28/03/2009

Il y a un an...

... j'étais là :

Le temps passe vite, un an que je suis revenu du Groenland.

Une photographe pro que j'avais rencontré là-bas s'apprête à y retourner la semaine prochaine pour un raid en ski (nous avons beaucoup communiqué par mail ces derniers temps pour qu'elle prépare au mieux son raid).

Il me tarde de voir ses photos et de savoir si les choses ont (beaucoup) changé depuis un an ?

12/02/2009

Rax

Ragnar Axelsson (alias Rax) est un photographe islandais. Il photographie en noir et blanc et c'est tout simplement superbe.

Au programme, l'Islande, le Groenland, la Sibérie... etc...

(photo © rax)

09/02/2009

La fin de la nuit polaire

En ce moment, la nuit polaire se termine dans les régions les plus au Nord du globe. Un passage de "ce bouquin qui déchire" (Aventure arctique de Peter Freuchen) raconte une tradition des inuits du Groenland (alors qu'il vivait parmi eux au début du XXème siècle) lorsque le soleil réapparaissait à l'horizon après plusieurs mois dans la nuit polaire.

Il raconte qu'au premier jour de cette réapparition, tout le village entrait en effervescence. L'alerte générale faisait sortir tout le monde. Et tous s'exposaient, hommes femmes et enfants, bras en l'air face au soleil tout le temps qu'il se montrait ce premier jour sur l'horizon... non sans avoir d'abord retirés manteau et gants, peu importait le froid et les pleurs des enfants.

Une superstition voulait que chaque personne qui exposait ainsi son visage et ses mains vivrait au moins jusqu'à l'année suivante au même jour. En revanche personne n'osait imaginer ce qu'il arrivait à celui qui ne s'exécutait pas.

200 pages plus loin et plusieurs années après, Freuchen raconte que pendant une expédition avec des inuits et des scientifiques de passage, un naturaliste suédois (le Dr Wulff) refusa ce même jour de faire comme tout le monde jugeant cette pratique stupide et propre à des êtres qu'il jugeait "inférieurs".

Les mois passèrent. Un jour la sorcière du village annonça qu'une expédition dont plus personne n'avait de nouvelle était sur le retour. Elle annonça que 2 d'entre eux étaient morts. Quand les survivants arriverent enfin, tout le monde constata que le Dr Wulff était l'un de ces 2 là. Il était mort de faim alors que l'expédition avait souffert du froid, de la fatigue et de la faim. Il avait été une gène tout le temps de l'expédition se plaignant constamment de son seul sort alors que tous souffraient sans se plaindre.

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Notes connexes :

Médecine traditionnelle
Page 123

19/09/2008

Page 123

J'ai été mis à contribution par l'Oncle Dan pour cette patate chaude qui se refile de blog en blog.

Le principe : prendre un livre, en donner les références, l'ouvrir à la page 123 et à la 5ème ligne, écrire les 5 lignes suivantes. Puis refiler la patate à d'autres blogueurs.

Je ne l'ai pas fait exprès mais si je prends le livre le plus proche de ma table d'ordi je tombe sur ce bouquin qui déchire dont j'ai déjà longuement parlé ici (et je n'ai pas encore fini il me reste quelques perles à dévoiler).

Il s'agit donc du livre de Peter Freuchen "Aventure Arctique - ma vie dans les glaces du Nord" (1935) - Editions CTHS de 1997.

Ça tombe bien, la page 123 est assez croustillante :

"Nous entreprîmes de lui batir un igloo mais la neige était si fine qu'aussitot qu'on avait taillé un bloc le vent le mettait en poussière. J'entrevis par hasard le visage de la pauvre Atitak et j'y distinguai toute la souffrance et la détresse qu'éprouve une femme dans pareil cas. Elle semblait espérer que Knud et moi nous ferions quelque chose pour elle. Pourtant que pouvions-nous ? On ne pouvait construire un abri et il n'était pas question de la déshabiller."

En fait, Freuchen relate dans ces pages, l'expédition d'un village vers un autre qu'il a mené avec un groupe d'inuits... dont une femme enceinte.

