05/01/2009

Tara à Paris (2)

Dans un commentaire laissé hier sur mon blog, Denis en me disant qu'il allait voir Tara m'a rappelé que je n'étais toujours pas allé voir le fameux voilier polaire qui est en ce moment exposé quai de seine à Paris. C'était l'occasion de nous retrouver là-bas et de faire la visite ensemble, lui, sa copine et moi.

Voici quelques photos faites hier, par une température glaciale, qui se prêtait bien à l'événement

Voici le parcours total du Tara (en orange) comparé à celui du Fram (en noir) un autre bateau polaire légendaire que j'ai eu l'occasion de visiter à Oslo et qui a vécu (entre autres) une expédition similaire au Tara entre 1893 et 1896.

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Tara est visible jusqu'au 18 janvier, toutes les infos ici.

Le billet de visite du bateau (5€) permet également de voir l'expo qui est consacré à l'expédition du Tara (juste à coté).

30/12/2008

Oui mais je ne les prends pas

J'ai lu récemment cette phrase de Nicolas Vanier (l'explorateur français dont j'avais reporté ici même la traversée de la Sibérie en 2005 sur plusieurs mois) :

"Dans le Grand Nord, on ne doit jamais partir sans raquettes, elles sont aussi essentielles que le feu."

Les habitués des balades dans la neige le savent bien, il est pénible de s'y déplacer avec de simples bottes. Pourtant cette fois-ci je ne les prends pas. Non pas que j'en ai eu assez de me les coltiner pendant 100 bornes au Groenland mais je n'ai pas envie de payer un excédent de bagages pour le peu que ça va me servir (il est prévu une ou deux rando en raquettes et encore, la réservation est déjà comprise).

C'est sûr que partir pour les tropiques ça pose moins de problème d'équipements et de poids de bagages à l'aéroport (un maillot de bain et des tongues).

Tiens d'ailleurs, si j'en ai vraiment besoin, je m'en fabriquerai. Vous savez comment en fabriquer avec "trois fois rien" ? Moi oui. Il faudra que j'en fasse une note un jour avec photos à l'appui.

26/12/2008

Pangaea (Mike Horn) - Déjà 3 semaines de marche

(news précédentes) Déjà un peu plus de 3 semaines de marche pour Mike Horn à travers l'Antarctique. Plus de 750 km parcourus et encore un peu moins de 700 à faire avant d'atteindre le Pôle géographique.

Depuis 10 jours qu'il peut utiliser majoritairement ses skis (au lieu des crampons plus pratiques en montée) Mike a trouvé son rythme et parcourt un peu moins de 30 km par jour en moyenne.

Le froid est moins mordant qu'il ne s'y attendait (il oscille entre -12 et -22°). Il se voit même surpris d'avoir trop chaud sous la tente et de parfois retirer une couche de vêtement le jour, voire même à marcher sans ses gants.

Dehors, parfois peu ou pas du tout de vent, une météo relativement clémente suivi de jour "blanc" sans visibilité (whiteout). Ces jours là sont les plus pénibles et dangereux car il peut entrer dans une zone de crevasses sans s'en apercevoir). Mais surtout, il ne peut pas recharger ses batteries de téléphone qui se déchargent vite dans le froid. D'autres jours avec beaucoup de vent qui chasse la neige et lui permet de mieux avancer sur la glace.

Day_22sm.jpgLe paysage est toujours monotone et seuls les sastrugis divertissent Mike. Ce sont des sculptures de glace formées par le vent, allant de la simple trainée sur la glace (comme celles que j'ai pris en photo ici au Groenland) à des formes plus insolites ressemblant à des champignons ou des vagues comme en rencontre Mike.

A suivre...

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(photos © mikehorn.com)

18/12/2008

Lapland (3) : le programme est bouclé

cartelapland1.jpgEt voilà. Le programme concocté par Emmanuel notre "guide" pour mon prochain voyage est enfin bouclé avec ses contacts et amis sur place.

On part le lundi 2 mars de Paris (l'un des photographes est belge il part de Bruxelles il me semble). On arrive à Luléa en Suède (le point bleu ; cliquez sur la photo) juste sous le Cercle Polaire Arctique.

On monte vers le nord pour une première étape de 5 jours. 2 jours à conduire chacun un attelage de chien de traîneau dans le Parc National du Sarek (le plus grand parc national d'Europe dans un décor fait de taïga et de haute montagne) un musher nous accompagne. On troque ensuite les chiens pour des motoneiges pour aller plus loin, plus vite les 2 jours suivant avant de quitter cette région.

On file ensuite en Finlande pour les 2 jours suivants au point de rencontre des 3 frontières (tripoint) de la Suède, Finlande et de la Norvège. En plus des sorties photos le jour, on veille les aurores boréales la nuit (en gros, on organise des tours de garde et on sonne le tocsin dès qu'une aurore apparait... si celui qui veille dehors ne s'est pas transformé en "hibernatus" pendant ce temps là ).

