08/05/2008
Voyage au Groenland - Jours 12 à 15 - du 1er au 04/04/2008
Tourisme et repos (01/04/2008) :
Réveil paisible ce matin un peu avant 8h (c'est pratiquement une grasse matinée ça ?).
Aujourd'hui pas de mauvais poisson d'avril, pas d'effort si ce n'est celui de "faire chauffer" la carte bleue pour divers achats. En effet aujourd'hui nous allons nous balader en ville, l'occasion d'acheter quelques souvenirs car demain nous quitterons le Groenland en début de matinée.
Ce matin il fait 0° et le beau temps est revenu. C'est surtout demain qu'il faudra qu'il fasse beau sinon l'hélico ne pourra pas décoller.
Nous prenons notre temps pour nous préparer. On se met finalement en route pour la ville vers 11h passé.
Ça fait presque bizarre d'être vêtu d'un simple pantalon de rando et de chaussures de rando. Mais nous n'aurons pas besoin de marcher dans la neige, juste éventuellement celui de ne pas glisser sur les portions de la route encore gelés mais la route principale est dégagée.
Nous allons au centre-ville où se trouve, la poste, un distributeur d'argent, l'office de tourisme et un musée. Plus loin dans la ville se trouve le seul supermarché de la ville (nous irons ensuite pour y acheter de quoi grignoter ce midi).
A l'office de tourisme nous pouvons acheter divers souvenirs comme des cartes géographiques, divers vêtements fait à partir de peau de phoques ou de corne de narval sculptées, comme le tupilak, un monstre de légendes originaire précisément de cette partie du Groenland.
Je prends des tupilaks et pour mon neveu et ma nièce une petite trousse d'école en peau de phoque.
On pourrait en débattre longuement mais contrairement à certaines campagnes de chasses sauvages et purement mercantiles (qui sont décriées à juste titre d'ailleurs) comme on en voit au Canada notamment, ici tout l'artisanat n'est que l'explotation de ce qui a été pêché et chassé pour être mangé. Je ne vois pas comment on pourrait dès lors avoir le moindre problème de conscience avec ça. Grâce à ça, ces petits artisans locaux peuvent vivre.
Une fois nos emplettes faites, certains vont à la poste pour acheter quelques timbres. Il semble que cet endroit de la ville soit un lieu de "vie" et de rencontres.
C'est aussi le point de rendez-vous de beaucoup de personnes déjà complètement saoules ! Il n'y a pas beaucoup de travail ici, l'alcool est un fléau grandissant. D'autant que nous constatons que derrière chaque "guichet" on trouve des danois et pas des groenlandais.
Les suicides sont également nombreux mais le fait que la plupart de la population possède une arme explique aussi pas mal de choses.
J'attends dehors. Je constate que les gens sont aimables et disent volontiers "bonjour" (ça doit se voir qu'on ressemble à des touristes ?)
"Bonjour" se dit "Guuda" mais la plupart des gens disent "Hi !"
Nous allons ensuite au supermarché où l'on trouve en plus de la nourriture, des armes, des hameçons, des vêtements, des machines à coudre (ils en ont une quantité phénoménale)...
Mais ne cherchez pas les légumes, il n'y en a pas. Il y a bien quelques patates et quelques fruits (oranges, poires, pommes et c'est tout). Le reste, vous le trouverez en conserves... ou pas du tout !
Mes compagnons mangent tout de même un hot-dog vendu à l'entrée du supermarché. Pour ma part, étant végétarien, je me contente d'un paquet de chips et d'un jus d'orange frais.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans une toute petite boutique. On peut y acheter là aussi un peu de nourriture (chips, glaces, canettes de soda) quelques livres en plusieurs langues dont certains en français) des cartes postales, des cartes géographiques etc...
Après avoir mangé une énorme glace offerte par Jacky certains continuent de se balader moi je rentre à l'hotel vers 16h pour me reposer un peu et avancer le rangement de mes affaires.
Ainsi avance la journée.
Il a fait très beau toute la journée, j'ai relevé un petit 14° en plein soleil alors qu'il faisait -1° à l'ombre. A 20h30, il faisait -4°.
Au dîner ce soir, Robert nous a fait une surprise. Moi je me serais à nouveau délecté d'un peu d'algues fraiches mais, hélas, c'est du phoque que la serveuse apporte !!!!
Mes compagnons ont trouvé ça très bon. Le plat le plus traditionnel se prépare très simplement : 30 minutes à bouillir sans rien ajouter et c'est tout.
Le morceau en question est de l'épaule. Tout se mange même l'énorme couche de (bonne) graisse qui est au dessus.
Une dernière surprise gustative sera apportée un peu après, un tout petit morceau de narval.
Après le repas, je reste à l'hotel pendant que Certains vont au "pub" (qui devient boite de nuit à une certaine heure).
Demain matin nous nous lèverons tôt pour notre retour en Islande.
