19/09/2008

Page 123

J'ai été mis à contribution par l'Oncle Dan pour cette patate chaude qui se refile de blog en blog.

Le principe : prendre un livre, en donner les références, l'ouvrir à la page 123 et à la 5ème ligne, écrire les 5 lignes suivantes. Puis refiler la patate à d'autres blogueurs.

Je ne l'ai pas fait exprès mais si je prends le livre le plus proche de ma table d'ordi je tombe sur ce bouquin qui déchire dont j'ai déjà longuement parlé ici (et je n'ai pas encore fini il me reste quelques perles à dévoiler).

Il s'agit donc du livre de Peter Freuchen "Aventure Arctique - ma vie dans les glaces du Nord" (1935) - Editions CTHS de 1997.

Ça tombe bien, la page 123 est assez croustillante :

"Nous entreprîmes de lui batir un igloo mais la neige était si fine qu'aussitot qu'on avait taillé un bloc le vent le mettait en poussière. J'entrevis par hasard le visage de la pauvre Atitak et j'y distinguai toute la souffrance et la détresse qu'éprouve une femme dans pareil cas. Elle semblait espérer que Knud et moi nous ferions quelque chose pour elle. Pourtant que pouvions-nous ? On ne pouvait construire un abri et il n'était pas question de la déshabiller."

En fait, Freuchen relate dans ces pages, l'expédition d'un village vers un autre qu'il a mené avec un groupe d'inuits... dont une femme enceinte.

Au début du XXème siècle, les femmes groenlandaises ne savaient pas quand elles allaient accoucher. Ça arrivait sans prévenir. Pour Freuchen, médecin de formation, aider une femme à accoucher devrait logiquement paraitre plus aisé que pour tout un chacun mais il fallu que pour cette femme cela se passe en pleine tempête par un froid extrême sans le moindre abri alentours.

Au grand maux les grands remedes : Les hommes présents retournent le traineau et font un mur humain improvisé pour faire obstacle au vent. Normalement c'est au mari d'aider sa femme, laquelle accouche toujours à genoux, en la ceinturant par derrière pour l'aider à expulser le bébé. Mais le père ici présent, dont c'est le premier enfant, ne sait pas comment s'y prendre. C'est un autre homme (déjà père de famille) qui s'y colle. Après avoir fendu juste ce qu'il faut le pantalon de la femme, elle accouche rapidement.

Tout se termine bien. Quelques instants après, le bébé est mis au chaud dans d'épaisses fourrures et est envoyé prioritairement au prochain village.

Allez je refile le bébé... (façon de parler hein ?) si ce n'est pas déjà fait par d'autres à :

Oïnkari (récente lectrice de mon blog) ; Mélo ; Denis et Daydreamer

11/08/2008

J'ai fait durer autant que possible...

... mais il fallait bien que j'arrive au bout de ce bouquin qui déchire, "Aventure arctique - Ma vie dans les glaces du Nord" par Peter Freuchen.

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Je l'ai lu sans me précipiter, par petits bouts (et pourtant c'était tentant de l'avaler rapidement).

Dommage que le bouquin soit si rare à trouver (pour mémoire je l'avais trouvé au Groenland dans un magasin qui n'avait de magasin que l'intérieur, c'est dire - vu de dehors, ce n'était qu'une simple maison).

Quelles aventures. Aujourd'hui on dirait des "trucs de ouf". Un par page, parfois plus. J'ai pris un paquet de notes.

J'ai notamment relevé l'intégralité des "recettes de cuisine" (si on peut appeller ça de la cuisine) distillées tout au long du livre. J'en reparlerai évidemment.

Un blog aurait été le moyen idéal pour conseiller ce livre mais du fait de sa rareté je ne peux que vous en faire profiter par quelques notes de temps en temps.

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Note connexe : 

médecine traditionnelle

06/08/2008

Envie d'un peu de fraicheur ?

En ce jour de grosse chaleur voici de quoi vous rafraîchir un peu 

Déjà 4 mois que je suis revenu de là-bas. Je me souviens bien de ce soir là. Fatigué après 3 jours de marche dans les "alpes" groenlandaises, dans le froid mais avec un trés beau temps. Et le plaisir d'y être surtout.

Tiens, j'ai eu des nouvelles de mon frère aujourd'hui. Il est en vacances en... Bretagne. Il m'a dit que ce soir, il faisait froid... 19°. Presque comme sur cette photo... mais c'était sous zéro

18/06/2008

Médecine traditionnelle

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Voici ce que j'ai lu ce matin dans le bus dans mon bouquin qui déchire (que je savoure vous n'imaginez même pas, tellement il "déchire").

Peter Freuchen (un explorateur danois parti vivre au Groenland au début du XXème siècle) relate le jour où il s'est cassé le bras gauche en tombant maladroitement.

