25/12/2007
La véritable histoire du Père-Noël (7/7)
(début du conte) (épisode précédent)

Les gnomes :
Quand le Père-Noël s'arrêta de chanter l'arbre disparu et avec lui tous les émerveillements qui allaient avec. Il remit la pierre magique autour de son cou et la caverne redevint sombre.
Les enfants purent demander en récompense ce qu'ils voulaient pour l'avoir aidé : ils lui demandèrent de rester à son service et de continuer à l'aider.
Ils partirent tous ensemble, avec Gnome, dans le traîneau en direction du Nord.
Chemin faisant, ils virent au loin de sombres formes qui furent effrayées à leur arrivée. Gnome les reconnut.
- Petit Frère, cria-t-il, avec étonnement !
Il s'agissait du frère de Gnome, de sa femme et de leurs deux enfants. Ils avaient été bannis et était dans le même état misérable que le sien lorsque l'ours le trouva, la queue coupée et les cornes sciées. Tel était le châtiment pour avoir aidé les voleurs à s'enfuirent.
- Maintenant nous ne sommes plus des trolls, soupira Petit Frère. Nous ne savons plus qui nous sommes, nous ne sommes personne.
- Vous êtes des gnomes maintenant, leur dit le Père-Noël. Vous pouvez aller où bon vous semble mais vous pouvez aussi venir avec moi, là où la lumière doit se lever et où sera mon château.
Ils acceptèrent de venir avec eux et montèrent dans le traîneau.
Le traîneau prit de la vitesse, tellement que les enfants pensèrent qu'ils allaient s'écraser contre la montagne mais le Père-Noël caressa sa pierre magique et le traîneau s'envola dans les airs.
Au bout d'un moment le traîneau se posa non loin de l'endroit où était la caverne de l'ours. Ils furent accueilli par les grognements des deux morses.
Les gnomes se firent la promesse qu'un jour cet endroit serait le plus beau château que l'on puisse trouver au monde.
Préparatifs de Noël (*) :
Les enfants avaient aidé le Père-Noël et lui avaient donné des cadeaux quand il en avait besoin. A partir de cet instant, tous les ans, quand le Soleil passerait sur son traineau en direction du Nord, il donnerait un cadeau à tous les enfants du monde. Mais comme il ne pouvait même par magie passer chez chaque enfant, il ferait de leurs parents, ses aides. Quand il passerait dans le ciel sur son traineau tiré par les rennes alors il inspirerait chaque parent pour qu'ils donnent à chaque enfant le cadeau qu'il avait envie.
A l'intérieur de la caverne (ou du château-royal puisque le Père-Noël était le roi du pôle Nord) en ouvrant le sac et en frottant sa pierre magique, les voeux de chaque enfant y entrait.
Les gnomes travaillaient à arranger le chateau mais le Père-Noël et les enfants avaient encore un voyage à faire ensemble.
Le sac était plein de voeux et le traîneau vola du Nord au Sud puis de l'Est à l'Ouest. A chaque fois qu'ils passaient au dessus d'habitation humaines, le sac était ouvert et l'esprit du Père-Noël inspirait chaque parent.
Chacun sut que quelque chose d'important se passait
- Une nouvelle lumière est en train de naître, dit le Père-Noël.
Une fois revenu au château, la femme de Petit Frère, appelé Mère Gnome, avait mis la table pour tous.
Gnome protesta en voyant le dîner. Il détestait le poisson et ne voulait pas manger de viande de rennes car on ne mange pas les animaux qu'on aime.
Il partit bouder dans son coin mais le Père-Noël lui demanda ce qu'il voulait manger ?
Il pensait à du porridge. Et du porridge apparut. Il mangea, mangea encore et encore jusqu'à en avoir mal au ventre et passa ensuite la nuit à se plaindre de son ventre.
La fête de Noël :
Au retour du dernier voyage, ils étaient passé près du village où vivaient autrefois les enfants et tous semblaient contrariés.
Une sombre lumière s'approchait du village. Il s'agissait de trolls, de tupilaks et d'autres créatures venant des profondeurs des montagnes.
Personne au village ne faisait attention, tout le monde était joyeux de voir chaque enfant jouer avec son cadeau.
Le Père-Noël arrêta son traîneau et tous descendirent par une corde jusqu'au sol. Il prit sa pierre magique et des bûches en flammes apparurent dans ses mains. Mais il avait beau les lancer contre les trolls ça ne semblait pas les arrêter.
Mais soudain le monde sembla exploser ! Du moins c'est ce qu'ils pensèrent. Le Soleil venait de se lever, même si c'était encore le milieu de la nuit. Toutes les créatures s'enfuirent dans tous les sens et retournèrent au plus vite dans les profondeurs de la terre.
Soudain, un cri vint d'une hutte. Un enfant venait de naître.
Gnome pris sa corne et souffla dedans. Le Père-Noël était content et se prépara à repartir.
Une fois revenu au château, une belle lumière étincelait l'intérieur : un nouvel arbre illuminait la caverne et tous dansèrent autour. Ils mangèrent et s'amusèrent. Mais alors que la fête battait son plein, ils virent les vêtements du Père-Noël par terre. Mais plus aucune trace de lui.
Gnome leur dit de venir dehors et leur montra les traces d'un grand ours polaire qui partait dans la neige.
- Il ma dit de vous dire tout l'amour qu'il avait pour vous et vous souhaite un Joyeux Noël, dit-il en touchant la pierre qu'il portait autour du cou et qu'il reviendra l'année prochaine.
Et tout disparu autour d'eux sauf la neige qui tombait abondamment. Ils ne savaient pas où ils étaient mais en avançant ils aperçurent une petite lumière venant d'une hutte de tourbe. Ils surent où ils étaient. Ils étaient chez eux.

