois que je suis revenu de là-bas. Je me souviens bien de ce soir là. Fatigué après 3 jours de marche dans les "alpes" groenlandaises, dans le froid mais avec un trés beau temps. Et le plaisir d'y être surtout.

Tiens, j'ai eu des nouvelles de mon frère aujourd'hui. Il est en vacances en... Bretagne. Il m'a dit que ce soir, il faisait froid... 19°. Presque comme sur cette photo... mais c'était sous zéro

16/07/2008

Pourvu qu'il échoue !

Pas sympa d'espérer qu'un aventurier échoue dans une expédition mais c'est lui même qui le souhaite.

Lewis Gordon Pugh espère échouer car l'enjeu de son pari est différent : il va tenter d'atteindre le Pôle Nord géographique en kayak à la fin de l'été.

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Pourquoi veut-il échouer ? Parce qu'en théorie, c'est impossible à faire. Le Pôle Nord est pris dans une banquise compacte et infranchissable à mesure que l'on progresse. Mais les scientifiques s'accordent à dire que pour la première fois, il serait possible cet été d'atteindre le Pôle Nord en bateau, en se faufilant à travers les plaques de glace, conséquence du réchauffement climatique mondial. Les prévisions parlent d'une fonte totale des glaces l'été d'ici 20 à 30 ans.

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Lewis Pugh est une force de la nature. A 38 ans il est connu pour avoir nagé à plusieurs reprises dans les eaux glaciales de l'arctique avec pour seul équipement... un simple slip de bain.

S'il échoue, ça sera une victoire pour lui. Son objectif est aussi un objectif de communication. Montrer au monde ce qui se passe  : "Ce qui me perturbe, c'est qu'on l'a vu venir. Nos dirigeants le savaient depuis longtemps et ils ont tergiversé sans rien faire. On doit maintenant insister pour qu'ils agissent parce que quand l'Arctique fondra, cela aura des conséquences pour chacun d'entre nous".

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Hélas, mon sentiment personnel est que les enjeux économiques qui découleront de tout ça l'emporteront probablement sur le raisonnable. J'espère me tromper.

Toujours est-il qu'il partira du Svalbard et remontera vers le pôle pour 1200 km en kayak, suivi par un bateau d'assistance, sur une durée de 15 jours.

A suivre...

Edit 06/09/08 : le compte rendu de l'expédition

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Le site de l'aventurier ; Le site de son expédition

(Crédits photos : Londres, Shaun Curry @ AFP ; autres photos, votre serviteur au Svalbard par 81° nord)

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(PS : puisqu'on parle aventure, sachez que Mike Horn est sur le point de lancer sa nouvelle expédition. Il se trouve actuellement au Groenland à Tasiilaq, un coin que je connais bien ;o) j'en reparlerai très prochainement).

18/06/2008

Médecine traditionnelle

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Voici ce que j'ai lu ce matin dans le bus dans mon bouquin qui déchire (que je savoure vous n'imaginez même pas, tellement il "déchire").

Peter Freuchen (un explorateur danois parti vivre au Groenland au début du XXème siècle) relate le jour où il s'est cassé le bras gauche en tombant maladroitement.

L'action se passe un peu avant les années 20. Une "mode" du moment voulait que quand un membre était cassé, on le laisse se remettre seul. Lui (médecin de formation) veut se faire "soigner" à l'ancienne. Pour ce faire, il fallait immobiliser le bras avec un bandage fait en peau de phoque poilue mouillée. Une fois sec, le bandage est serré et rigide.

Ne sachant pas combien de temps garder le bandage et donc quand le retirer, les inuits ont une technique : ils mettent des poux entre le bandage et le membre. Tant que l'os fait suffisamment mal pour ne pas sentir les poux, il faut le garder. Quand la vermine démange trop, on peut retirer le bandage. 

Cette méthode marche à merveille selon Freuchen.

 

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Note connexe :

Sports d'hiver : attention au jeudi !!!