L'action se passe un peu avant les années 20. Une "mode" du moment voulait que quand un membre était cassé, on le laisse se remettre seul. Lui (médecin de formation) veut se faire "soigner" à l'ancienne. Pour ce faire, il fallait immobiliser le bras avec un bandage fait en peau de phoque poilue mouillée. Une fois sec, le bandage est serré et rigide.

Ne sachant pas combien de temps garder le bandage et donc quand le retirer, les inuits ont une technique : ils mettent des poux entre le bandage et le membre. Tant que l'os fait suffisamment mal pour ne pas sentir les poux, il faut le garder. Quand la vermine démange trop, on peut retirer le bandage. 

Cette méthode marche à merveille selon Freuchen.

 

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Note connexe :

Sports d'hiver : attention au jeudi !!!

25/05/2008

6 minutes en avion

Retour sur mon voyage au Groenland avec une petite vidéo. Le vol de Reykjavik à Kulusuk avec le survol de la banquise et d'énormes icebergs entre l'Islande et le Groenland jusqu'à l'atterrissage. 

Je n'ai pas filmé beaucoup pendant ce voyage, les batteries de mon petit caméscope n'ont pas bien tenu le froid (contrairement à celle de mon appareil photo) et j'ai vite abandonné le reportage filmé pour celui des seules photos.

C'est parti : 

21/05/2008

Ce bouquin il déchire !!!

87571b14aaa565233978f15c3d3d90e2.jpgJ'ai acheté ce livre au Groenland : "Aventure arctique, ma vie dans les glaces du Nord" par Peter Freuchen.
 
Il était vendu dans une toute petite boutique qui vendait des chips, des glaces, des canettes, quelques DVD (ils avaient tous les Columbo... en danois), des livres en plusieurs langues dont quelques uns en français, un poste internet... tout en danois, des cartes postales, des cartes marines, que sais-je encore... ? Jacky de notre groupe nous a même payé une énoooooorme glace !!!! Un régal après 10 jours dans le froid ;o)
 
Déjà c'est pas banal de voir là où on ne s'y attends pas des livres en français. Notre guide, Aurélien, voit que je tiens ce livre et il s'exclame "Ce bouquin je l'ai lu en danois, il déchire !".
 
Il y avait 2 exemplaires j'en ai pris un et Florence, de mon groupe, à pris l'autre.
 
Peter Freuchen (1886-1957) était un explorateur polaire danois du début du XXème siècle. Il raconte sa vie passée au Groenland entre sa découverte de l'arctique (en 1907) puis sa vie parmi les inuits. Il a été le premier blanc à vivre et à se marier avec l'une d'entre eux. Son surnom était "Pierre le Grand" (du fait de sa très grande taille).6253976e8380c4beb012e394eec1784e.jpg
 
Eh bien, je n'en suis encore qu'au début mais je confirme, ce bouquin il déchire !
 
Quelques exemples :
 
3ème page, le livre commence pendant une exploration. Il est avec 2 comparses. Ils n'ont plus de nourriture (un ours a tout dévalisé dans une cache avant qu'ils y arrivent). Ils sont à bout de force à des jours du premier village. Freuchen, en désespoir de cause, prend un fusil pour une dernière tentative de chasse. Alors qu'il croit que la fin est proche, après des kilomètres de marche, il arrive a tuer un énorme lapin. Sur le chemin du camp, il n'arrête pas de penser à la meilleure façon de manger ce lapin qu'il trouve trop lourd à porter. Notamment ce qu'il pourrait en faire lui, puisqu'il l'avait tué. S'en suit un long chemin de croix à se torturer l'esprit et l'estomac, à peser le pour et le contre, à lutter contre l'envie de tout manger de suite et de ne rien dire aux autres, à avoir honte de penser à en priver ses amis. A éventuellement s'attribuer de suite des parties que les autres ne voudraient pas (comme les pattes ou les oreilles)... Finalement à se poser toutes ces questions il arrive en héros à son campement.
 
2 pages après, il raconte comment tout à commencé. Il faisait de brillantes études de médecine. Un jour alors qu'il est à l'hopital, arrive un docker très gravement blessé. Le type est à l'article de la mort. Tous les docteurs disent qu'il va y passer. Le type tient bon, il lutte contre la mort pendant des mois et finalement, il survit puis se remet complètement. On parle de miracle, des chirurgiens du continent entier viennent voir le miraculé. Le type est guéri, il est temps qu'il rentre chez lui. Tout le monde le regarde quitter l'hopital. Le type traverse la rue en les saluant. Il se fait alors renverser par une voiture (une des toutes premières au Danemark en ce début du XXème siècle). Il meurt sur le coup ! Révolté, Freuchen abandonne ses études de médecine sur le champ et postule, sans absolument rien y connaitre, au départ d'une grande expédition polaire.
 