Au début du XXème siècle, les femmes groenlandaises ne savaient pas quand elles allaient accoucher. Ça arrivait sans prévenir. Pour Freuchen, médecin de formation, aider une femme à accoucher devrait logiquement paraitre plus aisé que pour tout un chacun mais il fallu que pour cette femme cela se passe en pleine tempête par un froid extrême sans le moindre abri alentours.

Au grand maux les grands remedes : Les hommes présents retournent le traineau et font un mur humain improvisé pour faire obstacle au vent. Normalement c'est au mari d'aider sa femme, laquelle accouche toujours à genoux, en la ceinturant par derrière pour l'aider à expulser le bébé. Mais le père ici présent, dont c'est le premier enfant, ne sait pas comment s'y prendre. C'est un autre homme (déjà père de famille) qui s'y colle. Après avoir fendu juste ce qu'il faut le pantalon de la femme, elle accouche rapidement.

Tout se termine bien. Quelques instants après, le bébé est mis au chaud dans d'épaisses fourrures et est envoyé prioritairement au prochain village.

Allez je refile le bébé... (façon de parler hein ?) si ce n'est pas déjà fait par d'autres à :

Oïnkari (récente lectrice de mon blog) ; Mélo ; Denis et Daydreamer

11/08/2008

J'ai fait durer autant que possible...

... mais il fallait bien que j'arrive au bout de ce bouquin qui déchire, "Aventure arctique - Ma vie dans les glaces du Nord" par Peter Freuchen.

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Je l'ai lu sans me précipiter, par petits bouts (et pourtant c'était tentant de l'avaler rapidement).

Dommage que le bouquin soit si rare à trouver (pour mémoire je l'avais trouvé au Groenland dans un magasin qui n'avait de magasin que l'intérieur, c'est dire - vu de dehors, ce n'était qu'une simple maison).

Quelles aventures. Aujourd'hui on dirait des "trucs de ouf". Un par page, parfois plus. J'ai pris un paquet de notes.

J'ai notamment relevé l'intégralité des "recettes de cuisine" (si on peut appeller ça de la cuisine) distillées tout au long du livre. J'en reparlerai évidemment.

Un blog aurait été le moyen idéal pour conseiller ce livre mais du fait de sa rareté je ne peux que vous en faire profiter par quelques notes de temps en temps.

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Note connexe : 

médecine traditionnelle

06/08/2008

Envie d'un peu de fraicheur ?

En ce jour de grosse chaleur voici de quoi vous rafraîchir un peu 

Déjà 4 mois que je suis revenu de là-bas. Je me souviens bien de ce soir là. Fatigué après 3 jours de marche dans les "alpes" groenlandaises, dans le froid mais avec un trés beau temps. Et le plaisir d'y être surtout.

Tiens, j'ai eu des nouvelles de mon frère aujourd'hui. Il est en vacances en... Bretagne. Il m'a dit que ce soir, il faisait froid... 19°. Presque comme sur cette photo... mais c'était sous zéro

18/06/2008

Médecine traditionnelle

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Voici ce que j'ai lu ce matin dans le bus dans mon bouquin qui déchire (que je savoure vous n'imaginez même pas, tellement il "déchire").

Peter Freuchen (un explorateur danois parti vivre au Groenland au début du XXème siècle) relate le jour où il s'est cassé le bras gauche en tombant maladroitement.

L'action se passe un peu avant les années 20. Une "mode" du moment voulait que quand un membre était cassé, on le laisse se remettre seul. Lui (médecin de formation) veut se faire "soigner" à l'ancienne. Pour ce faire, il fallait immobiliser le bras avec un bandage fait en peau de phoque poilue mouillée. Une fois sec, le bandage est serré et rigide.

Ne sachant pas combien de temps garder le bandage et donc quand le retirer, les inuits ont une technique : ils mettent des poux entre le bandage et le membre. Tant que l'os fait suffisamment mal pour ne pas sentir les poux, il faut le garder. Quand la vermine démange trop, on peut retirer le bandage. 

Cette méthode marche à merveille selon Freuchen.

 

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Note connexe :

Sports d'hiver : attention au jeudi !!!

25/05/2008

6 minutes en avion

Retour sur mon voyage au Groenland avec une petite vidéo. Le vol de Reykjavik à Kulusuk avec le survol de la banquise et d'énormes icebergs entre l'Islande et le Groenland jusqu'à l'atterrissage. 