Au passage Robert annonce à Aurélien qu'il faudra qu'il aille chercher "notre" carton de nourriture à l'héliport. Il parait qu'il encombre.
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Départ pour l'Islande (02/04/2008) :
Un petit -4° et un temps légèrement nuageux mais clair pour nos dernières heures au Groenland. On se lève à 6h45, nous devons aller à l'enregistrement pour l'hélico tôt ce matin.
Robert descend nos bagages à l'héliport pendant que nous y descendons à pied.
Un dernier regard sur la ville et la baie.
Comme pour l'aller, je regarde ces montagnes. Mais cette fois c'est la dernière. La prochaine ça sera par internet.
On fait enregistrer nos bagages et attendons notre tour. Nous devons décoller vers 9h20.
Nous faisons nos adieux à Robert puis à Aurélien notre guide, qui reste ici pour guider la semaine suivante un dernier groupe pour la saison.
Vers 9h20 nous sommes dans l'hélico. Je me mets au même endroit que pour l'aller. Comme ça je pourrais photographier le coté océan. L'hélico décolle enfin, notre dernier "spectacle" va commencer. Et c'est tout aussi beau qu'à l'aller.
Vers 9h40 nous arrivons à l'aéroport de Kulusuk.
Notre avion pour Reykjavik est prévu pour... 12h10. Nous allons devoir attendre dans la toute petite salle de l'aéroport. L'occasion de mettre à jour mes notes (en prévision du récit que je raconte en ce moment même) de lire un peu et discuter avec mes compagnons.
Vers 12h00 nous embarquons enfin dans le même petit avion à hélices qu'à l'aller. L'avion décolle à l'heure, nous quittons le Groenland en survolant les derniers morceaux de banquises et icebergs qui dérivent au gré du courant.
Nous survolons les cotes islandaises vers 15h50 heure locale. Dans 5 minutes nous serons à Reykjavik.
Une fois à l'aéroport nous récupérons nos bagages (c'est très rapide avec seulement 20 passagers à bord).
Nous trouvons un taxi assez rapidement pour nous mener à notre hotel. Une rapide douche, un peu de repos et nous nous retrouvons à 18h30 pour aller manger en ville. Nous mangeons dans un excellent restaurant indien. Vers 21h00 on se sépare. Certains veulent rester en ville, d'autres (dont moi) veulent rentrer à l'hotel. Il pleut un mélange de pluie et de neige mélée. Il fait très froid et il y a beaucoup de vent.
Je lis un peu et m'endors.
Demain nous passerons la journée encore ici, le retour pour la France est prévu après-demain. Cette journée supplémentaire était une journée de "sécurité" au cas où nous aurions été bloqués au Groenland à cause d'une tempête par exemple, auquel cas nous aurions pu arriver demain de Kulusuk pour avoir notre avion d'après-demain.
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Après le froid, le chaud (03/04/2008) :
Au réveil, vers 8h, il pleuviote dehors.
Au petit déjeuner, nous décidons d'aller au Blue Lagoon, une station thermale à quelques dizaines de kilomètres de Reykjavik où nous pourrons "décongeler" du Groenland dans des eaux chaudes d'origines volcaniques. Cette destination est un "incontournable" pour qui visite l'Islande.
Nous partons à 11h00. Il nous en coûte environ 40 € pour un billet comprenant l'aller et le retour en bus et l'entrée au lagon.
Une heure après nous y sommes. Ce qui est extraordinaire c'est que l'eau après avoir été captée est "refroidie" pour ensuite alimenter l'immense piscine à ciel ouvert dans laquelle nous barbottons très vite.
L'eau est à 40°. On a peine à croire que quelques jours avant nous étions largement en dessous de 0°.
On se "balade" dans cette large piscine profitant des saunas, douches et autres boue pour la peau pendant 2 bonnes heures. Le temps se couvre, il grêle même pendant une petite averse mais ce n'est pas bien gênant dans cette eau bienfaitrice. Un thermomètre affiche qu'il fait 0° dehors.
Au bout d'un moment on commence à se lasser. Nous sortons et mangeons un peu. Nous avons du temps, notre bus retour n'est qu'à 16h.
Le bus arrive et nous sommes de retour à notre hotel vers 17h. Je me repose et m'endors même pendant un moment.
Fatigué je laisse mes compagnons de voyage aller en ville manger. Je me lève un peu plus tard et croise à l'hotel un couple de jeunes anglais, Robert et Kate, qui était au lagon avec nous. Je passe une partie de la soirée avec eux à leur raconter notre voyage au Groenland tout en leur montrant quelques photos.
Vers 22h00 je les quitte pour aller me coucher. Nous devons nous lever très tôt demain (4h) notre avion pour Paris décolle à 7h.
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Fin du voyage (04/04/2008) :
Nous y voilà. Mon réveil sonne. Il est 4h, l'heure de rentrer en France, c'est la fin des vacances et de ce voyage hors du commun.