2 pages encore plus loin, il raconte un épisode au Groenland. Il arrive dans un village où l'on prépare une fête pour le soir. On lui présente une fille qui sera sa "cavalière" pour les danses. Il est content, la fille est très jolie. Elle l'emmene chez elle et pour lui montrer qu'elle est "civilisée" et propre sur elle, entreprend de lui montrer comment elle lave ses beaux et longs cheveux (les cheveux sont un signe de beauté chez les femmes inuits). Freuchen a l'impression d'être dans un rêve. C'est alors que la fille tire un seau plein d'urine humaine et... commence à laver ses cheveux avec ! Le charme est brisé, et toute la soirée il doit danser avec elle. Arrive le soir, pendant qu'il danse dans une maison trop basse de plafond pour sa grande taille, il découvre l'ouverture du grenier dans le plafond. Il l'ouvre. Il peut enfin se tenir droit même s'il doit danser en restant sur place. Manque de bol, dans le grenier reposent toutes les peaux de bêtes entreposées là après avoir été tannées... avec de l'urine humaine !!!
 
Quelques pages plus loin, le bateau de son expédtion est pris dans les glaces depuis des mois pendant l'hiver. A bord, vu qu'ils n'ont pas été très attentifs à leur nourriture, ils ont tout mangé... sauf la soupe de tomates et les conserves de poissons (un plat excellent, quand il n'y a pas que ça à manger). Sans nouvelles d'eux, les autorités danoises sont inquiètes. Elles envoient des inuits à leur rencontre moyennant une prime pour qui les trouverait en premier. On finit par les trouver. Les hommes du bateau vont à la rencontre des arrivants. Les inuits, prévoyants, apportent avec eux de la nourriture. Plutôt que d'amener du phoque, une viande banale finalement, ils ont préféré prendre un vrai repas du dimanche : de la soupe de tomates et des conserves de poissons !
 
Je n'en suis encore qu'au début mais si le reste est à l'avenant (le bouquin fait un peu moins de 500 pages, écrit en minuscule) je sens que je ne vais pas m'ennuyer.

08/05/2008

Voyage au Groenland - Jours 12 à 15 - du 1er au 04/04/2008

(Jour 11/15)

Tourisme et repos (01/04/2008) :  
           
Réveil paisible ce matin un peu avant 8h (c'est pratiquement une grasse matinée ça ?).

Aujourd'hui pas de mauvais poisson d'avril, pas d'effort si ce n'est celui de "faire chauffer" la carte bleue pour divers achats. En effet aujourd'hui nous allons nous balader en ville, l'occasion d'acheter quelques souvenirs car demain nous quitterons le Groenland en début de matinée.

Ce matin il fait 0° et le beau temps est revenu. C'est surtout demain qu'il faudra qu'il fasse beau sinon l'hélico ne pourra pas décoller.
   
Nous prenons notre temps pour nous préparer. On se met finalement en route pour la ville vers 11h passé.

Ça fait presque bizarre d'être vêtu d'un simple pantalon de rando et de chaussures de rando. Mais nous n'aurons pas besoin de marcher dans la neige, juste éventuellement celui de ne pas glisser sur les portions de la route encore gelés mais la route principale est dégagée.
       
Nous allons au centre-ville où se trouve, la poste, un distributeur d'argent, l'office de tourisme et un musée. Plus loin dans la ville se trouve le seul supermarché de la ville (nous irons ensuite pour y acheter de quoi grignoter ce midi).

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A l'office de tourisme nous pouvons acheter divers souvenirs comme des cartes géographiques, divers vêtements fait à partir de peau de phoques ou de corne de narval sculptées, comme le tupilak, un monstre de légendes originaire précisément de cette partie du Groenland.
   
Je prends des tupilaks et pour mon neveu et ma nièce une petite trousse d'école en peau de phoque.

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On pourrait en débattre longuement mais contrairement à certaines campagnes de chasses sauvages et purement mercantiles (qui sont décriées à juste titre d'ailleurs) comme on en voit au Canada notamment, ici tout l'artisanat n'est que l'explotation de ce qui a été pêché et chassé pour être mangé. Je ne vois pas comment on pourrait dès lors avoir le moindre problème de conscience avec ça. Grâce à ça, ces petits artisans locaux peuvent vivre.
           
Une fois nos emplettes faites, certains vont à la poste pour acheter quelques timbres. Il semble que cet endroit de la ville soit un lieu de "vie" et de rencontres.

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C'est aussi le point de rendez-vous de beaucoup de personnes déjà complètement saoules ! Il n'y a pas beaucoup de travail ici, l'alcool est un fléau grandissant. D'autant que nous constatons que derrière chaque "guichet" on trouve des danois et pas des groenlandais.

Les suicides sont également nombreux mais le fait que la plupart de la population possède une arme explique aussi pas mal de choses.
       
J'attends dehors. Je constate que les gens sont aimables et disent volontiers "bonjour" (ça doit se voir qu'on ressemble à des touristes ?)

"Bonjour" se dit "Guuda" mais la plupart des gens disent "Hi !"