Je n'ai pas filmé beaucoup pendant ce voyage, les batteries de mon petit caméscope n'ont pas bien tenu le froid (contrairement à celle de mon appareil photo) et j'ai vite abandonné le reportage filmé pour celui des seules photos.

C'est parti : 

21/05/2008

Ce bouquin il déchire !!!

87571b14aaa565233978f15c3d3d90e2.jpgJ'ai acheté ce livre au Groenland : "Aventure arctique, ma vie dans les glaces du Nord" par Peter Freuchen.
 
Il était vendu dans une toute petite boutique qui vendait des chips, des glaces, des canettes, quelques DVD (ils avaient tous les Columbo... en danois), des livres en plusieurs langues dont quelques uns en français, un poste internet... tout en danois, des cartes postales, des cartes marines, que sais-je encore... ? Jacky de notre groupe nous a même payé une énoooooorme glace !!!! Un régal après 10 jours dans le froid ;o)
 
Déjà c'est pas banal de voir là où on ne s'y attends pas des livres en français. Notre guide, Aurélien, voit que je tiens ce livre et il s'exclame "Ce bouquin je l'ai lu en danois, il déchire !".
 
Il y avait 2 exemplaires j'en ai pris un et Florence, de mon groupe, à pris l'autre.
 
Peter Freuchen (1886-1957) était un explorateur polaire danois du début du XXème siècle. Il raconte sa vie passée au Groenland entre sa découverte de l'arctique (en 1907) puis sa vie parmi les inuits. Il a été le premier blanc à vivre et à se marier avec l'une d'entre eux. Son surnom était "Pierre le Grand" (du fait de sa très grande taille).6253976e8380c4beb012e394eec1784e.jpg
 
Eh bien, je n'en suis encore qu'au début mais je confirme, ce bouquin il déchire !
 
Quelques exemples :
 
3ème page, le livre commence pendant une exploration. Il est avec 2 comparses. Ils n'ont plus de nourriture (un ours a tout dévalisé dans une cache avant qu'ils y arrivent). Ils sont à bout de force à des jours du premier village. Freuchen, en désespoir de cause, prend un fusil pour une dernière tentative de chasse. Alors qu'il croit que la fin est proche, après des kilomètres de marche, il arrive a tuer un énorme lapin. Sur le chemin du camp, il n'arrête pas de penser à la meilleure façon de manger ce lapin qu'il trouve trop lourd à porter. Notamment ce qu'il pourrait en faire lui, puisqu'il l'avait tué. S'en suit un long chemin de croix à se torturer l'esprit et l'estomac, à peser le pour et le contre, à lutter contre l'envie de tout manger de suite et de ne rien dire aux autres, à avoir honte de penser à en priver ses amis. A éventuellement s'attribuer de suite des parties que les autres ne voudraient pas (comme les pattes ou les oreilles)... Finalement à se poser toutes ces questions il arrive en héros à son campement.
 
2 pages après, il raconte comment tout à commencé. Il faisait de brillantes études de médecine. Un jour alors qu'il est à l'hopital, arrive un docker très gravement blessé. Le type est à l'article de la mort. Tous les docteurs disent qu'il va y passer. Le type tient bon, il lutte contre la mort pendant des mois et finalement, il survit puis se remet complètement. On parle de miracle, des chirurgiens du continent entier viennent voir le miraculé. Le type est guéri, il est temps qu'il rentre chez lui. Tout le monde le regarde quitter l'hopital. Le type traverse la rue en les saluant. Il se fait alors renverser par une voiture (une des toutes premières au Danemark en ce début du XXème siècle). Il meurt sur le coup ! Révolté, Freuchen abandonne ses études de médecine sur le champ et postule, sans absolument rien y connaitre, au départ d'une grande expédition polaire.
 