25/05/2008

6 minutes en avion

Retour sur mon voyage au Groenland avec une petite vidéo. Le vol de Reykjavik à Kulusuk avec le survol de la banquise et d'énormes icebergs entre l'Islande et le Groenland jusqu'à l'atterrissage. 

Je n'ai pas filmé beaucoup pendant ce voyage, les batteries de mon petit caméscope n'ont pas bien tenu le froid (contrairement à celle de mon appareil photo) et j'ai vite abandonné le reportage filmé pour celui des seules photos.

C'est parti : 

21/05/2008

Ce bouquin il déchire !!!

87571b14aaa565233978f15c3d3d90e2.jpgJ'ai acheté ce livre au Groenland : "Aventure arctique, ma vie dans les glaces du Nord" par Peter Freuchen.
 
Il était vendu dans une toute petite boutique qui vendait des chips, des glaces, des canettes, quelques DVD (ils avaient tous les Columbo... en danois), des livres en plusieurs langues dont quelques uns en français, un poste internet... tout en danois, des cartes postales, des cartes marines, que sais-je encore... ? Jacky de notre groupe nous a même payé une énoooooorme glace !!!! Un régal après 10 jours dans le froid ;o)
 
Déjà c'est pas banal de voir là où on ne s'y attends pas des livres en français. Notre guide, Aurélien, voit que je tiens ce livre et il s'exclame "Ce bouquin je l'ai lu en danois, il déchire !".
 
Il y avait 2 exemplaires j'en ai pris un et Florence, de mon groupe, à pris l'autre.
 
Peter Freuchen (1886-1957) était un explorateur polaire danois du début du XXème siècle. Il raconte sa vie passée au Groenland entre sa découverte de l'arctique (en 1907) puis sa vie parmi les inuits. Il a été le premier blanc à vivre et à se marier avec l'une d'entre eux. Son surnom était "Pierre le Grand" (du fait de sa très grande taille).6253976e8380c4beb012e394eec1784e.jpg
 
Eh bien, je n'en suis encore qu'au début mais je confirme, ce bouquin il déchire !
 
Quelques exemples :
 
3ème page, le livre commence pendant une exploration. Il est avec 2 comparses. Ils n'ont plus de nourriture (un ours a tout dévalisé dans une cache avant qu'ils y arrivent). Ils sont à bout de force à des jours du premier village. Freuchen, en désespoir de cause, prend un fusil pour une dernière tentative de chasse. Alors qu'il croit que la fin est proche, après des kilomètres de marche, il arrive a tuer un énorme lapin. Sur le chemin du camp, il n'arrête pas de penser à la meilleure façon de manger ce lapin qu'il trouve trop lourd à porter. Notamment ce qu'il pourrait en faire lui, puisqu'il l'avait tué. S'en suit un long chemin de croix à se torturer l'esprit et l'estomac, à peser le pour et le contre, à lutter contre l'envie de tout manger de suite et de ne rien dire aux autres, à avoir honte de penser à en priver ses amis. A éventuellement s'attribuer de suite des parties que les autres ne voudraient pas (comme les pattes ou les oreilles)... Finalement à se poser toutes ces questions il arrive en héros à son campement.
 
2 pages après, il raconte comment tout à commencé. Il faisait de brillantes études de médecine. Un jour alors qu'il est à l'hopital, arrive un docker très gravement blessé. Le type est à l'article de la mort. Tous les docteurs disent qu'il va y passer. Le type tient bon, il lutte contre la mort pendant des mois et finalement, il survit puis se remet complètement. On parle de miracle, des chirurgiens du continent entier viennent voir le miraculé. Le type est guéri, il est temps qu'il rentre chez lui. Tout le monde le regarde quitter l'hopital. Le type traverse la rue en les saluant. Il se fait alors renverser par une voiture (une des toutes premières au Danemark en ce début du XXème siècle). Il meurt sur le coup ! Révolté, Freuchen abandonne ses études de médecine sur le champ et postule, sans absolument rien y connaitre, au départ d'une grande expédition polaire.
 