Nous allons ensuite au supermarché où l'on trouve en plus de la nourriture, des armes, des hameçons, des vêtements, des machines à coudre (ils en ont une quantité phénoménale)...

Mais ne cherchez pas les légumes, il n'y en a pas. Il y a bien quelques patates et quelques fruits (oranges, poires, pommes et c'est tout). Le reste, vous le trouverez en conserves... ou pas du tout !

Mes compagnons mangent tout de même un hot-dog vendu à l'entrée du supermarché. Pour ma part, étant végétarien, je me contente d'un paquet de chips et d'un jus d'orange frais.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans une toute petite boutique. On peut y acheter là aussi un peu de nourriture (chips, glaces, canettes de soda) quelques livres en plusieurs langues dont certains en français) des cartes postales, des cartes géographiques etc...

Après avoir mangé une énorme glace offerte par Jacky certains continuent de se balader moi je rentre à l'hotel vers 16h pour me reposer un peu et avancer le rangement de mes affaires.
   
Ainsi avance la journée.

Il a fait très beau toute la journée, j'ai relevé un petit 14° en plein soleil alors qu'il faisait -1° à l'ombre. A 20h30, il faisait -4°.

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Au dîner ce soir, Robert nous a fait une surprise. Moi je me serais à nouveau délecté d'un peu d'algues fraiches mais, hélas, c'est du phoque que la serveuse apporte !!!!

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Mes compagnons ont trouvé ça très bon. Le plat le plus traditionnel se prépare très simplement : 30 minutes à bouillir sans rien ajouter et c'est tout.

Le morceau en question est de l'épaule. Tout se mange même l'énorme couche de (bonne) graisse qui est au dessus.

Une dernière surprise gustative sera apportée un peu après, un tout petit morceau de narval.

Après le repas, je reste à l'hotel pendant que Certains vont au "pub" (qui devient boite de nuit à une certaine heure).

Demain matin nous nous lèverons tôt pour notre retour en Islande.

Au passage Robert annonce à Aurélien qu'il faudra qu'il aille chercher "notre" carton de nourriture à l'héliport. Il parait qu'il encombre.

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Départ pour l'Islande (02/04/2008) :

Un petit -4° et un temps légèrement nuageux mais clair pour nos dernières heures au Groenland. On se lève à 6h45, nous devons aller à l'enregistrement pour l'hélico tôt ce matin.

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Robert descend nos bagages à l'héliport pendant que nous y descendons à pied.

Un dernier regard sur la ville et la baie.

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Comme pour l'aller, je regarde ces montagnes. Mais cette fois c'est la dernière. La prochaine ça sera par internet.

On fait enregistrer nos bagages et attendons notre tour. Nous devons décoller vers 9h20.

Nous faisons nos adieux à Robert puis à Aurélien notre guide, qui reste ici pour guider la semaine suivante un dernier groupe pour la saison.

Vers 9h20 nous sommes dans l'hélico. Je me mets au même endroit que pour l'aller. Comme ça je pourrais photographier le coté océan. L'hélico décolle enfin, notre dernier "spectacle" va commencer. Et c'est tout aussi beau qu'à l'aller.

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Vers 9h40 nous arrivons à l'aéroport de Kulusuk.

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Notre avion pour Reykjavik est prévu pour... 12h10. Nous allons devoir attendre dans la toute petite salle de l'aéroport. L'occasion de mettre à jour mes notes (en prévision du récit que je raconte en ce moment même) de lire un peu et discuter avec mes compagnons.

Vers 12h00 nous embarquons enfin dans le même petit avion à hélices qu'à l'aller. L'avion décolle à l'heure, nous quittons le Groenland en survolant les derniers morceaux de banquises et icebergs qui dérivent au gré du courant.

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Nous survolons les cotes islandaises vers 15h50 heure locale. Dans 5 minutes nous serons à Reykjavik.

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Une fois à l'aéroport nous récupérons nos bagages (c'est très rapide avec seulement 20 passagers à bord).

Nous trouvons un taxi assez rapidement pour nous mener à notre hotel. Une rapide douche, un peu de repos et nous nous retrouvons à 18h30 pour aller manger en ville. Nous mangeons dans un excellent restaurant indien. Vers 21h00 on se sépare. Certains veulent rester en ville, d'autres (dont moi) veulent rentrer à l'hotel. Il pleut un mélange de pluie et de neige mélée. Il fait très froid et il y a beaucoup de vent.

Je lis un peu et m'endors.

Demain nous passerons la journée encore ici, le retour pour la France est prévu après-demain. Cette journée supplémentaire était une journée de "sécurité" au cas où nous aurions été bloqués au Groenland à cause d'une tempête par exemple, auquel cas nous aurions pu arriver demain de Kulusuk pour avoir notre avion d'après-demain.

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Après le froid, le chaud (03/04/2008) :

Au réveil, vers 8h, il pleuviote dehors.