Après un rapide petit-déjeuner, nous prenons le taxi qui doit nous mener au bus qui nous mènera à son tour à l'aéroport de Keflavik.
Nous sommes à Keflavik à 6h.
Après l'enregistrement des bagages, un café, le passage en douane, nous embarquons vers 7h30.
L'avion décolle à 7h45.
A 12h35 (heure locale, notre heure désormais) l'avion se pose à Roissy.
Après avoir récupéré mes bagages, je dis "au revoir" à mes compagnons de raid. Nous avons vécu de bons moments ensemble et nous aurons beaucoup à raconter une fois chez nous.
Il est 13h25. Deux heures après j'arrive chez moi, épuisé à tirer mon lourd paquetage d'une main tout en portant mon énorme doudoune de l'autre. Sur Paris, il fait très chaud en ce début de mois d'avril. Eh oui, ici c'est le printemps, à Tasiilaq c'est encore l'hiver pour encore de longues semaines. Je me dis que j'aurais dû rester là-bas...
Ainsi s'achève mon voyage, il me reste maintenant à le raconter à qui aura envie de le lire et l'écouter.
FIN
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J'en profite pour annoncer la mise à jour de mon site photo. Vous y trouverez le même récit mais avec plus de photos.
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07/05/2008
Voyage au Groenland - Jour 11/15 - 31/03/2008
De retour à Tasiilaq :
Nous nous réveillons à 7h30. Aujourd'hui c'est notre dernier jour de randonnée. Ce soir nous serons de retour à Tasiilaq, chez Robert. Mais il reste encore le chemin du retour à faire (une "grosse" dizaine de km).
Tiens, ce matin le soleil est voilé. C'est la première fois que nous ne voyons pas un soleil radieux en nous levant. Il fait -10° ce matin.
C'est peut-être le fait de toucher au but qui explique cela mais nous prenons vraiment notre temps ce matin. Entre le petit-déjeuner et le démontage complet du camp, nous ne sommes prêt à partir qu'à 11h00 du matin. De plus le parcours est relativement facile : une longue descente (nous sommes en altitude) et du plat jusqu'à Tasiilaq.
Nous partons à 11h15. Il fait -2°. Aurélien nous propose, plutôt que de suivre la trace (ce qui rallongerais de beaucoup la durée de marche) de couper en descendant directement la montagne sur laquelle nous sommes. En fait, il se trouve que nous sommes quasiment à la verticale de notre tout premier campement. C'est parti.
La descente s'avère très rapidement être plutôt périlleuse. La pente présente un dévers très important et nous avons du mal à trouver une voie facile sûre où passer. La pente est vraiment à-pic. Huguette se lance pourtant seule dans la descente en ligne droite.
Nous préférons trouver une voie plus praticable en retournant un peu en arrière. Aurélien trouve un autre passage. La pente est un peu plus douce mais la couche de poudreuse est trop épaisse et instable. Les raquettes glissent dessus et n'accrochent pas. C'est finalement en se laissant glisser sur les fesses que la descente est la plus facile.
Une fois en bas, nous retrouvons Huguette qui a réussi à descendre sans problème de son coté. Nous sommes maintenant sur la trace directe vers Tasiilaq. Il n'y a plus qu'à avancer toujours tout droit.
Je reconnais ces montagnes en pointes. C'est ici que nous avons campé le premier soir.
Un peu plus loin, nous nous arrêtons pour manger.
A mesure que nous approchons de la ville, il y a plus de monde sur la trace. Des motoneiges surtout. Nous dépassons 2 skieurs qui tirent une lourde pulka dans le dernier canyon qui mène à la baie.
Il est 15h20 ça y est la ville est en vue. Je me sens très fatigué. Mais il reste un dernier effort. Encore une bonne heure de marche pour atteindre l'hotel.
Un peu plus d'une heure après, nous atteignons notre but. L'hotel est juste devant nous en haut à droite.
Je reprends mon souffle avant de monter. Aurélien reste avec moi. Nous repartons tranquillement. Un peu plus loin, nous croisons 3 gamins qui se baladent dans la ville et qui commencent à nous poser plein de questions. Le garçon est surtout intéressé par le fusil que porte Aurélien. Ils finissent par nous "dévaliser" de nos dernières sucreries et barres chocolatées. A 100m du but, nous pourrons nous en passer.
Nous sommes rapidement à l'hotel. Il est 17h, il fait -2°.
Après une bonne douche (je me lave la tête avec du savon, mon petit flacon de shampooing est complètement gelé), un peu de repos autour d'un café il est déjà l'heure de passer à table.
Nous aurons parcouru en tout près de 90 km sur la totalité de notre séjour ici.