2 pages encore plus loin, il raconte un épisode au Groenland. Il arrive dans un village où l'on prépare une fête pour le soir. On lui présente une fille qui sera sa "cavalière" pour les danses. Il est content, la fille est très jolie. Elle l'emmene chez elle et pour lui montrer qu'elle est "civilisée" et propre sur elle, entreprend de lui montrer comment elle lave ses beaux et longs cheveux (les cheveux sont un signe de beauté chez les femmes inuits). Freuchen a l'impression d'être dans un rêve. C'est alors que la fille tire un seau plein d'urine humaine et... commence à laver ses cheveux avec ! Le charme est brisé, et toute la soirée il doit danser avec elle. Arrive le soir, pendant qu'il danse dans une maison trop basse de plafond pour sa grande taille, il découvre l'ouverture du grenier dans le plafond. Il l'ouvre. Il peut enfin se tenir droit même s'il doit danser en restant sur place. Manque de bol, dans le grenier reposent toutes les peaux de bêtes entreposées là après avoir été tannées... avec de l'urine humaine !!!
 
Quelques pages plus loin, le bateau de son expédtion est pris dans les glaces depuis des mois pendant l'hiver. A bord, vu qu'ils n'ont pas été très attentifs à leur nourriture, ils ont tout mangé... sauf la soupe de tomates et les conserves de poissons (un plat excellent, quand il n'y a pas que ça à manger). Sans nouvelles d'eux, les autorités danoises sont inquiètes. Elles envoient des inuits à leur rencontre moyennant une prime pour qui les trouverait en premier. On finit par les trouver. Les hommes du bateau vont à la rencontre des arrivants. Les inuits, prévoyants, apportent avec eux de la nourriture. Plutôt que d'amener du phoque, une viande banale finalement, ils ont préféré prendre un vrai repas du dimanche : de la soupe de tomates et des conserves de poissons !
 
Je n'en suis encore qu'au début mais si le reste est à l'avenant (le bouquin fait un peu moins de 500 pages, écrit en minuscule) je sens que je ne vais pas m'ennuyer.

08/05/2008

Voyage au Groenland - Jours 12 à 15 - du 1er au 04/04/2008

(Jour 11/15)

Tourisme et repos (01/04/2008) :  
           
Réveil paisible ce matin un peu avant 8h (c'est pratiquement une grasse matinée ça ?).

Aujourd'hui pas de mauvais poisson d'avril, pas d'effort si ce n'est celui de "faire chauffer" la carte bleue pour divers achats. En effet aujourd'hui nous allons nous balader en ville, l'occasion d'acheter quelques souvenirs car demain nous quitterons le Groenland en début de matinée.

Ce matin il fait 0° et le beau temps est revenu. C'est surtout demain qu'il faudra qu'il fasse beau sinon l'hélico ne pourra pas décoller.
   
Nous prenons notre temps pour nous préparer. On se met finalement en route pour la ville vers 11h passé.

Ça fait presque bizarre d'être vêtu d'un simple pantalon de rando et de chaussures de rando. Mais nous n'aurons pas besoin de marcher dans la neige, juste éventuellement celui de ne pas glisser sur les portions de la route encore gelés mais la route principale est dégagée.
       
Nous allons au centre-ville où se trouve, la poste, un distributeur d'argent, l'office de tourisme et un musée. Plus loin dans la ville se trouve le seul supermarché de la ville (nous irons ensuite pour y acheter de quoi grignoter ce midi).

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A l'office de tourisme nous pouvons acheter divers souvenirs comme des cartes géographiques, divers vêtements fait à partir de peau de phoques ou de corne de narval sculptées, comme le tupilak, un monstre de légendes originaire précisément de cette partie du Groenland.
   
Je prends des tupilaks et pour mon neveu et ma nièce une petite trousse d'école en peau de phoque.