Au petit déjeuner, nous décidons d'aller au Blue Lagoon, une station thermale à quelques dizaines de kilomètres de Reykjavik où nous pourrons "décongeler" du Groenland dans des eaux chaudes d'origines volcaniques. Cette destination est un "incontournable" pour qui visite l'Islande.

Nous partons à 11h00. Il nous en coûte environ 40 € pour un billet comprenant l'aller et le retour en bus et l'entrée au lagon.

Une heure après nous y sommes. Ce qui est extraordinaire c'est que l'eau après avoir été captée est "refroidie" pour ensuite alimenter l'immense piscine à ciel ouvert dans laquelle nous barbottons très vite.

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L'eau est à 40°. On a peine à croire que quelques jours avant nous étions largement en dessous de 0°.

On se "balade" dans cette large piscine profitant des saunas, douches et autres boue pour la peau pendant 2 bonnes heures. Le temps se couvre, il grêle même pendant une petite averse mais ce n'est pas bien gênant dans cette eau bienfaitrice. Un thermomètre affiche qu'il fait 0° dehors.

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Au bout d'un moment on commence à se lasser. Nous sortons et mangeons un peu. Nous avons du temps, notre bus retour n'est qu'à 16h.

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Le bus arrive et nous sommes de retour à notre hotel vers 17h. Je me repose et m'endors même pendant un moment.

Fatigué je laisse mes compagnons de voyage aller en ville manger. Je me lève un peu plus tard et croise à l'hotel un couple de jeunes anglais, Robert et Kate, qui était au lagon avec nous. Je passe une partie de la soirée avec eux à leur raconter notre voyage au Groenland tout en leur montrant quelques photos.

Vers 22h00 je les quitte pour aller me coucher. Nous devons nous lever très tôt demain (4h) notre avion pour Paris décolle à 7h.

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Fin du voyage (04/04/2008) :

Nous y voilà. Mon réveil sonne. Il est 4h, l'heure de rentrer en France, c'est la fin des vacances et de ce voyage hors du commun.

Après un rapide petit-déjeuner, nous prenons le taxi qui doit nous mener au bus qui nous mènera à son tour à l'aéroport de Keflavik.

Nous sommes à Keflavik à 6h.

Après l'enregistrement des bagages, un café, le passage en douane, nous embarquons vers 7h30.
   
L'avion décolle à 7h45.

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Le vol se passe normalement.
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A 12h35 (heure locale, notre heure désormais) l'avion se pose à Roissy.

Après avoir récupéré mes bagages, je dis "au revoir" à mes compagnons de raid. Nous avons vécu de bons moments ensemble et nous aurons beaucoup à raconter une fois chez nous.

Il est 13h25. Deux heures après j'arrive chez moi, épuisé à tirer mon lourd paquetage d'une main tout en portant mon énorme doudoune de l'autre. Sur Paris, il fait très chaud en ce début de mois d'avril. Eh oui, ici c'est le printemps, à Tasiilaq c'est encore l'hiver pour encore de longues semaines. Je me dis que j'aurais dû rester là-bas...

Ainsi s'achève mon voyage, il me reste maintenant à le raconter à qui aura envie de le lire et l'écouter.

FIN 

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J'en profite pour annoncer la mise à jour de mon site photo. Vous y trouverez le même récit mais avec plus de photos.
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07/05/2008

Voyage au Groenland - Jour 11/15 - 31/03/2008

(Jour 10/15)

De retour à Tasiilaq :
  
Nous nous réveillons à 7h30. Aujourd'hui c'est notre dernier jour de randonnée. Ce soir nous serons de retour à Tasiilaq, chez Robert. Mais il reste encore le chemin du retour à faire (une "grosse" dizaine de km).

Tiens, ce matin le soleil est voilé. C'est la première fois que nous ne voyons pas un soleil radieux en nous levant. Il fait -10° ce matin.

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C'est peut-être le fait de toucher au but qui explique cela mais nous prenons vraiment notre temps ce matin. Entre le petit-déjeuner et le démontage complet du camp, nous ne sommes prêt à partir qu'à 11h00 du matin. De plus le parcours est relativement facile : une longue descente (nous sommes en altitude) et du plat jusqu'à Tasiilaq.

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Nous partons à 11h15. Il fait -2°. Aurélien nous propose, plutôt que de suivre la trace (ce qui rallongerais de beaucoup la durée de marche) de couper en descendant directement la montagne sur laquelle nous sommes. En fait, il se trouve que nous sommes quasiment à la verticale de notre tout premier campement. C'est parti.

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La descente s'avère très rapidement être plutôt périlleuse. La pente présente un dévers très important et nous avons du mal à trouver une voie facile sûre où passer. La pente est vraiment à-pic. Huguette se lance pourtant seule dans la descente en ligne droite.

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Nous préférons trouver une voie plus praticable en retournant un peu en arrière. Aurélien trouve un autre passage. La pente est un peu plus douce mais la couche de poudreuse est trop épaisse et instable. Les raquettes glissent dessus et n'accrochent pas. C'est finalement en se laissant glisser sur les fesses que la descente est la plus facile.
 