(* en anglais "Little Christmas Eve", dans certains Pays Nordiques on prépare le sapin, la veille de Noël)
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23/12/2007
La véritable histoire du Père-Noël (6/7)
(début du conte) (épisode précédent)

Le sac de voeux :
Quand les enfants entendirent cette voix, ils furent surpris et retrouvèrent espoir car c'était une voix qu'ils connaissaient. C'était difficile à croire mais cette voix c'était celle de Gnome.
Le troll qui s'appelait "Petit Frère" était tout aussi surpris.
- "Grand Frère" ? C'est toi qui est de retour ?
- Seulement pour aider ces stupides enfants, répondit Gnome, puisqu'ils ont insisté pour venir dans la montagne.
Une fois hors du trou, Gnome demanda à son frère des manteaux de trolls pour changer leurs vêtements trempés. Et c'était une bien meilleure idée pour passer inaperçu et se déplacer librement en ayant l'allure d'un troll.
En les regardant, Petit Frère se dit que les humains étaient vraiment les plus horribles créatures au monde. Par chance il savait où était prisonnier l'Esprit. Et bien que les trolls désobéissants étaient sévèrement punis, il allait aider son frère pour qui il avait le plus grand respect. Il dit enfin à son frère que le Sorcier avait envoyé un autre tupilak pour tuer le Père-Noël.
Ils arrivèrent à la cellule où se trouvait l'Esprit toujours en forme de sac. Mais quand le garçon prit le sac, des gardes arrivèrent.
- Attention, des voleurs, cria l'un d'eux.
- Dispersez-vous, cria Gnome, qui partit par la droite.
Petit Frère parti par la gauche tandis que les enfants partirent droit devant dans un étroit passage.
- Attrapez les, tuez les, crièrent plusieurs voix.
Mais les enfants ne purent aller bien loin, l'allée était complètement aveugle. Et déjà les trolls étaient sur leurs pas
- Nous les tenons, nous les tenons, cria l'un d'entre eux.
- Oh non, s'écria la petite fille de désespoir. Comme j'aimerais être à la maison en ce moment...
Tout à coup tout sembla bouger autour d'eux. Ils furent soulevés dans les airs et projetés si vite qu'ils faillirent s'évanouir, ils tournaient dans tous les sens, la lumière autour d'eux changea et les aveugla presque. Quand le calme réapparu et qu'ils ouvrirent enfin les yeux, ils n'étaient plus dans la montagne des trolls. Ils étaient devant une petite hutte de tourbe...
Pris à nouveau :
Comme c'était bon d'être à nouveau chez soi. Ils se rendirent compte que le sac fonctionnait quand il s'agissait d'un bon voeu. Ils souhaitèrent un nouveau traîneau avec des chiens pour leur père et soudain apparu tout un attelage devant eux. Les enfants allaient pour ouvrir la porte de leur maison. Mais alors qu'ils entraient leur mère poussa un cri de terreur. Leur père sauta vers eux avec un énorme couteau en criant :
- Alerte, des trolls des montagnes !!!
Les enfants voulurent s'expliquer mais déjà d'autres chasseurs sortaient de chez eux certains munis de harpons. Ils avaient oubliés qu'ils portaient encore les manteaux des trolls et durent s'enfuir à nouveau alors que pleuvaient déjà autour d'eux divers projectiles.
Ils coururent et coururent encore. Mais il n'y avait plus personne derrière eux. Aucun chasseur n'irait se risquer à poursuivre des trolls jusqu'à leur montagne.