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On pourrait en débattre longuement mais contrairement à certaines campagnes de chasses sauvages et purement mercantiles (qui sont décriées à juste titre d'ailleurs) comme on en voit au Canada notamment, ici tout l'artisanat n'est que l'explotation de ce qui a été pêché et chassé pour être mangé. Je ne vois pas comment on pourrait dès lors avoir le moindre problème de conscience avec ça. Grâce à ça, ces petits artisans locaux peuvent vivre.
           
Une fois nos emplettes faites, certains vont à la poste pour acheter quelques timbres. Il semble que cet endroit de la ville soit un lieu de "vie" et de rencontres.

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C'est aussi le point de rendez-vous de beaucoup de personnes déjà complètement saoules ! Il n'y a pas beaucoup de travail ici, l'alcool est un fléau grandissant. D'autant que nous constatons que derrière chaque "guichet" on trouve des danois et pas des groenlandais.

Les suicides sont également nombreux mais le fait que la plupart de la population possède une arme explique aussi pas mal de choses.
       
J'attends dehors. Je constate que les gens sont aimables et disent volontiers "bonjour" (ça doit se voir qu'on ressemble à des touristes ?)

"Bonjour" se dit "Guuda" mais la plupart des gens disent "Hi !"

Nous allons ensuite au supermarché où l'on trouve en plus de la nourriture, des armes, des hameçons, des vêtements, des machines à coudre (ils en ont une quantité phénoménale)...

Mais ne cherchez pas les légumes, il n'y en a pas. Il y a bien quelques patates et quelques fruits (oranges, poires, pommes et c'est tout). Le reste, vous le trouverez en conserves... ou pas du tout !

Mes compagnons mangent tout de même un hot-dog vendu à l'entrée du supermarché. Pour ma part, étant végétarien, je me contente d'un paquet de chips et d'un jus d'orange frais.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans une toute petite boutique. On peut y acheter là aussi un peu de nourriture (chips, glaces, canettes de soda) quelques livres en plusieurs langues dont certains en français) des cartes postales, des cartes géographiques etc...

Après avoir mangé une énorme glace offerte par Jacky certains continuent de se balader moi je rentre à l'hotel vers 16h pour me reposer un peu et avancer le rangement de mes affaires.
   
Ainsi avance la journée.

Il a fait très beau toute la journée, j'ai relevé un petit 14° en plein soleil alors qu'il faisait -1° à l'ombre. A 20h30, il faisait -4°.

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Au dîner ce soir, Robert nous a fait une surprise. Moi je me serais à nouveau délecté d'un peu d'algues fraiches mais, hélas, c'est du phoque que la serveuse apporte !!!!

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Mes compagnons ont trouvé ça très bon. Le plat le plus traditionnel se prépare très simplement : 30 minutes à bouillir sans rien ajouter et c'est tout.

Le morceau en question est de l'épaule. Tout se mange même l'énorme couche de (bonne) graisse qui est au dessus.

Une dernière surprise gustative sera apportée un peu après, un tout petit morceau de narval.

Après le repas, je reste à l'hotel pendant que Certains vont au "pub" (qui devient boite de nuit à une certaine heure).

Demain matin nous nous lèverons tôt pour notre retour en Islande.

Au passage Robert annonce à Aurélien qu'il faudra qu'il aille chercher "notre" carton de nourriture à l'héliport. Il parait qu'il encombre.

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Départ pour l'Islande (02/04/2008) :

Un petit -4° et un temps légèrement nuageux mais clair pour nos dernières heures au Groenland. On se lève à 6h45, nous devons aller à l'enregistrement pour l'hélico tôt ce matin.

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Robert descend nos bagages à l'héliport pendant que nous y descendons à pied.

Un dernier regard sur la ville et la baie.

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Comme pour l'aller, je regarde ces montagnes. Mais cette fois c'est la dernière. La prochaine ça sera par internet.

On fait enregistrer nos bagages et attendons notre tour. Nous devons décoller vers 9h20.

Nous faisons nos adieux à Robert puis à Aurélien notre guide, qui reste ici pour guider la semaine suivante un dernier groupe pour la saison.