Une fois en bas, nous retrouvons Huguette qui a réussi à descendre sans problème de son coté. Nous sommes maintenant sur la trace directe vers Tasiilaq. Il n'y a plus qu'à avancer toujours tout droit.

Je reconnais ces montagnes en pointes. C'est ici que nous avons campé le premier soir.

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Un peu plus loin, nous nous arrêtons pour manger.

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A mesure que nous approchons de la ville, il y a plus de monde sur la trace. Des motoneiges surtout. Nous dépassons 2 skieurs qui tirent une lourde pulka dans le dernier canyon qui mène à la baie.

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Il est 15h20 ça y est la ville est en vue. Je me sens très fatigué. Mais il reste un dernier effort. Encore une bonne heure de marche pour atteindre l'hotel.

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Un peu plus d'une heure après, nous atteignons notre but. L'hotel est juste devant nous en haut à droite.

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Je reprends mon souffle avant de monter. Aurélien reste avec moi. Nous repartons tranquillement. Un peu plus loin, nous croisons 3 gamins qui se baladent dans la ville et qui commencent à nous poser plein de questions. Le garçon est surtout intéressé par le fusil que porte Aurélien. Ils finissent par nous "dévaliser" de nos dernières sucreries et barres chocolatées. A 100m du but, nous pourrons nous en passer.

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Nous sommes rapidement à l'hotel. Il est 17h, il fait -2°.

Après une bonne douche (je me lave la tête avec du savon, mon petit flacon de shampooing est complètement gelé), un peu de repos autour d'un café il est déjà l'heure de passer à table.

Nous aurons parcouru en tout près de 90 km sur la totalité de notre séjour ici.

Vers 20h30, je ne tiens plus debout et vais me coucher. Dehors, il fait -4° mais cette nuit on dort au chaud. Demain, nous mettrons un nouvel équipement sur notre dos : celui de "touriste" pour notre dernier jour à Tasiilaq.
 
Le parcours du jour et le parcours cumulé du séjour :

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(Jours 12 à 15)

06/05/2008

Voyage au Groenland - Jour 10/15 - 30/03/2008

(Jour 9/15)

Un nouveau glacier à monter :
    

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Notre campement se réveille vers 6h30. Dehors il fait beau, le soleil est encore derrière la montagne. Une fois qu'il apparaîtra il devrait nous réchauffer un peu car il fait -19° ce matin.

Aujourd'hui nous allons avoir une journée en 2 phases : "plate" pour la première (jusqu'à ce midi environ) où nous suivrons un canyon suisvi d'un long lac gelé ; et "alpine" pour la seconde, avec la montée d'un nouveau glacier au bout duquel nous planterons notre prochain campement. Le dernier de ce voyage car le jour suivant nous serons de retour sur Tasiilaq en fin de journée.

Malgré le froid, j'ai plutôt bien dormi cette nuit. Ah si, j'ai encore fait un drôle de rêve, puisque c'était un rêve et pas la réalité : hier soir juste après m'être couché, j'ai entendu des pas dans le campement. quelqu'un marchait tout doucement autour des tentes pour ne pas faire de bruit. Je me suis imaginé que, comme Morten et Kurt étaient restés avec nous, que plusieurs inuits étaient arrivés en douce et allait prendre notre campement d'assaut et nous tirer comme des phoques.
  
Quand je raconte ce rêve à Aurélien un peu plus tard, il me dit qu'après s'être couché, il s'est rendu compte qu'il avait oublié de prendre ses boules quies. Il les a cherché partout dans son sac, et c'est peut-être ce bruit que dans un demi-sommeil j'ai assimilé à des bruits de pas autour de notre tente. 
 
Je découvre autour de ma tente le mur de neige qu'Aurélien a monté hier soir juste avant de se coucher. Vers la fin du repas, il avait pris un thé "menthe-réglisse" qui lui aurait donné l'envie de se "défouler". La neige est censée former des turbulences qui ralentisse le vent quand il souffle.Encore un peu et on aurait carrément pu monter un igloo !
 
Il est également très content de son trou dans la tente. Il pense qu'en le faisant encore plus profond on pourrait même se tenir debout dans la tente, ce qui serait vraiment pratique pour s'habiller sans se contorsionner sous la tente.

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Mais ce n'est pas tout, il faut quand même démonter le camp et partir.

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Aurélien et Morten règlent les derniers détails de notre parcours du jour. Nous croyons avoir du temps pour avancer tranquillement (il n'est que 9h30) mais Morten nous rappelle que nous sommes passés cette nuit à l'heure d'été et qu'il est déjà 10h30 ! Ça c'est la meilleure de l'année ! Faut qu'on aille au Groenland pour qu'un inuit nous dise quelle heure il est ;o)

En route...

