09/08/2010

La baleine, un vulgaire glaçon

Un énorme iceberg vient de se former au Nord du Groenland. Il s'est détaché début aout du Glacier Petermann, un des plus grands glaciers de l'île. L'iceberg mesure... 30 km sur 14 pour environ 250 km² :

(© ESA ; source : http://www.esa.int/)

Ça ne vous parle peut-être pas plus que ça mais 250 km² c'est juste 2 fois et demi la surface de Paris.

Je me disais en lisant la news que la "baleine" passerait pour un vulgaire glaçon dans une baignoire à coté. La baleine c'est le nom donné par Jackie (un de mes compagnons de voyage lorsque je suis allé au Groenland en 2008) au plus gros iceberg que nous avons pu voir, enchassé dans la banquise devant le petit village de Tiniteqilaaq (200 âmes).

Voici la baleine :

Pour vous donner une idée des dimensions de cet iceberg, après être monté dessus (au sommet de sa "tête") nous n'étions qu'à 45m de haut. Ridicule... à peine la hauteur d'un immeuble de 15 étages. A peu de choses près, la hauteur de l'Arc de Triomphe, quitte à rester dans les comparaisons parisiennes.

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notes connexes :
- Groenland 2008
- Arc de Triomphe 2010

20/07/2010

Toujours aussi grincheux le Père-Noël finlandais

Il y a 3 ans, j'avais fait une note sur le 50ème Congrès des Pères-Noël qui réunissait près de 160 pères-Noël et lutins venus du monde entier.

Etrangement, le seul qui manquait à l'appel était celui de la Finlande (celui qu'on prend couramment pour le "vrai" père-Noël) mais ce dernier proteste car il semble admis parmi cette éminente corporation que le "vrai de vrai" est groenlandais (ça fait pas mal d'année que je le claironne ici : lire ici la véritable histoire du Père-Noël).

Bref, le finlandais boudait... Eh bien cette année encore, il boude !!! Le 53ème Congrès s'ouvre au Danemark et accueille cette année 120 pères-Noël et lutins venus du monde entier.

Au programme du congrès :

- définir la date de la soirée de Noel ; toujours sujette à de vifs débats : le 24 décembre pour certain, le 25 pour d'autres ou le 6 janvier pour d'autres encore. On murmure en coulisse que l'absence du père-noel russe facilitera les débats (le noel orthodoxe russe se déroule le 6 janvier).

- l'embonpoint des pères-noël ; pour garder la forme, ils défileront à pied puis à vélo dans les rues de Copenhague pour faire plaisir aux nombreux enfants qui les attendront sur le bord de la route.

Evidemment tout ceci peut prêter à sourire mais c'est bien entendu, très sérieux.

(source AFP)

03/12/2009

Sélection "photo" du jour (club photo)

Ce soir au club photo, je ferai voyager l'assistance en Arctique avec une petite sélection de photos du Spitzberg en été (les 9 premières) et le Groenland en hiver (les 5 dernières).

En même temps, un petit clin d'oeil à l'actualité du moment... avec Copenhague qui approche.

28/03/2009

Il y a un an...

... j'étais là :

Le temps passe vite, un an que je suis revenu du Groenland.

Une photographe pro que j'avais rencontré là-bas s'apprête à y retourner la semaine prochaine pour un raid en ski (nous avons beaucoup communiqué par mail ces derniers temps pour qu'elle prépare au mieux son raid).

Il me tarde de voir ses photos et de savoir si les choses ont (beaucoup) changé depuis un an ?

12/02/2009

Rax

Ragnar Axelsson (alias Rax) est un photographe islandais. Il photographie en noir et blanc et c'est tout simplement superbe.

Au programme, l'Islande, le Groenland, la Sibérie... etc...

(photo © rax)

09/02/2009

La fin de la nuit polaire

En ce moment, la nuit polaire se termine dans les régions les plus au Nord du globe. Un passage de "ce bouquin qui déchire" (Aventure arctique de Peter Freuchen) raconte une tradition des inuits du Groenland (alors qu'il vivait parmi eux au début du XXème siècle) lorsque le soleil réapparaissait à l'horizon après plusieurs mois dans la nuit polaire.

Il raconte qu'au premier jour de cette réapparition, tout le village entrait en effervescence. L'alerte générale faisait sortir tout le monde. Et tous s'exposaient, hommes femmes et enfants, bras en l'air face au soleil tout le temps qu'il se montrait ce premier jour sur l'horizon... non sans avoir d'abord retirés manteau et gants, peu importait le froid et les pleurs des enfants.

Une superstition voulait que chaque personne qui exposait ainsi son visage et ses mains vivrait au moins jusqu'à l'année suivante au même jour. En revanche personne n'osait imaginer ce qu'il arrivait à celui qui ne s'exécutait pas.

200 pages plus loin et plusieurs années après, Freuchen raconte que pendant une expédition avec des inuits et des scientifiques de passage, un naturaliste suédois (le Dr Wulff) refusa ce même jour de faire comme tout le monde jugeant cette pratique stupide et propre à des êtres qu'il jugeait "inférieurs".

Les mois passèrent. Un jour la sorcière du village annonça qu'une expédition dont plus personne n'avait de nouvelle était sur le retour. Elle annonça que 2 d'entre eux étaient morts. Quand les survivants arriverent enfin, tout le monde constata que le Dr Wulff était l'un de ces 2 là. Il était mort de faim alors que l'expédition avait souffert du froid, de la fatigue et de la faim. Il avait été une gène tout le temps de l'expédition se plaignant constamment de son seul sort alors que tous souffraient sans se plaindre.