Vers 9h20 nous sommes dans l'hélico. Je me mets au même endroit que pour l'aller. Comme ça je pourrais photographier le coté océan. L'hélico décolle enfin, notre dernier "spectacle" va commencer. Et c'est tout aussi beau qu'à l'aller.

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Vers 9h40 nous arrivons à l'aéroport de Kulusuk.

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Notre avion pour Reykjavik est prévu pour... 12h10. Nous allons devoir attendre dans la toute petite salle de l'aéroport. L'occasion de mettre à jour mes notes (en prévision du récit que je raconte en ce moment même) de lire un peu et discuter avec mes compagnons.

Vers 12h00 nous embarquons enfin dans le même petit avion à hélices qu'à l'aller. L'avion décolle à l'heure, nous quittons le Groenland en survolant les derniers morceaux de banquises et icebergs qui dérivent au gré du courant.

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Nous survolons les cotes islandaises vers 15h50 heure locale. Dans 5 minutes nous serons à Reykjavik.

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Une fois à l'aéroport nous récupérons nos bagages (c'est très rapide avec seulement 20 passagers à bord).

Nous trouvons un taxi assez rapidement pour nous mener à notre hotel. Une rapide douche, un peu de repos et nous nous retrouvons à 18h30 pour aller manger en ville. Nous mangeons dans un excellent restaurant indien. Vers 21h00 on se sépare. Certains veulent rester en ville, d'autres (dont moi) veulent rentrer à l'hotel. Il pleut un mélange de pluie et de neige mélée. Il fait très froid et il y a beaucoup de vent.

Je lis un peu et m'endors.

Demain nous passerons la journée encore ici, le retour pour la France est prévu après-demain. Cette journée supplémentaire était une journée de "sécurité" au cas où nous aurions été bloqués au Groenland à cause d'une tempête par exemple, auquel cas nous aurions pu arriver demain de Kulusuk pour avoir notre avion d'après-demain.

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Après le froid, le chaud (03/04/2008) :

Au réveil, vers 8h, il pleuviote dehors.

Au petit déjeuner, nous décidons d'aller au Blue Lagoon, une station thermale à quelques dizaines de kilomètres de Reykjavik où nous pourrons "décongeler" du Groenland dans des eaux chaudes d'origines volcaniques. Cette destination est un "incontournable" pour qui visite l'Islande.

Nous partons à 11h00. Il nous en coûte environ 40 € pour un billet comprenant l'aller et le retour en bus et l'entrée au lagon.

Une heure après nous y sommes. Ce qui est extraordinaire c'est que l'eau après avoir été captée est "refroidie" pour ensuite alimenter l'immense piscine à ciel ouvert dans laquelle nous barbottons très vite.

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L'eau est à 40°. On a peine à croire que quelques jours avant nous étions largement en dessous de 0°.

On se "balade" dans cette large piscine profitant des saunas, douches et autres boue pour la peau pendant 2 bonnes heures. Le temps se couvre, il grêle même pendant une petite averse mais ce n'est pas bien gênant dans cette eau bienfaitrice. Un thermomètre affiche qu'il fait 0° dehors.

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Au bout d'un moment on commence à se lasser. Nous sortons et mangeons un peu. Nous avons du temps, notre bus retour n'est qu'à 16h.

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Le bus arrive et nous sommes de retour à notre hotel vers 17h. Je me repose et m'endors même pendant un moment.

Fatigué je laisse mes compagnons de voyage aller en ville manger. Je me lève un peu plus tard et croise à l'hotel un couple de jeunes anglais, Robert et Kate, qui était au lagon avec nous. Je passe une partie de la soirée avec eux à leur raconter notre voyage au Groenland tout en leur montrant quelques photos.

Vers 22h00 je les quitte pour aller me coucher. Nous devons nous lever très tôt demain (4h) notre avion pour Paris décolle à 7h.