Vers 20h30, je ne tiens plus debout et vais me coucher. Dehors, il fait -4° mais cette nuit on dort au chaud. Demain, nous mettrons un nouvel équipement sur notre dos : celui de "touriste" pour notre dernier jour à Tasiilaq.
Le parcours du jour et le parcours cumulé du séjour :

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06/05/2008
Voyage au Groenland - Jour 10/15 - 30/03/2008
Un nouveau glacier à monter :
Notre campement se réveille vers 6h30. Dehors il fait beau, le soleil est encore derrière la montagne. Une fois qu'il apparaîtra il devrait nous réchauffer un peu car il fait -19° ce matin.
Aujourd'hui nous allons avoir une journée en 2 phases : "plate" pour la première (jusqu'à ce midi environ) où nous suivrons un canyon suisvi d'un long lac gelé ; et "alpine" pour la seconde, avec la montée d'un nouveau glacier au bout duquel nous planterons notre prochain campement. Le dernier de ce voyage car le jour suivant nous serons de retour sur Tasiilaq en fin de journée.
Malgré le froid, j'ai plutôt bien dormi cette nuit. Ah si, j'ai encore fait un drôle de rêve, puisque c'était un rêve et pas la réalité : hier soir juste après m'être couché, j'ai entendu des pas dans le campement. quelqu'un marchait tout doucement autour des tentes pour ne pas faire de bruit. Je me suis imaginé que, comme Morten et Kurt étaient restés avec nous, que plusieurs inuits étaient arrivés en douce et allait prendre notre campement d'assaut et nous tirer comme des phoques.
Quand je raconte ce rêve à Aurélien un peu plus tard, il me dit qu'après s'être couché, il s'est rendu compte qu'il avait oublié de prendre ses boules quies. Il les a cherché partout dans son sac, et c'est peut-être ce bruit que dans un demi-sommeil j'ai assimilé à des bruits de pas autour de notre tente.
Je découvre autour de ma tente le mur de neige qu'Aurélien a monté hier soir juste avant de se coucher. Vers la fin du repas, il avait pris un thé "menthe-réglisse" qui lui aurait donné l'envie de se "défouler". La neige est censée former des turbulences qui ralentisse le vent quand il souffle.Encore un peu et on aurait carrément pu monter un igloo !
Il est également très content de son trou dans la tente. Il pense qu'en le faisant encore plus profond on pourrait même se tenir debout dans la tente, ce qui serait vraiment pratique pour s'habiller sans se contorsionner sous la tente.
Mais ce n'est pas tout, il faut quand même démonter le camp et partir.
Aurélien et Morten règlent les derniers détails de notre parcours du jour. Nous croyons avoir du temps pour avancer tranquillement (il n'est que 9h30) mais Morten nous rappelle que nous sommes passés cette nuit à l'heure d'été et qu'il est déjà 10h30 ! Ça c'est la meilleure de l'année ! Faut qu'on aille au Groenland pour qu'un inuit nous dise quelle heure il est ;o)
En route...
Nous voyons des traces dans la neige. Probablement un lièvre. C'est aussi un signe de l'hiver là-bas, il y a très peu d'animaux visibles.
Les traineaux nous dépassent à vive allure et vont nous attendre au bout du long lac gelé sur lequel nous sommes. Le pied du glacier est là. Le bout du lac est enfin à portée de raquettes. Tout en longueur, sur 3 km il parait interminable entre ces 2 barres rocheuses.
Nous rejoignons Kurt et Morten. Ce dernier a creusé un trou dans le lac où nous pouvons remplir nos bouteilles d'eau. Un vrai régal, cette eau fraiche ! J'en bois et en rebois jusqu'à plus soif... Ainsi qu'Aurélien. C'est l'occasion de manger un peu avant de monter le glacier.
Il est temps de nous remettre en route nous sommes resté là bien trop longtemps.
Le glacier a 4 km de long et environ et sa dénivelation est d'environ 500m. Avec ce soleil écrasant, ça va encore être un sacré morceau à monter.
D'autant que le début est déjà très pentu...
Le sommet n'est plus très loin. Il fait 4/5° au moment où se trouve un dernier petit col à franchir... à l'ombre. Au moins là, il fera moins chaud...
Moins chaud, c'est bien le mot. La température chute de 15° en quelques dizaines de mètres une fois à l'ombre. A -10° je suis contraint de remettre les gants, le bonnet et la veste pour continuer.
Les traineaux sont là, une fois ce col passé. Mais Aurélien veut aller voir juste au bout si ça ne vaudrait pas le coup de continuer un peu et pourquoi pas descendre de l'autre coté ?
Une fois au bout, il nous fait signe de venir. La descente est juste derrière. Autant y aller, ça fera toujours de moins à faire demain, même si les jambes commencent à avoir du mal à avancer...
Le passage est très étroit, les chiens doivent tirer très fort.