2 pages encore plus loin, il raconte un épisode au Groenland. Il arrive dans un village où l'on prépare une fête pour le soir. On lui présente une fille qui sera sa "cavalière" pour les danses. Il est content, la fille est très jolie. Elle l'emmene chez elle et pour lui montrer qu'elle est "civilisée" et propre sur elle, entreprend de lui montrer comment elle lave ses beaux et longs cheveux (les cheveux sont un signe de beauté chez les femmes inuits). Freuchen a l'impression d'être dans un rêve. C'est alors que la fille tire un seau plein d'urine humaine et... commence à laver ses cheveux avec ! Le charme est brisé, et toute la soirée il doit danser avec elle. Arrive le soir, pendant qu'il danse dans une maison trop basse de plafond pour sa grande taille, il découvre l'ouverture du grenier dans le plafond. Il l'ouvre. Il peut enfin se tenir droit même s'il doit danser en restant sur place. Manque de bol, dans le grenier reposent toutes les peaux de bêtes entreposées là après avoir été tannées... avec de l'urine humaine !!!
 
Quelques pages plus loin, le bateau de son expédtion est pris dans les glaces depuis des mois pendant l'hiver. A bord, vu qu'ils n'ont pas été très attentifs à leur nourriture, ils ont tout mangé... sauf la soupe de tomates et les conserves de poissons (un plat excellent, quand il n'y a pas que ça à manger). Sans nouvelles d'eux, les autorités danoises sont inquiètes. Elles envoient des inuits à leur rencontre moyennant une prime pour qui les trouverait en premier. On finit par les trouver. Les hommes du bateau vont à la rencontre des arrivants. Les inuits, prévoyants, apportent avec eux de la nourriture. Plutôt que d'amener du phoque, une viande banale finalement, ils ont préféré prendre un vrai repas du dimanche : de la soupe de tomates et des conserves de poissons !
 
Je n'en suis encore qu'au début mais si le reste est à l'avenant (le bouquin fait un peu moins de 500 pages, écrit en minuscule) je sens que je ne vais pas m'ennuyer.

08/05/2008

Voyage au Groenland - Jours 12 à 15 - du 1er au 04/04/2008

(Jour 11/15)

Tourisme et repos (01/04/2008) :  
           
Réveil paisible ce matin un peu avant 8h (c'est pratiquement une grasse matinée ça ?).

Aujourd'hui pas de mauvais poisson d'avril, pas d'effort si ce n'est celui de "faire chauffer" la carte bleue pour divers achats. En effet aujourd'hui nous allons nous balader en ville, l'occasion d'acheter quelques souvenirs car demain nous quitterons le Groenland en début de matinée.

Ce matin il fait 0° et le beau temps est revenu. C'est surtout demain qu'il faudra qu'il fasse beau sinon l'hélico ne pourra pas décoller.
   
Nous prenons notre temps pour nous préparer. On se met finalement en route pour la ville vers 11h passé.

Ça fait presque bizarre d'être vêtu d'un simple pantalon de rando et de chaussures de rando. Mais nous n'aurons pas besoin de marcher dans la neige, juste éventuellement celui de ne pas glisser sur les portions de la route encore gelés mais la route principale est dégagée.
       
Nous allons au centre-ville où se trouve, la poste, un distributeur d'argent, l'office de tourisme et un musée. Plus loin dans la ville se trouve le seul supermarché de la ville (nous irons ensuite pour y acheter de quoi grignoter ce midi).

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A l'office de tourisme nous pouvons acheter divers souvenirs comme des cartes géographiques, divers vêtements fait à partir de peau de phoques ou de corne de narval sculptées, comme le tupilak, un monstre de légendes originaire précisément de cette partie du Groenland.
   
Je prends des tupilaks et pour mon neveu et ma nièce une petite trousse d'école en peau de phoque.

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On pourrait en débattre longuement mais contrairement à certaines campagnes de chasses sauvages et purement mercantiles (qui sont décriées à juste titre d'ailleurs) comme on en voit au Canada notamment, ici tout l'artisanat n'est que l'explotation de ce qui a été pêché et chassé pour être mangé. Je ne vois pas comment on pourrait dès lors avoir le moindre problème de conscience avec ça. Grâce à ça, ces petits artisans locaux peuvent vivre.
           
Une fois nos emplettes faites, certains vont à la poste pour acheter quelques timbres. Il semble que cet endroit de la ville soit un lieu de "vie" et de rencontres.

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C'est aussi le point de rendez-vous de beaucoup de personnes déjà complètement saoules ! Il n'y a pas beaucoup de travail ici, l'alcool est un fléau grandissant. D'autant que nous constatons que derrière chaque "guichet" on trouve des danois et pas des groenlandais.