Que pouvaient-ils faire maintenant ? Ils ne pouvaient pas souhaiter de nouveaux vêtements, ce n'était pas leur sac après tout mais celui du Père-Noël. Ils ne pouvaient qu'aller le trouver pour lui demander. Ils partirent en direction de la grotte du Père-Noël en espérant que le terrible tupilak n'était pas déjà arrivé sur place.
A l'approche de la caverne, il leur sembla régner un calme étrange comme si quelque chose ne tournait pas rond.
Ils n'osaient pas entrer dans la caverne par peur de ce qu'ils pouvaient y trouver. Ils ne firent pas attention à la forme qui s'approchait d'eux. Tout à coup, ils se retrouvèrent projeté l'un contre l'autre en se donnant des coups à leur tour, pris dans un sombre sac.
Pas de doute, c'était la pire chose qui puisse leur arriver : être attrapé par Amiat, la terrible femme-troll qui chassaient les enfants perdus avec son énorme sac. Ils savaient qu'ensuite, elle retournait dans sa hutte pour les manger par petits bouts : d'abord les bras, puis les jambes, et enfin le coeur.
- Je vous tiens, s'écria un voix.
Le Tupilak :
Gnome, qui montait la garde à l'entrée de la caverne du Père-Noël pensait avoir capturé deux petit trolls. Mais il reconnu les cris des deux enfants dans le sac. Une chance car il allait précipiter son contenu en bas de la montagne.
- Nous sommes content de te revoir, Gnome.
- Chut ! Ecoutez, dit Gnome ! Vous entendez ces tambours ? Ce sont ceux du Sorcier troll. Ça veut dire que le tupilak est en route pour ici.
Le Père-Noël était content de revoir les enfants et de retrouver l'Esprit (qui semblait vouloir rester en sac). Il murmura quelque chose et les enfants se retrouvèrent habillé dans des habits plus chauds que ceux des trolls.
Les tambours se faisaient de plus en plus forts et proches, ce qui rendait nerveux le gnome. Mais le Père-Noël ne semblait pas s'inquiéter.
- Restez ici, à coté du feu, dit-il. Quoi qu'il se passe vous ne devez pas vous enfuir. Le tupilak est un mauvais esprit. Vous ne devez pas le regarder. Tenez vous par la main et regardez la lumière.
Les enfants s'assirent à coté du feu. Quand les pierres autour d'eux commencèrent à vibrer le Père-Noël se mit à chanter.
Le tupilak poussa un grognement terrible alors qu'il était maintenant proche de la caverne. Le Père-Noël se pencha sur le sac et récita quelques mots magiques.
Du sac se mit à grandir un grand arbre vert plein d'oiseaux en train de chanter. Du ciel sembla tomber des boules de multiples couleurs tandis que les elfes de feu envoyèrent au sommet de l'arbre une petite flamme que la lumière d'une étoile semblait faire danser.
Cette vision était si belle que les enfants oublièrent l'horrible tupilak qui était presque derrière eux maintenant. Même le gnome, qui connaissait son terrible pouvoir, semblait hypnotisé par toutes ces belles lumières. et en oubliait le danger. Aucun d'eux n'avait encore vu un arbre de leur vie. Ils étaient tellement émerveillés qu'ils se tenaient par la main et dansaient autour de l'arbre.
Dès lors, le pouvoir du tupilak devenait inutile car plus personne n'avait peur et ne le voyait. Comme il ne pouvait pas atteindre ceux vers qui il avait été envoyé, il se retourna vers ceux qu'il l'avait envoyé ici. Il y eu de terribles cris de terreur et tout redevint calme en dehors de la montagne.