Kurt crie ses ordres aux chiens qui semblent déboussolés une fois l'étroit passage franchit. Des ordres relativement simples :
- you : droite (qui se transforme en "youyouyouyouyou" quand l'ordre est mal compris)
- drliiiiiii : gauche
- taawa : stop
- ouniniaaa : couché (quand les chiens se battent entre eux. S'ils n'obéissent pas, il n'est pas rare qu'un coup de pied leur parvienne au coin du museau)Tout le monde a basculé. Je range l'appareil photo et je repars. En bas, nous monterons notre campement pour une dernière nuit sous la tente.
En bas, nous sommes de nouveau sur un lac gelé. Il faut en profiter, l'eau même gelé bout plus vite que la neige (qui doit d'abord fondre). C'est l'occasion de se raffraichir également avant de monter le campement.
Kurt et Morten restent avec nous cette nuit encore.
Bien qu'en plein soleil, il fait -10°. Une fois le soleil couché, il devrait faire encore bien froid cette nuit.
Aurélien creuse la neige jusqu'à la glace du lac au centre de la tente cuisine. Du monde passe et repasse sur la trace venant du glacier. Nous qui pensions être dans un coin perdu, il y a beaucoup de passage ici.
A cause du gel, Morten et Kurt ont cassé un arceau de leur tente le soir d'avant, ils ont réussi à faire une réparation de fortune avec un morceau de bois et du fil.
Une fois notre tente bien monté et qu'Aurélien ait creusé son trou et installé son côté, je m'occupe du mien.
Le camp est fin prêt. Il fait -16° dehors au moment de passer à table. Le soleil a disparu derrière un pic.
C'est notre dernier soir en bivouac. Demain nous retrouverons une partie du parcours de notre premier jour de marche. Et en fin d'après-midi nous serons de retour chez Robert.
Nous en aurons fini avec l'aventure pour redevenir de simples "touristes" ;o)
Le parcours du jour (et le parcours cumulé) :

21:30 Publié dans Arctique , Autour de moi , Information/Actualité , Nature , Photo | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
05/05/2008
Voyage au Groenland - Jour 9/15 - 29/03/2008
Le chemin du retour :
Nous nous levons vers 6h30, 6h45 pour certains. Difficile de sortir du duvet (on dort dans nos duvets sur des matelas) tout en sachant que la nuit prochaine nous dormirons de nouveau sous la tente dans le froid.Dehors, ce matin il fait -19° et il fait toujours beau temps, un voile de brume recouvre le fjord.
Nous déjeunons rapidement. Notre hôte arrive. Aurélien lui fait part de la proposition de Michel (de descendre le fjord par la banquise pour nous faciliter la marche) mais il refuse. Trop dangereux. Nous devrons remonter le glacier dans l'autre sens (ce qui ne m'enchante guère) mais une fois de l'autre coté nous prendrons une autre vallée pour changer de décor. C'est déjà ça.
Tobias allume la radio et déjeune un peu. La musique qui passe c'est de la "country". Aurélien qui est allé en "boite" à Tasiilaq (l'unique "pub" de la ville fait discothèque à partir d'une certaine heure) nous dit que c'est le style de musique qu'ils écoutent le plus au Groenland. Il ajoute "C'est bizarre, c'est quand même vachement loin le texas ?"
Une autre particularité des maisons de chasseurs, ce sont ces étranges "bibelots" que l'on trouve un peu partout... ;o)
On trouve des balles de fusil, un peu partout. Les fusils quant à eux sont juste près de l'entrée dans la maison. Prêt à servir, on ne sait jamais, si un ours vient à passer près du village...
Vu que les chasseurs sont aussi pêcheurs, il y a autant d'hameçons que de balles là aussi un peu partout.
Vers 8h15 tout le monde a regroupé et bouclé son sac. C'est l'heure d'y aller et de quitter la douce chaleur de la maison de Tobias.
Il est temps d'y aller. Il fait -10° quand nous nous mettons en route. La journée va être longue aujourd'hui encore : près de 10 km pour rejoindre notre dernier campement au sommet du glacier, le redescendre (4 km de plus) et une fois de l'autre coté nous engager sur la vallée par la gauche ce qui devrait rajouter un bon kilomètre avant de monter le campement. Bref, une bonne quinzaine de km à prévoir.
Nous marchons assez vite pour ce début d'étape. 45 minutes après notre départ, nous commençons l'ascension qui mène au glacier. Le soleil est déjà haut et tape. La température est de 7° il fait bien moins froid qu'au village qui est maintenant loin derrière nous.
Nous coupons un peu avant la trace habituelle pour "changer" (mais couper ou pas, ça monte quand même...).
Vers 9h30 nous sommes de nouveau sur la trace du glacier et nos traineaux nous rattrapent... Le long calvaire commence pour moi sous ce soleil implacable. J'aurais préféré du mauvais temps je crois. Je ne supporte pas cette chaleur et je n'ai déjà presque plus d'eau fraiche.