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Nous voyons des traces dans la neige. Probablement un lièvre. C'est aussi un signe de l'hiver là-bas, il y a très peu d'animaux visibles.

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Les traineaux nous dépassent à vive allure et vont nous attendre au bout du long lac gelé sur lequel nous sommes. Le pied du glacier est là. Le bout du lac est enfin à portée de raquettes. Tout en longueur, sur 3 km il parait interminable entre ces 2 barres rocheuses.

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Nous rejoignons Kurt et Morten. Ce dernier a creusé un trou dans le lac où nous pouvons remplir nos bouteilles d'eau. Un vrai régal, cette eau fraiche ! J'en bois et en rebois jusqu'à plus soif... Ainsi qu'Aurélien. C'est l'occasion de manger un peu avant de monter le glacier.

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Il est temps de nous remettre en route nous sommes resté là bien trop longtemps.
Le glacier a 4 km de long et environ et sa dénivelation est d'environ 500m. Avec ce soleil écrasant, ça va encore être un sacré morceau à monter.

D'autant que le début est déjà très pentu...

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Le sommet n'est plus très loin. Il fait 4/5° au moment où se trouve un dernier petit col à franchir... à l'ombre. Au moins là, il fera moins chaud...

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Moins chaud, c'est bien le mot. La température chute de 15° en quelques dizaines de mètres une fois à l'ombre. A -10° je suis contraint de remettre les gants, le bonnet et la veste pour continuer.

Les traineaux sont là, une fois ce col passé. Mais Aurélien veut aller voir juste au bout si ça ne vaudrait pas le coup de continuer un peu et pourquoi pas descendre de l'autre coté ?

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Une fois au bout, il nous fait signe de venir. La descente est juste derrière. Autant y aller, ça fera toujours de moins à faire demain, même si les jambes commencent à avoir du mal à avancer... 

Le passage est très étroit, les chiens doivent tirer très fort.

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Kurt crie ses ordres aux chiens qui semblent déboussolés une fois l'étroit passage franchit. Des ordres relativement simples :

- you : droite (qui se transforme en "youyouyouyouyou" quand l'ordre est mal compris)

- drliiiiiii : gauche

- taawa : stop

- ouniniaaa : couché (quand les chiens se battent entre eux. S'ils n'obéissent pas, il n'est pas rare qu'un coup de pied leur parvienne au coin du museau)
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Tout le monde a basculé. Je range l'appareil photo et je repars. En bas, nous monterons notre campement pour une dernière nuit sous la tente. 
 
En bas, nous sommes de nouveau sur un lac gelé. Il faut en profiter, l'eau même gelé bout plus vite que la neige (qui doit d'abord fondre). C'est l'occasion de se raffraichir également avant de monter le campement.

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Kurt et Morten restent avec nous cette nuit encore.

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Bien qu'en plein soleil, il fait -10°. Une fois le soleil couché, il devrait faire encore bien froid cette nuit.
  
Aurélien creuse la neige jusqu'à la glace du lac au centre de la tente cuisine. Du monde passe et repasse sur la trace venant du glacier. Nous qui pensions être dans un coin perdu, il y a beaucoup de passage ici.

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A cause du gel, Morten et Kurt ont cassé un arceau de leur tente le soir d'avant, ils ont réussi à faire une réparation de fortune avec un morceau de bois et du fil.  

Une fois notre tente bien monté et qu'Aurélien ait creusé son trou et installé son côté, je m'occupe du mien.

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Le camp est fin prêt. Il fait -16° dehors au moment de passer à table. Le soleil a disparu derrière un pic.
C'est notre dernier soir en bivouac. Demain nous retrouverons une partie du parcours de notre premier jour de marche. Et en fin d'après-midi nous serons de retour chez Robert.

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Nous en aurons fini avec l'aventure pour redevenir de simples "touristes" ;o) 
  
Le parcours du jour (et le parcours cumulé) :

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(Jour 11/15)

05/05/2008

Voyage au Groenland - Jour 9/15 - 29/03/2008

(Jour 8/15)

Le chemin du retour :
   
Nous nous levons vers 6h30, 6h45 pour certains. Difficile de sortir du duvet (on dort dans nos duvets sur des matelas) tout en sachant que la nuit prochaine nous dormirons de nouveau sous la tente dans le froid.Dehors, ce matin il fait -19° et il fait toujours beau temps, un voile de brume recouvre le fjord.

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Nous déjeunons rapidement. Notre hôte arrive. Aurélien lui fait part de la proposition de Michel (de descendre le fjord par la banquise pour nous faciliter la marche) mais il refuse. Trop dangereux. Nous devrons remonter le glacier dans l'autre sens (ce qui ne m'enchante guère) mais une fois de l'autre coté nous prendrons une autre vallée pour changer de décor. C'est déjà ça.