16:20 Publié dans Arctique, Culture, Information/Actualité, Insolite, Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Mondes imaginaires, Arctique, nature, Groenland, Noël
20/12/2007
La véritable histoire du Père-Noël (5/7)
(début du conte) (épisode précédent)

Ils allaient à vive allure mais dès que les rennes arrivèrent sur la glace les problèmes commencèrent. Les rennes ne savaient pas courir sur la glace. Les deux premiers rennes tombèrent, faisant tomber les suivants jusqu'à ce que finalement le traîneau se retourne, envoyant tout le monde nez le premier dans la neige !
- Pourquoi ne pas m'avoir écouté, pesta le jeune garçon. Nous aurions du acheter des chiens !
Le gnome dit que courir sur la glace était une très mauvais habitude typiquement humaine. Mais il devait admettre que les rennes n'y arriveraient pas. Ils longèrent la montagne pour éviter la glace mais en raison des nombreuses pierres ils durent aller beaucoup moins vite.
- Que penses-tu que notre père dira, demanda la fille ?
Le père des enfants leur avait appris à être toujours honnête dans la vie. Mais ils avaient trompé deux honnêtes vendeurs pour acquérir les rennes et le traîneau et tout ça sans dépenser le moindre argent. Le garçon stoppa le traîneau à la grande surprise du gnome qui protesta.
- Que pensez-vous qu'il se serait passé si je ne vous avais pas aidé ? Vous vous seriez fait attrapé, c'est sur !
Le garçon essaya de faire faire demi-tour à son attelage mais le gnome les en empêcha et ils reprirent la direction initiale. Lorsqu'ils traversèrent un village pitoyable, plein de gens malades et affamés, la fille chuchota à l'oreille de son frère.
- C'est une bonne idée, dit le garçon qui déjà arrêtait le traîneau pour donner à ces malheureux tout son or pour qu'ils puissent s'acheter à manger et se soigner .
En repartant, il dit au gnome qui ruminait sa désapprobation dans sa barbe que c'était un cadeau du Père-Noël.
Une décision sérieuse :
De retour à la caverne, ils trouvèrent le Père-Noël assis. Les enfants devaient rentrer chez eux maintenant. Ils firent cadeau au Père-Noël du traîneau et des rennes. Il était très touché alors que le gnome ruminait que les enfants d'humains étaient les plus stupides des créatures.
- Ils ont tout donné, tout l'or, dit-il, il ne reste plus rien !
Bien qu'il n'avait pas encore vu le Père-Noël en tant qu'humain, le gnome reconnu l'ours à ses yeux. Il lui demanda en quoi il pouvait l'aider ?
Quand le gnome comprit qu'il allait devoir retourner dans la montagne des trolls pour libérer l'Esprit, il fut comme effrayé.
- Jamais ! Tout mais pas ça, cracha-t-il ! S'ils m'attrapent ils m'écorcheront vivant puis me tueront et me jetteront dans un trou sous la montagne.
Il énumérait les multiples façons dont les trolls le tuerait. Il ne pouvait pas aider le Père-Noël. Si l'Esprit était avec les trolls, il n'y avait plus rien à faire pour lui.
- Quel honte, s'écria le Père-Noël ! Si je ne peux pas faire revenir l'Esprit, je ne pourrais pas répandre la joie autour de moi. Le soleil deviendra noir et la nouvelle lumière ne pourra pas naître.
- Si Gnome ne veut pas y aller, nous irons Appa et moi, dit le jeune garçon.
- Vous ne trouverez jamais le chemin, dit le gnome. Le chemin sous la montagne est un véritable labyrinthe.
Le gnome changea d'avis car il était hors de question d'y laisser aller les enfants seuls.