Morten, est le dernier à nous rattraper. Dans cette portion très abrupte ses chiens semblent souffrir mais ils font le "métier" et tirent de toutes leurs forces.
Dire que ces chiens sont pour eux un simple moyen de locomotion et que ce ne sont pas du tout des animaux de compagnie.
Un peu avant le sommet, 2 gamins passent devant nous avec un petit traineau et quelques chiens. La relêve est assurée ?
Le sommet n'est plus très loin. Je rattrape mes compagnons et nous faisons une pause déjeuner. La journée est monotone de l'avis général. Nous basculons enfin de l'autre côté du glacier. Et rapidement nous voyons la vallée sur notre gauche vers laquelle nous allons poursuivre notre voyage.
Après un dernier ressaut nous entrons dans un long couloir entre deux montagnes. Au loin, un petit glacier semble dévaler la pente. Nous avançons dans cette direction il est presque 15h30 nous allons monter notre camp face à ce décor montagneux que nous découvrons.
Au moment où nous commençons à monter le camp il fait -9°. Morten et Kurt restent avec nous pour la nuit. Ils montent une tente toute simple, genre premier prix acheté au supermarché du coin, alors que les notres sont des tentes utilisées pour les expéditions polaires les plus difficiles. Leur confort semble simple comparé au notre mais ils sont chez eux et ont l'habitude de telles conditions.
Le soleil devient rasant et commence à disparaitre derrière la montagne dans notre dos. La température est de plus en plus basse. Il fait maintenant -18°. La nuit risque d'être difficile.
Il est temps de se restaurer au chaud dans la tente-cuisine. Nous invitons nos 2 accompagnateurs à partager un peu de notre repas avec nous.
A 20h30 au moment où je vais me coucher, la température est remontée légèrement à -15°. Je manque de tomber par terre en entrant dans la tente. Aurélien en a profité, au moment de vérifier que toutes les tentes étaient bien montées, pour creuser un trou énorme juste derrière l'entrée de notre tente. Le froid ayant tendance à stagner au niveau du sol, ce trou est censé le faire descendre plus bas et donc d'éviter qu'il reste à hauteur de notre tête.
On verra bien demain matin si on a mieux dormi ou pas ?
En attendant, comme tous les soirs je me précipite dans mon sac de couchage. Je me prends un petit gobelet d'eau... chaude avant de disparaitre. En effet, on ne jette pas le surplus d'eau chaude de cuisson du soir, on la garde dans les thermos. Ceux dont les gourdes ne sont pas isothermes peuvent la mettre dans leur duvet pour se réchauffer. D'autres, y mettent du thé pour boire la nuit.
Comme ça, pour ceux qui l'on gardé "nature", l'eau est encore tiède au petit matin et on peut la remettre dans la première eau de cuisson pour le petit-déjeuner.
A force de boire de l'eau chaude "nature", on fini par trouver ça très goutue. Surtout au moment de se coucher...
Le parcours du jour et le parcours cumulé :

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04/05/2008
Voyage au Groenland - Jour 8/15 - 28/03/2008
Sur le Sermilik :
Je me réveille vers 6h30. Je m'habille vite fait et vais relever la température dehors. Il fait peut-être beau mais il caille. Le thermomètre est recouvert de givre. Je dois le gratter pour savoir combien il fait : -18°. Je rentre au chaud les autres vont bientôt se lever et nous allons prendre notre petit-déjeuner.
Ce matin, c'est jour de fête pour ceux qui comme moi veulent aller prendre une douche. Par grand froid, à part se laver les dents avec un peu d'eau il n'est pas évident de se laver autre chose. C'est le minimum. Pour les hommes, il vaut mieux oublier le rasage. D'ailleurs je n'ai pas apporté de rasoir pour ce voyage. 15 jours sans se raser ce n'est pas bien grave. Quelques uns, comme moi, ont bien apporté des lingettes mais nous constatons que les paquets sont gelés. L'odeur corporelle n'est pas vraiment un problème. Il fait si froid que l'activité microbienne est quasi inexistante. On s'accommode très bien de tout ça pour quelques jours.
Vers 8h30 Jacky et moi allons à la douche communale. Il nous en coûte 10 couronnes danoises (moins de 1.5€). Nous devons attendre un long moment avant de pouvoir nous doucher. Un grand-père est là avec une dizaine d'enfants à faire passer avant nous. Manque de bol, nous sommes en pleine période de vacances scolaires. Il nous faut patienter. Une fois sous la douche nous la trouvons revigorante après plusieurs jours sans nous laver. Mais nous ne tardons pas à rentrer, d'autres veulent y aller et ensuite nous irons sur la banquise.
Vers 10h30 nous chaussons nos raquettes et partons. Il fait encore -12° à l'ombre mais une fois en plein soleil ça sera surement moins froid. D'ailleurs pour nous réchauffer il faut monter un petit pic pour rejoindre l'arrière du village. Nous y retrouverons Tobias qui nous fera la trace avec un traineau sur la glace.