Tobias allume la radio et déjeune un peu. La musique qui passe c'est de la "country". Aurélien qui est allé en "boite" à Tasiilaq (l'unique "pub" de la ville fait discothèque à partir d'une certaine heure) nous dit que c'est le style de musique qu'ils écoutent le plus au Groenland. Il ajoute "C'est bizarre, c'est quand même vachement loin le texas ?"

Une autre particularité des maisons de chasseurs, ce sont ces étranges "bibelots" que l'on trouve un peu partout... ;o)

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On trouve des balles de fusil, un peu partout. Les fusils quant à eux sont juste près de l'entrée dans la maison. Prêt à servir, on ne sait jamais, si un ours vient à passer près du village...

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Vu que les chasseurs sont aussi pêcheurs, il y a autant d'hameçons que de balles là aussi un peu partout.

Vers 8h15 tout le monde a regroupé et bouclé son sac. C'est l'heure d'y aller et de quitter la douce chaleur de la maison de Tobias.

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Il est temps d'y aller. Il fait -10° quand nous nous mettons en route. La journée va être longue aujourd'hui encore : près de 10 km pour rejoindre notre dernier campement au sommet du glacier, le redescendre (4 km de plus) et une fois de l'autre coté nous engager sur la vallée par la gauche ce qui devrait rajouter un bon kilomètre avant de monter le campement. Bref, une bonne quinzaine de km à prévoir.

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Nous marchons assez vite pour ce début d'étape. 45 minutes après notre départ, nous commençons l'ascension qui mène au glacier. Le soleil est déjà haut et tape. La température est de 7° il fait bien moins froid qu'au village qui est maintenant loin derrière nous.

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Nous coupons un peu avant la trace habituelle pour "changer" (mais couper ou pas, ça monte quand même...).
  
Vers 9h30 nous sommes de nouveau sur la trace du glacier et nos traineaux nous rattrapent... Le long calvaire commence pour moi sous ce soleil implacable. J'aurais préféré du mauvais temps je crois. Je ne supporte pas cette chaleur et je n'ai déjà presque plus d'eau fraiche.

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Morten, est le dernier à nous rattraper. Dans cette portion très abrupte ses chiens semblent souffrir mais ils font le "métier" et tirent de toutes leurs forces.

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Dire que ces chiens sont pour eux un simple moyen de locomotion et que ce ne sont pas du tout des animaux de compagnie.

Un peu avant le sommet, 2 gamins passent devant nous avec un petit traineau et quelques chiens. La relêve est assurée ?

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Le sommet n'est plus très loin. Je rattrape mes compagnons et nous faisons une pause déjeuner. La journée est monotone de l'avis général. Nous basculons enfin de l'autre côté du glacier. Et rapidement nous voyons la vallée sur notre gauche vers laquelle nous allons poursuivre notre voyage.

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Après un dernier ressaut nous entrons dans un long couloir entre deux montagnes. Au loin, un petit glacier semble dévaler la pente. Nous avançons dans cette direction il est presque 15h30 nous allons monter notre camp face à ce décor montagneux que nous découvrons.

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Au moment où nous commençons à monter le camp il fait -9°. Morten et Kurt restent avec nous pour la nuit. Ils montent une tente toute simple, genre premier prix acheté au supermarché du coin, alors que les notres sont des tentes utilisées pour les expéditions polaires les plus difficiles. Leur confort semble simple comparé au notre mais ils sont chez eux et ont l'habitude de telles conditions.

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Le soleil devient rasant et commence à disparaitre derrière la montagne dans notre dos. La température est de plus en plus basse. Il fait maintenant -18°. La nuit risque d'être difficile.

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Il est temps de se restaurer au chaud dans la tente-cuisine. Nous invitons nos 2 accompagnateurs à partager un peu de notre repas avec nous.

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A 20h30 au moment où je vais me coucher, la température est remontée légèrement à -15°. Je manque de tomber par terre en entrant dans la tente. Aurélien en a profité, au moment de vérifier que toutes les tentes étaient bien montées, pour creuser un trou énorme juste derrière l'entrée de notre tente. Le froid ayant tendance à stagner au niveau du sol, ce trou est censé le faire descendre plus bas et donc d'éviter qu'il reste à hauteur de notre tête.

On verra bien demain matin si on a mieux dormi ou pas ?

En attendant, comme tous les soirs je me précipite dans mon sac de couchage. Je me prends un petit gobelet d'eau... chaude avant de disparaitre. En effet, on ne jette pas le surplus d'eau chaude de cuisson du soir, on la garde dans les thermos. Ceux dont les gourdes ne sont pas isothermes peuvent la mettre dans leur duvet pour se réchauffer. D'autres, y mettent du thé pour boire la nuit.

Comme ça, pour ceux qui l'on gardé "nature", l'eau est encore tiède au petit matin et on peut la remettre dans la première eau de cuisson pour le petit-déjeuner.

A force de boire de l'eau chaude "nature", on fini par trouver ça très goutue. Surtout au moment de se coucher...
 
Le parcours du jour et le parcours cumulé :

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(Jour 10/15)

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