2 jours plus tard, on reprend la route pour atteindre les Lofoten (y verrais-je des trolls ?). On passe 3 jours dans les environs. Là encore on veillera les aurores la nuit. On dormira dans une cabane de pêcheur typique de cette région (une rorbu). On prendra un bateau pour revenir sur le continent.

De là on repart pour la Suède avec une dernière étape à Arvidsjaur qui est d'après Emmanuel l'un des endroits les plus froids de Scandinavie. Il conclut son mail en nous disant que si la voiture démarre le lendemain matin, on pourra retourner à Luléa et décoller pour la France. Il faut que je lui demande ce qui est prévu si la voiture ne démarre pas ?

Vendredi 13 mars nous serons de retour à Paris.

A suivre...

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(illustration © Google Earth)

14/12/2008

Pangaea (Mike Horn) - News des 10 derniers jours

(news précédentes) Mike marche depuis déjà 13 jours. Pour atteindre le Pôle Sud, il a un peu plus de 1100 km à parcourir. Bien qu'il monte inexorablement depuis son départ, il a trouvé son rythme et parcourt des distances de plus en plus longues chaque jour.

Au début, il devait monter en zigzaguant entre les crevasses en traînant son lourd traîneau de 200 kg. Mais à mesure qu'il monte le terrain devient plus plat et il arrive maintenant à parcourir près de 25 km par jour (à environ 2km/h ce qui donne une idée du nombre d'heure de marche). La fatigue du début a cédé la place à la forme qu'il attendait.

Chaque jour, il pense arriver un peu plus tôt que prévu au Pôle (il pense y arriver dans 35 jours). Il a trouvé son rythme de croisière et profite surtout d'une météo favorable : le temps général est beau, le vent qui était fort les premiers jours devient plus faible. Le froid est sec et encore relativement supportable (-25°). Mais il sait que plus il va monter plus il va faire froid (encore 2000m de dénivelé).

Autre surprise : sous la tente, il a moins froid qu'en Arctique, où il fait froid en permanence (hors et sous la tente). Il regrette d'avoir emporté autant de carburant pour se chauffer.

Depuis 2 jours, il peut enfin chausser des skis car les pentes sont moins brutes. Jusqu'à présent il montait uniquement avec ses crampons. L'utilisation des skis était impossible car il était toujours en traction à cause du traîneau.

En 12 jours il aura couvert près de 500 km à pied. Les skis lui apportent un changement d'habitude bénéfique pour le moral surtout que le paysage est monotone.

A suivre...

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(photos et illustration © mikehorn.com)

03/12/2008

Lapland (2) : ça se précise

Le programme se précise pour mon voyage au Lapland de février/mars prochain. On s'oriente sur un triptyque Suède/Finlande/Norvège. La Finlande n'était pas prévu initialement avec la possibilité de rallonger de 1 jour voire 2 (ça ferait plus dans les 12 jours que 10).

La conséquence de ce changement de parcours (on partirait de l'Est de la Suède - Lulea - pour aller directement vers le Nord en direction de la Finlande puis nous rejoindrions les Lofoten en Norvège avant de revenir vers Lulea) est que nous devrons adapter nos moyens de déplacement : moins de chiens de traineaux puis motoneige (plus rapides surtout sur de longues distances) et de longues étapes en voiture pour nous mener d'un point à un autre, toujours sur des routes verglacées, le tout ponctué par les haltes photos qui s'imposent. Revers de la médaille, le parcours sera moins écolo que celui prévu initialement.

Pour le logement ça sera un mix entre auberges chauffées (type auberges de jeunesse) et refuges sans électricité (l'avantage des premières est surtout de pouvoir recharger les batteries) au gré de nos étapes.

Nous serons de plus accompagné une partie du parcours par un ami suédois d'Emmanuel (notre organisateur) photographe lui aussi.

Bref, c'est toujours aussi emballant.

02/12/2008

Pangaea (Mike Horn) - Il marche enfin !

Samedi dernier, Mike Horn a enfin pu décoller pour se rendre en Antarctique.

Après de longues formalités douanières pour pouvoir décoller, il a dû se soumettre a de longues formalités une fois arrivé sur la base américaine de Patriot Hills.

Vérifications de son équipement, détail de ses intentions, écouter les recommandations sur ce qu'il est possible de faire ou pas sur ce continent très réglementé (un accord international en préserve l'intégrité ; puisse un tel accord être signé un jour pour l'Arctique).