En hauteur, notre regard surplombe ce bout du fjord à perte de vue. Un iceberg gigantesque, auquel quelqu'un donne le nom de "baleine", attire notre attention. Il doit mesurer plusieurs centaines de mètres de long. Rapidement nous commençons à marcher sur la banquise à travers d'innombrables icebergs. Même s'ils paraissent solidement enchassés dans la banquise, il faut quand même se méfier. Avec les marées certains oscillent sur eux même. La glace se fragilise et de l'eau libre peut apparaitre. L'apparente immobilité est trompeuse, une personne est passée à travers la glace la veille et s'est retouvée avec de l'eau jusqu'au cou. Nous rejoignons rapidement quelques pêcheurs tout à leur activité. L'occasion de faire une petite pause. On voit clairement ici, en regardant la ligne, la force du courant du Sermilik. Le fil est porté par le courant. Le pêcheur a déroulé environ 400m de fil. Ici la glace a entre 15 et 20 cm d'épaisseur. Il y a environ la même épaisseur de neige poudreuse au dessus. C'est d'ailleurs ce double phénomène qui rend la glace très fragile : la force du courant et la poudreuse accumulée sur celle-ci. C'est l'air qui solidifie l'eau. Or la poudreuse empêche l'air de faire son effet. En dessous le courant gratte la glace qui finit par se fragiliser. En mettant la main sous la glace Aurélien nous dit que la texture est comme du sorbet. Nous en sommes là de nos observations quand Aurélien nous dit qu'il y a un requin plus loin. Il nous racontera plus tard qu'il discutait avec le pêcheur, juste histoire de savoir si la pêche était bonne et par politesse. Là encore, la modestie inuit l'emporte. Il aura fallu plus de 5 minutes pour que ce dernier lui dise qu'il a pris un requin la veille. Mais faute de chiens et de traineau, il n'a pas pu le sortir de l'eau tout seul.Il s'agit d'un requin du Groenland, un requin plus "charognard" que prédateur. Il est tellement peu agressif et nerveux qu'il n'est pas rare qu'il soit pêché par de simples lignes comme celui-ci à travers la glace. La chair de ce requin n'est pas consommable telle quel. N'ayant pas de rein, il urine a travers sa propre chair. De fait son corps entier est remplie d'acide. Il sera découpé en morceaux laissés pendant plusieurs mois à l'air pour que cet acide s'évapore. C'est plus tard qu'il pourra être consommé, en petits dès, mangés comme des amuse-gueules.
Sur son oeil se trouve un copépode, un parasite qui le rend aveugle. On pourrait croire que c'est génant mais il s'agit en fait d'une association profitable pour l'un et pour l'autre. Le copépode (une sorte de crustacé) se nourrit des cellules de l'oeil. Au bout de l'oeil, pendant la nage du requin (dont l'odorat est de toutes façons bien plus utile que la vue, il attire des poissons qui finissent par être mangé par le requin.
Le pêcheur lui a brisé la machoire, surement pour le tuer.Cette scène semble laisser Tobias perplexe ? Il a un traineau lui, et il nous dit que cet après-midi à notre retour nous viendrons sortir le requin de l'eau. Voilà qui nous enthousiasme tous au moment de repartir.
Nous passons près d'un iceberg qui a bougé récemment. Aurélien nous dit qu'il y a tellement d'icebergs ici que l'eau du Sermilik est très peu salée. Je goute... Moi je trouve que c'est quand même très salé.
On se remet en route, il est midi passé. Tobias nous attends au sommet d'un petit iceberg où nous pourrons faire notre pique-nique. Nous mangeons tranquillement en plein soleil, il fait 4/5°. Tobias en contre-bas fait un somme sur son traineau. Le "meilleur" chasseur du village !!!Mais ce n'est pas tout. Il nous faut maintenant aller sortir le requin de l'eau. Vers 13h00 nous repartons sur la trace.
Nous retrouvons quelques instants après le trou de pêche avec le requin. Cette fois, nous allons le sortir.
Ce n'est pas la première fois que ce requin a été pris dans du filet de pêche. Il en a un énorme bout autour de lui. A croire que son destin était vraiment de finir pêché et mangé par l'homme.
En passant la main dans le sens de la longueur on sent que dans l'eau cette dernière doit vraiment "glisser" sur le requin plus que l'inverse. Dans l'autre sens, les doigts restent accrochés à des centaines de petits piquots comme une sorte de papier de verre.
On a du mal à imaginer qu'un requin pareil puisse être pris juste par un simple pêcheur dans un trou d'eau. Il mesure près de 3m de long. Tobias estime son poids à environ 300 kg. C'est alors qu'il prend son couteau et commence à le découper. Devant nous il vide l'estomac de la bête.