17:30 Publié dans Arctique, Culture, Information/Actualité, Insolite, Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Mondes imaginaires, Arctique, nature, Groenland
17/12/2007
La véritable histoire du Père-Noël (4/7)
(début du conte) (épisode précédent)

Pris de terreur, les enfants regardaient leurs chiens se faire attaquer et tuer un par un... sauf le dernier, qu'ils arrivèrent à cacher derrière le traîneau avec eux deux. Le tupilak cherchait maintenant le dernier quand subitement la glace trembla sous eux et deux énormes morses en sortirent. Ils s'en prirent immédiatement au tupilak qui ne pouvait rien faire vu qu'il n'avait pas été "programmé" pour s'attaquer aux morses. Il finit par tomber dans l'eau glacé.
C'était terminé... pour l'instant. Mais il allait être difficile de tirer le traîneau avec l'aide d'un seul chien. Et quoi faire si le tupilak revenait ? Ils se remirent en route avec peine. Et qu'allait dire leur père quand il les verrait revenir après avoir perdu les autres chiens ?
Après bien des peines ils arrivèrent enfin sur l'île près de la vieille montagne déchiquetée, là où des gens parlant plusieurs langages différents se rencontraient pour commercer. Dans ce village, ils pouvaient acheter tout ce dont ils avaient besoin pour parfaire leur équipements. Dans un enclos, ils virent des rennes pour la première fois. Puis le garçon pensa à l'or donné par le Père-Noël.
- Nous pouvons nous acheter des chiens, dit-il ?
Bien que fatigués, ils devaient encore trouver la grosse pierre au dessus de la montagne. Mais ça ne serait pas difficile car la montagne surplombait tout dans les environs. Si bien qu'ils commencèrent à monter la montagne. Le chemin était dur à travers la neige. Ils avaient chaud quand ils marchaient, et froid quand ils faisaient une pause, sans parler de la faim. Mais ils arrivèrent enfin près de la pierre qu'ils cherchaient.
- Gnome, Gnome, Gnome, crièrent-ils ?
Aucune réponse. C'étaient-ils trompé d'endroit ? Ils crièrent encore mais ils n'entendaient comme seule réponse le souffle du vent glacial. Soudain la pierre sembla s'ouvrir et des yeux les fixaient.
Au pied de la montagne :
Les enfants n'avaient jamais vu un ancien troll avant et se demandaient bien à quoi un gnome pouvait bien ressembler. Il s'agissait d'un tout petit homme avec une longue barbe qui touchait presque ses pieds. Il paraissait si étrange que les enfants en ricanaient presque.
- Le Père-Noël nous a envoyé, tu dois venir avec nous, dit le garçon.
Il avait complètement oublié ce que le Père-Noël leur avait dit sur le gnome et alors qu'il allait le prendre dans ses bras il fut violemment projeté en l'air par le gnome. Ce fut une chance qu'il ne tomba pas de la montagne.
- Je ne vais nulle part dit le gnome qui retournait déjà se cacher dans la grotte. Adieu et passez une mauvaise nuit.
Le gnome allait disparaître quand la fille se rappela ce que le Père-Noël lui avait dit de dire.