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Fin du voyage (04/04/2008) :

Nous y voilà. Mon réveil sonne. Il est 4h, l'heure de rentrer en France, c'est la fin des vacances et de ce voyage hors du commun.

Après un rapide petit-déjeuner, nous prenons le taxi qui doit nous mener au bus qui nous mènera à son tour à l'aéroport de Keflavik.

Nous sommes à Keflavik à 6h.

Après l'enregistrement des bagages, un café, le passage en douane, nous embarquons vers 7h30.
   
L'avion décolle à 7h45.

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Le vol se passe normalement.
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A 12h35 (heure locale, notre heure désormais) l'avion se pose à Roissy.

Après avoir récupéré mes bagages, je dis "au revoir" à mes compagnons de raid. Nous avons vécu de bons moments ensemble et nous aurons beaucoup à raconter une fois chez nous.

Il est 13h25. Deux heures après j'arrive chez moi, épuisé à tirer mon lourd paquetage d'une main tout en portant mon énorme doudoune de l'autre. Sur Paris, il fait très chaud en ce début de mois d'avril. Eh oui, ici c'est le printemps, à Tasiilaq c'est encore l'hiver pour encore de longues semaines. Je me dis que j'aurais dû rester là-bas...

Ainsi s'achève mon voyage, il me reste maintenant à le raconter à qui aura envie de le lire et l'écouter.

FIN 

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J'en profite pour annoncer la mise à jour de mon site photo. Vous y trouverez le même récit mais avec plus de photos.
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07/05/2008

Voyage au Groenland - Jour 11/15 - 31/03/2008

(Jour 10/15)

De retour à Tasiilaq :
  
Nous nous réveillons à 7h30. Aujourd'hui c'est notre dernier jour de randonnée. Ce soir nous serons de retour à Tasiilaq, chez Robert. Mais il reste encore le chemin du retour à faire (une "grosse" dizaine de km).

Tiens, ce matin le soleil est voilé. C'est la première fois que nous ne voyons pas un soleil radieux en nous levant. Il fait -10° ce matin.

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C'est peut-être le fait de toucher au but qui explique cela mais nous prenons vraiment notre temps ce matin. Entre le petit-déjeuner et le démontage complet du camp, nous ne sommes prêt à partir qu'à 11h00 du matin. De plus le parcours est relativement facile : une longue descente (nous sommes en altitude) et du plat jusqu'à Tasiilaq.

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Nous partons à 11h15. Il fait -2°. Aurélien nous propose, plutôt que de suivre la trace (ce qui rallongerais de beaucoup la durée de marche) de couper en descendant directement la montagne sur laquelle nous sommes. En fait, il se trouve que nous sommes quasiment à la verticale de notre tout premier campement. C'est parti.

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La descente s'avère très rapidement être plutôt périlleuse. La pente présente un dévers très important et nous avons du mal à trouver une voie facile sûre où passer. La pente est vraiment à-pic. Huguette se lance pourtant seule dans la descente en ligne droite.

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Nous préférons trouver une voie plus praticable en retournant un peu en arrière. Aurélien trouve un autre passage. La pente est un peu plus douce mais la couche de poudreuse est trop épaisse et instable. Les raquettes glissent dessus et n'accrochent pas. C'est finalement en se laissant glisser sur les fesses que la descente est la plus facile.
 
Une fois en bas, nous retrouvons Huguette qui a réussi à descendre sans problème de son coté. Nous sommes maintenant sur la trace directe vers Tasiilaq. Il n'y a plus qu'à avancer toujours tout droit.

Je reconnais ces montagnes en pointes. C'est ici que nous avons campé le premier soir.

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Un peu plus loin, nous nous arrêtons pour manger.

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A mesure que nous approchons de la ville, il y a plus de monde sur la trace. Des motoneiges surtout. Nous dépassons 2 skieurs qui tirent une lourde pulka dans le dernier canyon qui mène à la baie.

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Il est 15h20 ça y est la ville est en vue. Je me sens très fatigué. Mais il reste un dernier effort. Encore une bonne heure de marche pour atteindre l'hotel.