De l'estomac, il sort d'énormes morceaux de "viandes". Tobias nous dit qu'il s'agit de morceaux de narval que le requin a dû manger sur un narval déjà mort. N'ayant plus grand chose à voir ici, il est temps que nous nous remettions en route pour le village.
Sur le retour la trace est bien visible. Si on la suit nous trouverons facilement le chemin du retour. Tobias nous laisse. Nous le retrouverons plus tard à la maison.
C'est à ce moment que nous nous rebellons. Pour rentrer au village il nous faut repasser par le même trajet, aux mêmes endroits et reprendre une dernière côte alors que nous sommes sur le plat et encore loin du village. Nous voulons continuer sur la banquise, il y aura bien une trace plus loin et une voie d'accès pour rejoindre le village ? D'autant que demain nous devrons retourner à travers la montagne pour rentrer alors que nous aurions dû passer plus de temps sur la banquise. On veut en profiter encore au maximum.
Je ne sais plus qui a eu cette idée saugrenue mais nous décidons de nous diriger vers "la baleine" cet énorme iceberg non loin du village. Si on peut l'escalader, pourquoi pas ? La "baleine" est devant nous. Cet iceberg est vraiment immense. C'est parti. La montée est plutôt raide, les raquettes crissent sur la glace. 5-6 minutes après, nous sommes en haut. Florence qui avait calibré l'altimètre de sa montre en bas, nous annonce que nous sommes à 45 m d'altitude. Nous restons quelques instants. Juste devant nous se trouve le village.15 minutes après nous redescendons. Il n'est pas loin de 16h, nous rentrons au village.
Nous rentrons au village par l'héliport. Il est 16h30. Il commence à faire un peu plus froid (-4°) alors que nous arrivons chez Tobias. Nous allons pouvoir nous reposer de cette journée riche en événements... Le requin, la baleine...
Mais ? Que fait Tobias ? Nous arrivons au moment où il "prépare" à manger pour ses chiens : il débite d'énormes morceaux de phoques gelés... à la hache ! Les chiens, derrière la maison, savent que c'est l'heure de manger. Ils sont toujours sur-excités vers cette heure là.
Autour d'une café ou d'un thé nous nous détendons jusqu'à l'heure du repas du soir. Bien au chaud dans la maison nous discutons de choses et d'autres notamment sur le chemin à prendre pour le retour. Nous aimerions pouvoir prendre un autre chemin que refaire le même en sens inverse pour éviter la monotonie propre au déplacement en raquettes. Michel propose que nous remontions le fjord par la banquise pour rejoindre la montagne par un autre endroit. Aurélien reste ouvert à nos propositions mais en dernier ressort c'est Tobias qui devra décider car il connait les voies les plus sûrs aussi bien pour nous que pour les traineaux. Il faudra lui demander demain matin avant de partir.
Vers 19h nous préparons à manger. Vers 21h30 nous allons nous coucher. Demain matin il faudra nous lever tôt et partir tôt.
Le parcours cumulé (avec une petite boucle approximative pour aujourd'hui) :

19:35 Publié dans Arctique , Autour de moi , Information/Actualité , Nature , Photo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03/05/2008
Voyage au Groenland - Jour 7/15 - 27/03/2008
Tiniteqilaq :
On se réveille à 7 heures. Il était prévu qu'on se lève à 6h. Les traineaux doivent arriver à 9h. Aurélien me dit que quand ils vont arriver et voir que le campement n'est pas plié, ils vont se foutre de nous.
Il y a du givre partout dans la tente. On avait oublié d'ouvrir une aération. Il se lève pour vite aller mettre l'eau à chauffer. J'avais mis mon anémomètre avec moi dans le duvet (pour préserver la pile) il indique 31° dans le duvet !!! Je n'ose pas me lever mais la motivation d'un bon café bien chaud fait le reste. Je sors du duvet... Il caiiiiiille c'est horrible. Je m'habille en 4ème vitesse et me presse d'entrer dans la tente-mess.
Dehors il fait beau. Je regarde le thermomètre : - 12°.
A 9h quand nos accompagnateurs arrivent, évidemment, on n'est loin d'avoir plié le camp.
En plein jour la vue sur "Tinite" et ses environs est encore plus splendide.
Tiens ? Que fais Tobias ? Il téléphone. Incroyable, du haut du glacier il peut appeller au village avec un téléphone mobile (il y a un relais radio au village). Un autre signe des temps...
Blog en vacances jusqu'au 19 mai.























































































































