- C'est le Grand Ours qui nous a envoyé.
- Le Grand Ours ? C'est lui qui vous envoie ? Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt jeunes idiots ?
Le gnome les invita à venir dans sa grotte. Elle était faite à l'intérieur de la grosse pierre. Comme tous les trolls, le gnome était un excellent maçon. Il y faisait chaud et bon dedans. Il y avait des petites fentes pour permettre à la lumière de rentrer à l'intérieur.
- Quand je verrais le soleil sur son traîneau en route vers le Nord je soufflerais dans ma corne, dit le gnome en leur montrant la corne.
Le gnome leur donna à manger, une sorte de grenouille avec quelque chose qu'il appelait du porridge. Ensuite, ils s'endormirent. Quand ils se réveillèrent, ils virent le gnome en train d'examiner les pépites d'or que les enfants avaient avec eux.
- De l'or, dit-il, fasciné comme l'étaient tous les trolls (et les hommes) devant ce métal.
- Nous devons racheter des chiens, dit le garçon.
- Si vous pouvez acheter des rennes à la place des chiens ça serait bien mieux, dit le gnome. Venez, nous allons faire des achats.
Une bonne affaire :
Une fois dans la zone de commerce le gnome dit aux enfants d'acheter des rennes à la place des chiens. Les chiens sont démodés et les rennes courent plus vite. Comme les humains ne pouvaient voir ni les tupilaks ni les trolls le gnome dit à l'oreille du garçon qui devrait se risquer à parier avec un vendeur de superbes rennes.
- Dis au vendeur que si tu peux soulever un renne, tu les auras gratuitement, sinon l'or est à lui.
Sur de lui, le vendeur accepta. Il était impossible qu'un garçon aussi petit puisse être capable de soulever un renne. Et qu'avec cet or, il serait un homme riche.
Le gnome se glissa sous le renne. Quand le garçon se positionna pour le soulever, il le souleva à son tour. Les autres humains ayant assisté à la scène parlèrent de sorcellerie. Mais les enfants prirent les rennes et partirent à la recherche d'un nouveau traîneau car on ne pouvait pas attacher des rennes sur un traîneau à chiens. Mais là encore le gnome avait encore un stratagème pour ne pas avoir à utiliser l'or.
- Dis au vendeur que tu connais un endroit où l'on peut trouver de l'or, glissa-t-il au garçon.
- Montre l'or au vendeur, chuchota-t-il à la fille.
Le vendeur cru qu'on se moquait de lui. Et comme la petite fille commençait à reculer, il s'assagit et lui dit de revenir.
- D'accord, dites-moi où se trouve cette montagne et ce traineau sera à vous.
Le gnome souffla à la petite fille les explications à donner au vendeur et aussitôt le vendeur parti à la recherche de cette endroit. Le gnome n'en revenait pas de la stupidité et l'avidité des humains.
Ils avaient maintenant les plus beaux rennes, sur le plus beau traineau existant. Ils pouvaient maintenant repartir... avec la totalité de leur or.

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14/12/2007
La véritable histoire du Père-Noël (3/7)
(début du conte) (épisode précédent)