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Un peu plus d'une heure après, nous atteignons notre but. L'hotel est juste devant nous en haut à droite.

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Je reprends mon souffle avant de monter. Aurélien reste avec moi. Nous repartons tranquillement. Un peu plus loin, nous croisons 3 gamins qui se baladent dans la ville et qui commencent à nous poser plein de questions. Le garçon est surtout intéressé par le fusil que porte Aurélien. Ils finissent par nous "dévaliser" de nos dernières sucreries et barres chocolatées. A 100m du but, nous pourrons nous en passer.

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Nous sommes rapidement à l'hotel. Il est 17h, il fait -2°.

Après une bonne douche (je me lave la tête avec du savon, mon petit flacon de shampooing est complètement gelé), un peu de repos autour d'un café il est déjà l'heure de passer à table.

Nous aurons parcouru en tout près de 90 km sur la totalité de notre séjour ici.

Vers 20h30, je ne tiens plus debout et vais me coucher. Dehors, il fait -4° mais cette nuit on dort au chaud. Demain, nous mettrons un nouvel équipement sur notre dos : celui de "touriste" pour notre dernier jour à Tasiilaq.
 
Le parcours du jour et le parcours cumulé du séjour :

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(Jours 12 à 15)

06/05/2008

Voyage au Groenland - Jour 10/15 - 30/03/2008

(Jour 9/15)

Un nouveau glacier à monter :
    

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Notre campement se réveille vers 6h30. Dehors il fait beau, le soleil est encore derrière la montagne. Une fois qu'il apparaîtra il devrait nous réchauffer un peu car il fait -19° ce matin.

Aujourd'hui nous allons avoir une journée en 2 phases : "plate" pour la première (jusqu'à ce midi environ) où nous suivrons un canyon suisvi d'un long lac gelé ; et "alpine" pour la seconde, avec la montée d'un nouveau glacier au bout duquel nous planterons notre prochain campement. Le dernier de ce voyage car le jour suivant nous serons de retour sur Tasiilaq en fin de journée.

Malgré le froid, j'ai plutôt bien dormi cette nuit. Ah si, j'ai encore fait un drôle de rêve, puisque c'était un rêve et pas la réalité : hier soir juste après m'être couché, j'ai entendu des pas dans le campement. quelqu'un marchait tout doucement autour des tentes pour ne pas faire de bruit. Je me suis imaginé que, comme Morten et Kurt étaient restés avec nous, que plusieurs inuits étaient arrivés en douce et allait prendre notre campement d'assaut et nous tirer comme des phoques.
  
Quand je raconte ce rêve à Aurélien un peu plus tard, il me dit qu'après s'être couché, il s'est rendu compte qu'il avait oublié de prendre ses boules quies. Il les a cherché partout dans son sac, et c'est peut-être ce bruit que dans un demi-sommeil j'ai assimilé à des bruits de pas autour de notre tente. 
 
Je découvre autour de ma tente le mur de neige qu'Aurélien a monté hier soir juste avant de se coucher. Vers la fin du repas, il avait pris un thé "menthe-réglisse" qui lui aurait donné l'envie de se "défouler". La neige est censée former des turbulences qui ralentisse le vent quand il souffle.Encore un peu et on aurait carrément pu monter un igloo !
 
Il est également très content de son trou dans la tente. Il pense qu'en le faisant encore plus profond on pourrait même se tenir debout dans la tente, ce qui serait vraiment pratique pour s'habiller sans se contorsionner sous la tente.

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Mais ce n'est pas tout, il faut quand même démonter le camp et partir.

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Aurélien et Morten règlent les derniers détails de notre parcours du jour. Nous croyons avoir du temps pour avancer tranquillement (il n'est que 9h30) mais Morten nous rappelle que nous sommes passés cette nuit à l'heure d'été et qu'il est déjà 10h30 ! Ça c'est la meilleure de l'année ! Faut qu'on aille au Groenland pour qu'un inuit nous dise quelle heure il est ;o)

En route...