Les suicides sont également nombreux mais le fait que la plupart de la population possède une arme explique aussi pas mal de choses.
       
J'attends dehors. Je constate que les gens sont aimables et disent volontiers "bonjour" (ça doit se voir qu'on ressemble à des touristes ?)

"Bonjour" se dit "Guuda" mais la plupart des gens disent "Hi !"

Nous allons ensuite au supermarché où l'on trouve en plus de la nourriture, des armes, des hameçons, des vêtements, des machines à coudre (ils en ont une quantité phénoménale)...

Mais ne cherchez pas les légumes, il n'y en a pas. Il y a bien quelques patates et quelques fruits (oranges, poires, pommes et c'est tout). Le reste, vous le trouverez en conserves... ou pas du tout !

Mes compagnons mangent tout de même un hot-dog vendu à l'entrée du supermarché. Pour ma part, étant végétarien, je me contente d'un paquet de chips et d'un jus d'orange frais.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans une toute petite boutique. On peut y acheter là aussi un peu de nourriture (chips, glaces, canettes de soda) quelques livres en plusieurs langues dont certains en français) des cartes postales, des cartes géographiques etc...

Après avoir mangé une énorme glace offerte par Jacky certains continuent de se balader moi je rentre à l'hotel vers 16h pour me reposer un peu et avancer le rangement de mes affaires.
   
Ainsi avance la journée.

Il a fait très beau toute la journée, j'ai relevé un petit 14° en plein soleil alors qu'il faisait -1° à l'ombre. A 20h30, il faisait -4°.

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Au dîner ce soir, Robert nous a fait une surprise. Moi je me serais à nouveau délecté d'un peu d'algues fraiches mais, hélas, c'est du phoque que la serveuse apporte !!!!

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Mes compagnons ont trouvé ça très bon. Le plat le plus traditionnel se prépare très simplement : 30 minutes à bouillir sans rien ajouter et c'est tout.

Le morceau en question est de l'épaule. Tout se mange même l'énorme couche de (bonne) graisse qui est au dessus.

Une dernière surprise gustative sera apportée un peu après, un tout petit morceau de narval.

Après le repas, je reste à l'hotel pendant que Certains vont au "pub" (qui devient boite de nuit à une certaine heure).

Demain matin nous nous lèverons tôt pour notre retour en Islande.

Au passage Robert annonce à Aurélien qu'il faudra qu'il aille chercher "notre" carton de nourriture à l'héliport. Il parait qu'il encombre.

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Départ pour l'Islande (02/04/2008) :

Un petit -4° et un temps légèrement nuageux mais clair pour nos dernières heures au Groenland. On se lève à 6h45, nous devons aller à l'enregistrement pour l'hélico tôt ce matin.

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Robert descend nos bagages à l'héliport pendant que nous y descendons à pied.

Un dernier regard sur la ville et la baie.

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Comme pour l'aller, je regarde ces montagnes. Mais cette fois c'est la dernière. La prochaine ça sera par internet.

On fait enregistrer nos bagages et attendons notre tour. Nous devons décoller vers 9h20.

Nous faisons nos adieux à Robert puis à Aurélien notre guide, qui reste ici pour guider la semaine suivante un dernier groupe pour la saison.

Vers 9h20 nous sommes dans l'hélico. Je me mets au même endroit que pour l'aller. Comme ça je pourrais photographier le coté océan. L'hélico décolle enfin, notre dernier "spectacle" va commencer. Et c'est tout aussi beau qu'à l'aller.

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Vers 9h40 nous arrivons à l'aéroport de Kulusuk.

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Notre avion pour Reykjavik est prévu pour... 12h10. Nous allons devoir attendre dans la toute petite salle de l'aéroport. L'occasion de mettre à jour mes notes (en prévision du récit que je raconte en ce moment même) de lire un peu et discuter avec mes compagnons.

Vers 12h00 nous embarquons enfin dans le même petit avion à hélices qu'à l'aller. L'avion décolle à l'heure, nous quittons le Groenland en survolant les derniers morceaux de banquises et icebergs qui dérivent au gré du courant.

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Nous survolons les cotes islandaises vers 15h50 heure locale. Dans 5 minutes nous serons à Reykjavik.

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Une fois à l'aéroport nous récupérons nos bagages (c'est très rapide avec seulement 20 passagers à bord).