Les petits elfes de lumière rendaient la grotte plus lumineuse et chaude, ce qui gardait à distance les trolls. Noël et les deux enfants purent parler plus tranquillement. Quand les enfants entendirent l'étrange voix humaine de l'ours lorsqu'il prononça son nom, ils décidèrent de l'appeller "Père-Noël" (*)
Il y avait forcément une raison pour laquelle les enfants étaient là avec lui. Il décida de les envoyer au plus vite à la recherche du gnome car il fallait absolument aider l'Esprit, toujours prisonnier des trolls. Il leur indiqua qu'il leur faudrait aller en direction de l'île près de laquelle les humains font du commerce. Près d'une vieille montagne, ils devraient y trouver le gnome.
- Vous devez lui parler gentiment et ne surtout pas le forcer. Il est peut-être minuscule, il n'en est pas moins très fort. Dites lui que c'est le "Grand Ours" qui l'appelle, dit Noël.
Le Père-Noël regarda tout autour de lui. Parmi les nombreuses pierres jetées par les trolls il y avait de l'or pur (la montagne en était pleine). Il en prit plusieurs pour les donner aux enfants afin d'avoir de quoi faire du troc en cas de besoin. Puis il leur toucha les yeux pour qu'ils puissent voir des choses que les humains ne pouvaient voir.
Les enfants demandèrent l'autorisation à leur père de prendre un traîneaux et des chiens. Une fois l'accord du père, ils partirent à toute allure en route, sans se douter des dangers qui les attendaient.
Pendant ce temps dans la montagne des trolls un puissant sorcier était en train de fabriquer un tupilak (**) avec de la peau de phoque pourrie, des plumes de corbeau et le crane d'un enfant mort. Après avoir chanté une chanson magique, le tupilak prit vie et fut envoyé dehors par le sorcier pour tuer les deux enfants, afin que personne ne trouve le chemin secret qui mène à l'intérieur de la montagne.
Pendant ce temps, les enfants étaient bloqués avec leur attelage par une tempête qui passait (le Roi Hiver et sa femme Asiaq montant un loup à huit pattes). C'est à ce moment que le tupilak arriva. Mais il décida de s'attaquer d'abord aux chiens, un par un, car le sang des chiens lui donnait beaucoup plus de force.

(* là encore je traduis littéralement le nom anglais)
(** j'avais déjà parlé des tupilaks. Ce sont des monstres de légendes au Groenland, faits de restes d'animaux et d'humains. Aujourd'hui, ils font partie de l'artisanat local à l'Est du pays (là où je vais aller bientôt notamment). On trouve ces souvenirs taillés dans de la corne de narval ou de morse).
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11/12/2007
La véritable histoire du Père-Noël (2/7)

Le manteau de fourrure rouge :
Le danger caché :
Rencontre avec les humains :
En arrivant sur place, ils trouvèrent la caverne déserte avec sur le sol les habits humains laissés par l'ours. Ils les dispersèrent partout où ils pouvaient pour que plus jamais Noël ne put reprendre sa forme humaine.
Ils lui lancèrent des pierres. Il y en avait tellement que l'ours ne pouvait à peine contre-attaquer. Les trolls étaient nombreux, rapides à tourner autour de lui. Pire, ils avaient un filet et s'il était pris dedans, il ne pourrait plus s'échapper.
Il savait que les trolls avaient peur de la lumière et du feu mais sans la pierre magique il ne pouvait rien faire. Il tenta une percée quand tout à coup la glace se brisa devant lui très violemment. Les deux morses en sortirent et dispersèrent les trolls qui avaient horreur de l'eau glacé.
Bien que Noël put s'échapper grâce à cette diversion, l'Esprit lui, n'eut pas cette chance. A peine changé en oiseau, le filet des trolls l'emprisonna. Il fut immédiatement jeté au fond d'un sac que les trolls portaient déjà en triomphe à toute vitesse à l'intérieur de leur montagne.
Le Roi des trolls souhaita alors le voeu que le Soleil devint Noir. Mais l'Esprit ne pouvait pas l'exaucer car ce n'était pas un Bon voeu. Ce qui rendit fou de fureur le Roi qui ordonna qu'on punisse l'Esprit.
Agacé d'avoir été fait prisonnier, l'Esprit se rendit subitement invisible, en prenant la forme du sac. Le sac et lui ne faisait plus qu'un. Le Roi ordonna qu'on suspende le sac. Il voulait qu'on le fouette jusqu'à ce qu'il se montre plus raisonnable pour accomplir le moindre de ses désirs.