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Nous voyons des traces dans la neige. Probablement un lièvre. C'est aussi un signe de l'hiver là-bas, il y a très peu d'animaux visibles.

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Les traineaux nous dépassent à vive allure et vont nous attendre au bout du long lac gelé sur lequel nous sommes. Le pied du glacier est là. Le bout du lac est enfin à portée de raquettes. Tout en longueur, sur 3 km il parait interminable entre ces 2 barres rocheuses.

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Nous rejoignons Kurt et Morten. Ce dernier a creusé un trou dans le lac où nous pouvons remplir nos bouteilles d'eau. Un vrai régal, cette eau fraiche ! J'en bois et en rebois jusqu'à plus soif... Ainsi qu'Aurélien. C'est l'occasion de manger un peu avant de monter le glacier.

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Il est temps de nous remettre en route nous sommes resté là bien trop longtemps.
Le glacier a 4 km de long et environ et sa dénivelation est d'environ 500m. Avec ce soleil écrasant, ça va encore être un sacré morceau à monter.

D'autant que le début est déjà très pentu...

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Le sommet n'est plus très loin. Il fait 4/5° au moment où se trouve un dernier petit col à franchir... à l'ombre. Au moins là, il fera moins chaud...

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Moins chaud, c'est bien le mot. La température chute de 15° en quelques dizaines de mètres une fois à l'ombre. A -10° je suis contraint de remettre les gants, le bonnet et la veste pour continuer.

Les traineaux sont là, une fois ce col passé. Mais Aurélien veut aller voir juste au bout si ça ne vaudrait pas le coup de continuer un peu et pourquoi pas descendre de l'autre coté ?

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Une fois au bout, il nous fait signe de venir. La descente est juste derrière. Autant y aller, ça fera toujours de moins à faire demain, même si les jambes commencent à avoir du mal à avancer... 

Le passage est très étroit, les chiens doivent tirer très fort.

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Kurt crie ses ordres aux chiens qui semblent déboussolés une fois l'étroit passage franchit. Des ordres relativement simples :

- you : droite (qui se transforme en "youyouyouyouyou" quand l'ordre est mal compris)

- drliiiiiii : gauche

- taawa : stop

- ouniniaaa : couché (quand les chiens se battent entre eux. S'ils n'obéissent pas, il n'est pas rare qu'un coup de pied leur parvienne au coin du museau)
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Tout le monde a basculé. Je range l'appareil photo et je repars. En bas, nous monterons notre campement pour une dernière nuit sous la tente. 
 
En bas, nous sommes de nouveau sur un lac gelé. Il faut en profiter, l'eau même gelé bout plus vite que la neige (qui doit d'abord fondre). C'est l'occasion de se raffraichir également avant de monter le campement.

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Kurt et Morten restent avec nous cette nuit encore.

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Bien qu'en plein soleil, il fait -10°. Une fois le soleil couché, il devrait faire encore bien froid cette nuit.
  
Aurélien creuse la neige jusqu'à la glace du lac au centre de la tente cuisine. Du monde passe et repasse sur la trace venant du glacier. Nous qui pensions être dans un coin perdu, il y a beaucoup de passage ici.

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A cause du gel, Morten et Kurt ont cassé un arceau de leur tente le soir d'avant, ils ont réussi à faire une réparation de fortune avec un morceau de bois et du fil.  

Une fois notre tente bien monté et qu'Aurélien ait creusé son trou et installé son côté, je m'occupe du mien.

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Le camp est fin prêt. Il fait -16° dehors au moment de passer à table. Le soleil a disparu derrière un pic.
C'est notre dernier soir en bivouac. Demain nous retrouverons une partie du parcours de notre premier jour de marche. Et en fin d'après-midi nous serons de retour chez Robert.

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Nous en aurons fini avec l'aventure pour redevenir de simples "touristes" ;o) 
  
Le parcours du jour (et le parcours cumulé) :

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(Jour 11/15)