Il avait prévu de passer les premières 24h à ce point de départ mais n'y tenant plus après autant de retard, il a commencé sa longue marche hier. Toute en montée sur les 30/40 premiers kilomètres au rythme de 4-5 km par jour (je rappelle qu'il tire une pulka de plus de 200 kg). Il devra lutter contre les vents catabatiques (vents polaires violents venant de la calotte) et le froid qui va aller grandissant (-15° au point de départ) encore que... pour avoir escaladé moi même des glaciers au Groenland, je peux vous dire qu'il n'aura pas froid mais plutôt chaud dans les premiers jours - mais moi c'était de la rigolade à coté de ce qui l'attend

A suivre...

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(illustration © mikehorn.com)

28/11/2008

Lapland

Vous l'aurez surement deviné en voyant ce drapeau flottant au vent, mon prochain voyage devrait se faire en Suède, aux alentours de fin février 2009 pour une dizaine de jours. Mais pas n'importe où en Suède. Très précisément en Laponie Suédoise (Lapland) au delà du cercle arctique tout au nord, à quelques dizaines de kilomètres de la Norvège et des Lofoten (pour situer).

Le point de départ sera la ville de Kiruna (*). Le parcours est prévu en partie dans le Parc National d'Abisko à la recherche de la faune, des plus beaux paysages et des aurores boréales. Le parcours n'est pas encore défini complètement mais le but est avant tout photographique (vu que nous serons 4 photographes).

On se déplace en traineaux à chiens individuels (un musher doit nous apprendre à manier un attelage la première demi-journée sur place) dans le Parc d'Abisko (quelques jours avec nuits en refuge) et en voiture pour le reste (sur des routes entièrement verglacées (gloups) comme le montre cette photo d'Emmanuel ; qui doit être en train d'avancer dans l'organisation du trip en question - contact avec les prestataires sur place, réservations...) :

routeverglas.jpg

Il devrait faire plutôt froid (il a eu -30° l'an dernier ; ça peut descendre à -40° en Laponie) mais rien que l'idée de me frotter au froid m'enchante (je sais on me dit souvent que je suis fou quand je parle d'aller dans le froid, j'y peux rien je ne supporte pas la chaleur ).

Reste plus qu'à croiser les doigts pour que tout se passe bien pour l'organisation de ce voyage.

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(* il faudra que je vous reparle de cette ville qui vit une "histoire" assez incroyable)

27/11/2008

Pangaea (Mike Horn) - Retour en Antarctique

mikehorn-arktos.jpgAprès un premier contretemps, Mike Horn décolle aujourd'hui de Punta Arenas pour l'Antarctique.

Il va enfin pouvoir (re)commencer son expédition qui doit le mener à travers cet énorme continent glacé en passant par le Pôle.

Il vient de passer 15 jours à peaufiner son équipement : il tirera une pulka la plupart du temps et utilisera quand le vent sera favorable des kites pour le tirer lui et son traineau.

Sa pulka pèse plus de... 200kg (vous lisez bien) dont 100 kg de nourriture et 30 kg de carburant. Le reste est constitué de tout l'équipement nécessaire (couchage, vêtements, secours...). Pour gagner du poids, pas d'autre choix que de couper tout ce qui peut l'êter et qui ne sert pas (étiquettes de vêtements, les fils, poignées ou attaches inutiles...). Chaque gramme compte.

 

Edit 29/11 : Mike Horn n'a pas pu décoller d'Argentine bloqué par le mauvais temps. Il devait faire une nouvelle tentative le 28/11. A suivre...

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(photo © Mike Horn - Arktos)

12/11/2008

Pangaea (Mike Horn) - Premier contretemps

Premier et facheux coup dur pour Mike Horn qui s'élancait fin de semaine dernière dans la première grosse étape de sa nouvelle expédition Pangaea, la traversée de l'Antarctique en solitaire.

Première difficulté, la mer est déjà couverte de glaces. De son bateau, il lui fallait d'abord trouver la meilleure zone d'accostage pour débarquer, un point de départ difficile à trouver.

mikehorn1.jpg
(© Mike Horn)

Deuxième difficulté, l'attente du plan de sauvetage obligatoire des autorités de l'Antarctique en cas de nécessité. On lui a annoncé un cout astronomique (800.000$)

Troisième difficulté, les crevasses trop nombreuses et le mauvais temps dans l'ascension du premier glacier l'on obligé a rebrousser chemin lui et les quelques membres de son équipe qui le suivait en ce début d'étape (je pense qu'il doit s'agir de son photographe et de son caméraman qui le "suivent" à différents points de rencontre sur son parcours). Mike a accroché les pulkas ensemble et déployé son kite (il a traversé une partie du Groenland à ski tracté par un kite en 2002) pour retourner rapidement tous ensemble en sécurité à bord du bateau. Au bon moment... les vis à glace qui maintenaient le bateau amarré ont fini par céder sous la pression.

Contraint et forcé, le bateau navigue actuellement vers Punta Arena au Chili. D'ici la fin du mois, Mike devrait se faire déposer en avion sur une des bases permanente de l'Antarctique (Patriot Hills) et enfin partir pour l'aventure.

A suivre...

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