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Notes connexes :

Médecine traditionnelle
Page 123

19/09/2008

Page 123

J'ai été mis à contribution par l'Oncle Dan pour cette patate chaude qui se refile de blog en blog.

Le principe : prendre un livre, en donner les références, l'ouvrir à la page 123 et à la 5ème ligne, écrire les 5 lignes suivantes. Puis refiler la patate à d'autres blogueurs.

Je ne l'ai pas fait exprès mais si je prends le livre le plus proche de ma table d'ordi je tombe sur ce bouquin qui déchire dont j'ai déjà longuement parlé ici (et je n'ai pas encore fini il me reste quelques perles à dévoiler).

Il s'agit donc du livre de Peter Freuchen "Aventure Arctique - ma vie dans les glaces du Nord" (1935) - Editions CTHS de 1997.

Ça tombe bien, la page 123 est assez croustillante :

"Nous entreprîmes de lui batir un igloo mais la neige était si fine qu'aussitot qu'on avait taillé un bloc le vent le mettait en poussière. J'entrevis par hasard le visage de la pauvre Atitak et j'y distinguai toute la souffrance et la détresse qu'éprouve une femme dans pareil cas. Elle semblait espérer que Knud et moi nous ferions quelque chose pour elle. Pourtant que pouvions-nous ? On ne pouvait construire un abri et il n'était pas question de la déshabiller."

En fait, Freuchen relate dans ces pages, l'expédition d'un village vers un autre qu'il a mené avec un groupe d'inuits... dont une femme enceinte.

Au début du XXème siècle, les femmes groenlandaises ne savaient pas quand elles allaient accoucher. Ça arrivait sans prévenir. Pour Freuchen, médecin de formation, aider une femme à accoucher devrait logiquement paraitre plus aisé que pour tout un chacun mais il fallu que pour cette femme cela se passe en pleine tempête par un froid extrême sans le moindre abri alentours.

Au grand maux les grands remedes : Les hommes présents retournent le traineau et font un mur humain improvisé pour faire obstacle au vent. Normalement c'est au mari d'aider sa femme, laquelle accouche toujours à genoux, en la ceinturant par derrière pour l'aider à expulser le bébé. Mais le père ici présent, dont c'est le premier enfant, ne sait pas comment s'y prendre. C'est un autre homme (déjà père de famille) qui s'y colle. Après avoir fendu juste ce qu'il faut le pantalon de la femme, elle accouche rapidement.

Tout se termine bien. Quelques instants après, le bébé est mis au chaud dans d'épaisses fourrures et est envoyé prioritairement au prochain village.

Allez je refile le bébé... (façon de parler hein ?) si ce n'est pas déjà fait par d'autres à :

Oïnkari (récente lectrice de mon blog) ; Mélo ; Denis et Daydreamer

11/08/2008

J'ai fait durer autant que possible...

... mais il fallait bien que j'arrive au bout de ce bouquin qui déchire, "Aventure arctique - Ma vie dans les glaces du Nord" par Peter Freuchen.

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Je l'ai lu sans me précipiter, par petits bouts (et pourtant c'était tentant de l'avaler rapidement).

Dommage que le bouquin soit si rare à trouver (pour mémoire je l'avais trouvé au Groenland dans un magasin qui n'avait de magasin que l'intérieur, c'est dire - vu de dehors, ce n'était qu'une simple maison).

Quelles aventures. Aujourd'hui on dirait des "trucs de ouf". Un par page, parfois plus. J'ai pris un paquet de notes.

J'ai notamment relevé l'intégralité des "recettes de cuisine" (si on peut appeller ça de la cuisine) distillées tout au long du livre. J'en reparlerai évidemment.

Un blog aurait été le moyen idéal pour conseiller ce livre mais du fait de sa rareté je ne peux que vous en faire profiter par quelques notes de temps en temps.

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Note connexe : 

médecine traditionnelle

06/08/2008

Envie d'un peu de fraicheur ?

En ce jour de grosse chaleur voici de quoi vous rafraîchir un peu 

Déjà 4 mois que je suis revenu de là-bas. Je me souviens bien de ce soir là. Fatigué après 3 jours de marche dans les "alpes" groenlandaises, dans le froid mais avec un trés beau temps. Et le plaisir d'y être surtout.

Tiens, j'ai eu des nouvelles de mon frère aujourd'hui. Il est en vacances en... Bretagne. Il m'a dit que ce soir, il faisait froid... 19°. Presque comme sur cette photo... mais c'était sous zéro

18/06/2008

Médecine traditionnelle

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Voici ce que j'ai lu ce matin dans le bus dans mon bouquin qui déchire (que je savoure vous n'imaginez même pas, tellement il "déchire").

Peter Freuchen (un explorateur danois parti vivre au Groenland au début du XXème siècle) relate le jour où il s'est cassé le bras gauche en tombant maladroitement.

L'action se passe un peu avant les années 20. Une "mode" du moment voulait que quand un membre était cassé, on le laisse se remettre seul. Lui (médecin de formation) veut se faire "soigner" à l'ancienne. Pour ce faire, il fallait immobiliser le bras avec un bandage fait en peau de phoque poilue mouillée. Une fois sec, le bandage est serré et rigide.

Ne sachant pas combien de temps garder le bandage et donc quand le retirer, les inuits ont une technique : ils mettent des poux entre le bandage et le membre. Tant que l'os fait suffisamment mal pour ne pas sentir les poux, il faut le garder. Quand la vermine démange trop, on peut retirer le bandage. 

Cette méthode marche à merveille selon Freuchen.

 

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Sports d'hiver : attention au jeudi !!!

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