Nous trouvons un taxi assez rapidement pour nous mener à notre hotel. Une rapide douche, un peu de repos et nous nous retrouvons à 18h30 pour aller manger en ville. Nous mangeons dans un excellent restaurant indien. Vers 21h00 on se sépare. Certains veulent rester en ville, d'autres (dont moi) veulent rentrer à l'hotel. Il pleut un mélange de pluie et de neige mélée. Il fait très froid et il y a beaucoup de vent.

Je lis un peu et m'endors.

Demain nous passerons la journée encore ici, le retour pour la France est prévu après-demain. Cette journée supplémentaire était une journée de "sécurité" au cas où nous aurions été bloqués au Groenland à cause d'une tempête par exemple, auquel cas nous aurions pu arriver demain de Kulusuk pour avoir notre avion d'après-demain.

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Après le froid, le chaud (03/04/2008) :

Au réveil, vers 8h, il pleuviote dehors.

Au petit déjeuner, nous décidons d'aller au Blue Lagoon, une station thermale à quelques dizaines de kilomètres de Reykjavik où nous pourrons "décongeler" du Groenland dans des eaux chaudes d'origines volcaniques. Cette destination est un "incontournable" pour qui visite l'Islande.

Nous partons à 11h00. Il nous en coûte environ 40 € pour un billet comprenant l'aller et le retour en bus et l'entrée au lagon.

Une heure après nous y sommes. Ce qui est extraordinaire c'est que l'eau après avoir été captée est "refroidie" pour ensuite alimenter l'immense piscine à ciel ouvert dans laquelle nous barbottons très vite.

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L'eau est à 40°. On a peine à croire que quelques jours avant nous étions largement en dessous de 0°.

On se "balade" dans cette large piscine profitant des saunas, douches et autres boue pour la peau pendant 2 bonnes heures. Le temps se couvre, il grêle même pendant une petite averse mais ce n'est pas bien gênant dans cette eau bienfaitrice. Un thermomètre affiche qu'il fait 0° dehors.

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Au bout d'un moment on commence à se lasser. Nous sortons et mangeons un peu. Nous avons du temps, notre bus retour n'est qu'à 16h.

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Le bus arrive et nous sommes de retour à notre hotel vers 17h. Je me repose et m'endors même pendant un moment.

Fatigué je laisse mes compagnons de voyage aller en ville manger. Je me lève un peu plus tard et croise à l'hotel un couple de jeunes anglais, Robert et Kate, qui était au lagon avec nous. Je passe une partie de la soirée avec eux à leur raconter notre voyage au Groenland tout en leur montrant quelques photos.

Vers 22h00 je les quitte pour aller me coucher. Nous devons nous lever très tôt demain (4h) notre avion pour Paris décolle à 7h.

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Fin du voyage (04/04/2008) :

Nous y voilà. Mon réveil sonne. Il est 4h, l'heure de rentrer en France, c'est la fin des vacances et de ce voyage hors du commun.

Après un rapide petit-déjeuner, nous prenons le taxi qui doit nous mener au bus qui nous mènera à son tour à l'aéroport de Keflavik.

Nous sommes à Keflavik à 6h.

Après l'enregistrement des bagages, un café, le passage en douane, nous embarquons vers 7h30.
   
L'avion décolle à 7h45.

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Le vol se passe normalement.
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A 12h35 (heure locale, notre heure désormais) l'avion se pose à Roissy.

Après avoir récupéré mes bagages, je dis "au revoir" à mes compagnons de raid. Nous avons vécu de bons moments ensemble et nous aurons beaucoup à raconter une fois chez nous.

Il est 13h25. Deux heures après j'arrive chez moi, épuisé à tirer mon lourd paquetage d'une main tout en portant mon énorme doudoune de l'autre. Sur Paris, il fait très chaud en ce début de mois d'avril. Eh oui, ici c'est le printemps, à Tasiilaq c'est encore l'hiver pour encore de longues semaines. Je me dis que j'aurais dû rester là-bas...

Ainsi s'achève mon voyage, il me reste maintenant à le raconter à qui aura envie de le lire et l'écouter.

FIN 

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J'en profite pour annoncer la mise à jour de mon site photo. Vous y trouverez le même récit mais avec plus de photos.
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