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(* la version anglaise du conte donne le nom de "Christmas" que je traduis simplement par "Noël".
Le nom du "Père-Noël" au Groenland est Jullip, nom qui s'apparente avec un fête païenne des pays nordiques nommée "Jul" - voir **).
(** comprendre le retour du Soleil le jour du Solstice d'hiver).
19:25 Publié dans Arctique, Culture, Information/Actualité, Insolite, Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Mondes imaginaires, Arctique, nature, Groenland
08/12/2007
La véritable histoire du Père-Noël (1/7)
Voici comme promis le premier volet d'une série de 7 notes consacrée à la véritable histoire du Père-Noël (en 24 petits chapitres) un conte venu du Groenland qui a inspiré celui que nous attendons tous chaque année, avec envie ;o)

L'ours polaire :
- Qui es-tu, demanda-t-il ?

15:45 Publié dans Arctique, Culture, Information/Actualité, Insolite, Nature | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Mondes imaginaires, Arctique, nature, Groenland
05/12/2007
L'histoire derrière l'histoire : le Père Noël (modif)
Quelques petites modifs dans la diffusion du conte de Noël dont j'ai parlé avant hier.
Au lieu de le raconter en 3 samedis de suite (ce qui risque de faire des notes un peu longue, je raconterai l'histoire en 7 fois, précisément aux dates suivantes :
- Samedi 08/12 (publié)
- Mardi 11/12 (publié)
- Vendredi 14/12 (publié)
- Lundi 17/12 (publié)
- Jeudi 20/12 (publié)
- Samedi 22/12 Dimanche 23/12 (publié) et pour finir en beauté...
- Lundi 24/12, le soir de Noël. Mardi 25/12, le jour de Noël.
Donc pas de changement pour le début, rendez-vous samedi...
13:55 Publié dans Arctique, Culture, Information/Actualité, Insolite, Nature | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Mondes imaginaires, Arctique, nature, Groenland
03/12/2007
L'histoire derrière l'histoire : le Père Noël
Roulement de tambour... (je pose l'ambiance)
Samedi... pour fêter la traditionnelle présentation de blog "Spécial Noël", je commencerai à vous raconter la "vraie" légende du Père Noël, l'histoire derrière l'histoire, le conte merveilleux qui prends ses racines au Groënland, le vrai pays du Père Noël (n'en déplaise aux lapons). Une histoire d'ours polaire, d'amulette magique et... de cadeaux ;o))
Pour ce faire je vous raconterai ce conte en 3 fois : samedi prochain, le dimanche suivant et le soir de Noël (le 24 décembre) la fin de l'histoire.

Je découvre cette histoire au fil des jours, je vous en ferai le résumé en 3 fois. J'espère que vous le lirez ensuite à vos enfants (je vais redoubler d'efforts pour le traduire et le résumer correctement) ?
Rendez vous samedi...
Edit 05/12 : modifs à lire ici
20:05 Publié dans Arctique, Culture, Information/Actualité, Insolite, Nature | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Mondes imaginaires, Arctique, nature, Groenland
21/09/2006
Le visage sur Mars

Jusqu'à, il y a quelques années seulement le paranormal prenait souvent le dessus sur la réalité scientifique. Je me souviens de plusieurs émissions télés dans les années 80/90 (sur le paranormal ou par exemple celles des frères Bogdanof) qui ont largement "surfé" sur ce cliché et la façon de l'interpréter.
Aujourd'hui de nouveaux clichés (sources : ESA) viennent finir de tordre le coup à cette vieille photo, de 30 ans déjà. Voici ce que ça donne après analyse des photos des derniers survols de la planète Mars par la sonde Mars Express :


Forcément on revient tout de suite sur Terre. La science est implacable !
En fait l'interprétation que l'on fait parfois d'une image floue n'est pas très éloignée des visages ou des formes que l'on voit par exemple dans les nuages ? Regardez cette photo : moi, j'y vois un vieil homme barbu.
Et vous ?
21:10 Publié dans Information/Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : photo, mondes imaginaires




